Bourse : L’Italie inquiète, le CAC40 termine sur une petite hausse (+0,41%)

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Les Bourses européennes ont cependant fini une séance chahutée en territoire positif : Paris a clôturé en hausse de 0,41%, Londres de 0,31% et Francfort de 1,45%. Milan gagnait 0,73% et Madrid 0,67%.

Les Bourses en petite hausse, inquiétudes sur une instabilité en Italie

Au fil de sondages contradictoires, l’inquiètude sur l’Italie a repris lundi le dessus sur les marchés européens qui craignent une majorité opposée à la Chambre et au Sénat entraînant l’instabilité de la 3e économie de la zone euro.

"La menace d’un résultat pas clair dans les élections italiennes a effrayé les investisseurs en fin de séance alors qu’il semble que le centre droit pourrait l’emporter auSénat et le centre gauche à la Chambre des députés", a commenté Angus Campbell de Capital Spreads.

Les Bourses avaient salué par une nette hausse les premières enquêtes sorties des urnes anticipant une nette victoire de la gauche menée par le chef du Parti démocrate Pier Luigi Bersani qui l’emportait aux élections législatives et dominait également au Sénat.

Mais une heure et demie après la clôture du scrutin, les premières projections basées sur des résultats officiels partiels venaient doucher l’enthousiasme : ils donnaient en effet la droite de Silvio Berlusconi, qui fait figure d’épouvantail pour les marchés, devant la gauche au Sénat.

Selon l’Institut Tecne pour la chaîne Sky, la droite aurait 31,7% et la gauche 29%. L’Institut Piepoli pour la RAI donne 31% à la droite contre 29,5% à la gauche.

"Nous ne croyons pas à une victoire de M. Berlusconi au Sénat mais il est fort possible qu’il n’y ait pas de majorité claire, ce qui serait très problématique", relève Renaud Murail, gérant d’actions chez Barclays Bourse.

La Bourse de Milan qui s’était envolée de près de 4% après les premiers sondages,est tombée dans le rouge dès la publication de ces projections avant de se redresser. Paris, qui avait gagné plus de 2%, est également brièvement passée en territoire négatif.

Wall Street, qui avait ouvert en hausse sur la foi des premiers sondages, est également passée dans le rouge. A 17H43, elle perdait 0,11%.

Sur le marché des changes, l’euro effaçait l’essentiel de ses gains face au dollar. Vers 18H00, il valait 1,3197 dollar contre 1,3189 vendredi soir.

La monnaie unique européenne était montée auparavant jusqu’à 1,3319 dollar, portée par l’espoir de voir la gauche remporter ces élections et poursuivre les réformes mises en place par le gouvernement de Mario Monti.

Les taux des obligations italiennes se sont détendus. A 17H45, les taux à 10 ans italiens s’inscrivaient à 4,389% contre 4,446% vendredi soir. Ceux de l’Espagne sont de leur côté remontés à 5,177% contre 5,145% vendredi soir.

Dans un premier temps, les taux avaient nettement fléchi réagissant aux premiers sondages qui faisaient état d’une large avance de la coalition de gauche, avant de remonter après les nouvelles projections.

"Si Berlusconi revenait au pouvoir ou que l’Italie peine à former un gouvernement, les marchés financiers en prendraient ombrage et on peut s’attendre à une méfiance des investisseurs", qui se traduirait par une remontée des taux, prévient Frédéric Rollin, analyste chez Pictet.

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