Fonctionnaires : Le non-remplacement d’un agent sur deux fait boiter les politiques

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Actuellement un fonctionnaire partant en retraite sur deux n’est pas remplacé. Une mesure qui ne fait pas l’unanimité au sein de la classe politique et qui crée même un malaise...

Fonctionnaires : le non remplacement d’un fonctionnaire sur deux est-il toujours légitime ?

Le non remplacement de la moitié des agents de la Fonction Publique partant à la retraite semble être un sujet tabou au sein du gouvernement. Cette mesure est pourtant prévue au programme de révision des politiques publiques qui prévoit 15 milliard d’économies d’ici à 2013.

A gauche comme à droite, rares sont ceux qui osent évoquer ce sujet polémique à l’approche des présidentielles.

Georges Tron alors qu’il était secrétaire d’État avait avant l’été 2011 mis le doigt sur se sujet épineux, en indiquant que le non remplacement d’un fonctionnaire sur deux n’était plus vraiment légitime.
Une remarque qui élève un questionnement au sein du gouvernement et de l’opposition.

Pour François Baroin,ministre du Budget et de la Fonction Publique , le 1 sur 2 est très bénéfique. Il l’a d’ailleurs recemment affirmé devant la commission des Finances : "le bénéfice du "un sur deux" est considérable si on le rapporte à toute une génération de fonctionnaires : pour l’ensemble d’un cycle de vie, un fonctionnaire non recruté par l’Etat représente une économie d’un million d’euros".

Certains députés UMP à l’image d’Hervé Mariton, pensent que 1 agent sur 3 serait plus adapté aujourd’hui. Quant à François Fillon, il est pour le moment resté silencieux sur l ’avenir l’avenir du 1 sur 2.

Fonctionnaires : la gauche souhaite préserver le service public mais reste évasif

A gauche, si les réductions d’effectifs des fonctionnaires sont régulièrement fustigées, et considérées comme une destruction du service public, on s’avance toutefois peu sur le sujet.

Le PS préconise une évolution, une adaptation et une modernisation du service public pour répondre au contexte budgétaire tendu. Mais aucuns détails sur des mesures concrètes ne sont dévoilées pour le moment.

La promesse d’embauche de 60 000 personnels supplémentaires dans l’éducation nationale, par François Hollande n’avait pas manqué de faire réagir le président actuel.

Mr Sarkozy dénonce une réforme de la gauche qui caresse, dans le sens du poil, les organisations syndicales mais qui n’explique pas comment trouver le financement.

Selon Michel Sapin, responsable de l’élaboration du projet de François Hollande et ancien ministre de l’économie, cette mesure sera "compensée par des baisses d’effectifs ailleurs"afin "de ne pas augmenter le nombre de fonctionnaires".

Dans la même idée, les verts militent pour une réorganisation et modernisation de la Fonction Publique au sein de laquelle, ils dénoncent notamment des "doublons qui perdurent entre les services déconcentrés de l’Etat et les services décentralisés". Ils souhaiteraient ainsi mettre fin à une Révision générale des politiques publiques qu’ils jugent "aveugle".

On ne sait pas à l’heure actuelle si le non remplacement des fonctionnaires va perdurer, mais une chose semble certaine, à gauche comme à droite la politique on ne devrait pas voir le nombre de fonctionnaires augmenter en 2012.

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