Crise de la dette : Sarkozy et Merkel ont un plan !

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Nicolas Sarkozy recevait hier à l’Elysée la Chancelière allemande Angela Merkel pour un déjeuner de Travail. A l’issu de cette rencontre les deux chefs d’états ont proposé un projet commun. Détails...

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Le couple franco-allemand prend les choses en mains

Lundi 5 décembre, à la suite de leur déjeuner de travail, Nicolas Sarkozy et Angela Merkel ont présenté un projet de traité européen commun.

Ce projet devrait être mis sur la table jeudi à Bruxelles pour l’ouverture du sommet européen et pourrait tracer les lignes de la gouvernance de la zone euro dans les années à venir.

Pour cela, l’Allemagne à fait un pas vers la position Française en acceptant le principe de la révision du traité de Lisbonne, ainsi qu’une accélération de la mise en place du mécanisme de soutien européen et l’assurance d’une réunion mensuelle des états tant que la crise durera.

En résumé, l’Allemagne a décidé d’explorer la possibilité d’un véritable "gouvernement économique" européen et d’un renforcement de la gouvernance.

Vers un consensus ?

De son côté, la France a elle aussi fait quelques concessions en mettant de côté pour le moment l’idée des eurobonds et d’une intervention importante de la BCE.

De plus, le Président de la République a accepté que la Cour de justice européenne examine la possibilité d’une mise en place de la fameuse règle d’or dans la constitution.

L’Allemagne et la France semblent donc se diriger vers un véritable consensus avant le sommet européen de jeudi.

Cependant, pour beaucoup d’observateurs cet accord ressemble fortement à "une victoire allemande", car la question de la gouvernance de l’Europe était déjà quasiment actée, alors que les questions cruciales des prérogatives de la BCE et de la possibilité de créer les eurobonds, sont aujourd’hui de véritables questions de fond.

En revanche, le changement de position de l’Allemagne sur le mécanisme de soutien européen pourrait bien s’avérer cruciale.

Face à cette annonce, les réactions des deux camps en France n’ont pas tardé.

Des réactions mitigées

Pierre Rousselin dans le Figaro juge que : "La France et l’Allemagne ont joué pleinement leur rôle en établissant les bases d’un nouveau traité qui imposera une vraie discipline budgétaire en Europe".

A contrario, Vincent Giret, de Libération, pense lui qu’"aussi utile soit-il, ce compromis forcément baroque manque toutefois d’une perspective, d’une vision plus globale".

Dans tous les cas, les deux pays, comptent bien imposer leur vision au reste de l’Europe à partir de jeudi et affichent pour le moment une union sans faille.

Entente qui pourrait vite être remise en cause après l’annonce de Standard and Poor’s hier soir de la réévalution des notes de 15 pays de la zone euro avec "perspective négative".

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