Epargne retraite : La rente viagère, seule garantie de percevoir un complément de retraite à vie

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Savoir qu’une fois à la retraite on percevra, chaque mois, un complément de revenus est rassurant, à l’heure où les mutations démographiques en cours menacent le montant des pensions de retraite à moyen terme. Si des investissements financiers bien gérés peuvent représenter une source de revenus à cette période de la vie, la seule garantie de percevoir jusqu’au décès un montant déterminé à l’avance passe par une rente viagère.

Dans quelques jours -* le 15 février -* le Président de la République fixera le calendrier 2010 des rendez-vous de travail sur la retraite entre gouvernement et partenaires sociaux. Deux éléments inquiètent les spécialistes des retraites. Le nombre des retraités tend à se rapprocher dangereusement du nombre des actifs et l’espérance de vie s’accroît.

Comment, dans ces conditions, parvenir à financer des retraites décentes ?

Ces interrogations et inquiétudes incitent un nombre grandissant de personnes à se constituer, dés leurs premières années d’activité, un complément de retraite. Ils privilégient en conséquence la retraite par capitalisation (investissements dans des produits financiers), en complément des revenus espérés de régimes traditionnels par répartition de plus en plus menacés. Sage précaution. Les Français y sont d’autant plus enclins que le secteur financier s’est emparé de cet enjeu majeur pour vendre moult contrats d’assurance vie et autres produits destinés à « compléter une retraite dont on sait déjà qu’elle se révèlera insuffisante ».
Pourquoi pas ? Il n’est pas inutile, si l’on en a les moyens, de se constituer un patrimoine qui pourra, le cas échéant, se transformer en complément de revenu. Une interrogation demeure cependant sur ces produits financiers : sont-ils sûrs ? Auront-ils bien, à l’heure de la retraite, la valeur espérée au moment de leur souscription ? Et même s’ils ont été fructueux, suffiront-ils à garantir un complément de revenus stable jusqu’au décès ?
C’est toute la question. Le graphique sur l’espérance de vie à partir de 60 ans est parlant : aujourd’hui, une femme de 60 ans peut espérer vivre encore 27 ans (soit, jusqu’à 87 ans) et un homme, 22 ans de plus (jusqu’à 82 ans). Les tables de mortalités utilisées par les assureurs tablent sur une espérance de vie encore plus importante. Comment être certain, dans ces conditions, de bénéficier d’un complément de retraite pendant toutes les années de retraite ? Une inquiétude d’autant plus vive que les cas de très forte longévité se multiplient.

Opter pour un seul produit financier n’est pas la panacée

Un contrat d’assurance vie, par exemple, dénoué à l’heure de la retraite, représente un capital défini qui peut être converti en rente. Mais attention : le montant de cette dernière dépend alors des tables de mortalités éditées à ce moment-là. L’espérance de vie augmentant chaque année, il est impossible de connaitre le montant de sa rente, lors de la souscription du contrat.
La rente viagère d’une retraite complémentaire, au contraire, est définie dés la souscription et est certaine.

Le risque est réel de « consommer » son capital, et de rapidement se paupériser. Cette paupérisation est d’autant plus problématique que l’allongement de l’espérance de vie implique justement des revenus croissants : plus on vit vieux, plus une assistance médicale devient nécessaire en fin de vie (cf le problème de la dépendance). Si l’on ne veut pas solliciter financièrement ses enfants, mieux vaut donc disposer d’une rente viagère afin de faire face au coût des soins et de l’accompagnement, une fois parvenu au quatrième âge.

Même au delà de l’espérance de vie statistique, la rente viagère sera versée.

Comparer un contrat d’assurance vie, notamment utile en matière de transmission, et une complémentaire retraite est donc trop réducteur. Certes, on peut toujours effectuer quelques simulations basées sur des hypothèses d’espérance de vie moyenne et de rendement du capital. Mais ces résultats ne sont pas garantis. La rente viagère est une véritable garantie qui la fait se rapprocher davantage de l’univers de l’assurance et de la prévoyance que de celui du placement financier : avec une rente viagère, on est « assuré » de percevoir un revenu qui ne peut que progresser, tout au long de sa vie et quelle que soit la conjoncture financière.

Simplicité et sécurité

Les avantages de la rente viagère se résument en deux mots : simplicité et sécurité. Simplicité parce que l’on ne s’occupe de rien en dehors de la mise en place de la cotisation programmée. Un placement financier, lui, implique de la gestion, de l’anticipation, de l’arbitrage, des formalités (arbitrages financiers par exemple).
Sur le plan de la sécurité, la rente viagère est aussi la mieux-disante. C’est même la seule solution qui garantisse des revenus constants. Alors que la personne qui place, puis consomme au moment de la retraite son capital pour financer son niveau de vie, fait un pari sur l’avenir : elle prend le pari que, malgré une conjoncture fluctuante, son capital sera suffisant pour répondre à ses besoins financiers futurs, quelle que soit la durée de ce futur.

A propos de Préfon

Préfon (Caisse Nationale de Prévoyance de la Fonction Publique) est une association à but non lucratif (en loi de 1901) créée le 8 mai 1964 par quatre Fédérations de fonctionnaires (CFDT, CFTC, CFE-CGC, FO).
Préfon Retraite est un régime de retraite complémentaire facultatif qui transforme des cotisations en rente viagère. Il est ouvert aux agents publics, aux anciens agents publics et aux conjoints d’affiliés.
1ère complémentaire retraite des fonctionnaires, Préfon Retraite compte 370.000 affiliés, dont 91.000 retraités, pour 9 milliards d’euros d’encours fin 2009.

Cette chronique est signée Christian Carrega, directeur général de Préfon depuis 2009.

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