La zone Euro est sauvée, les financiers investissent de nouveau sur les dettes des Etats membres

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Le scénario catastrophe est écarté, la zone Euro n’éclatera pas, pour le moment. Les investisseurs reviennent sur le marché de la dette des Etats du sud notamment, pour bénéficier de rendements élevés, pour des niveaux de risques en forte baisse.

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Le plus gros de l’orage est passé. Les spéculateurs sont maintenant convaincus qu’ils ne mettront pas la zone Euro à terre. Du coup, les investisseurs se positionnent de nouveau sur les emprunts d’Etats des pays membres les plus fragiles, Espagne et Italie en tête, afin de bénéficier de rendements élevés pour des risques qui deviennent de plus en plus virtuels. Certes, des trous d’air seront encore d’actualités dans les mois à venir, mais en attendant...

Carmignac montre la voie et investità nouveau sur la zone euro grâce à la politique de la BCE

La société d’investissement Carmignac confirme en ce début d’année 2013 son positionnement sur la dette de l’Espagne et de l’Italie, tout comme sur certaines actions européennes, malgré une conjoncture économique difficile, a-t-elle dit mardi lors d’une conférence de presse.

Carmignac Gestion, qui mise à nouveau sur la zone euro grâce aux promesses d’action de la Banque centrale européenne (BCE), poursuit le mouvement entamé fin 2012 et revient sur les obligations d’Etats de l’Espagne et de l’Italie.

"Nous allons vers des tensions sur les valeurs refuge", comme l’Allemagne et les Etats-Unis, mais il y a "beaucoup de gains à générer sur les autres compartiments", a souligné Rose Ouahba, cogérante de Carmignac Patrimoine, le fonds vedette du groupe

Ce fonds, qui pèse au total 28 milliards d’euros sur les 54 milliards gérés par Carmignac, comportait au 31 décembre 6,3% d’emprunts d’Etat de pays périphériques, alors qu’il n’avait aucune exposition à ce type d’actifs fin septembre.

Concernant les actions, Carmignac observe que la décote des valeurs européennes par rapport aux Etats-Unis demeure important.

"Le rattrapage va se poursuivre", estime Lionel Ducoin, responsable des actions européennes, pour qui il est "difficile d’être à l’écart" des valeurs du continent.

Ce retour est sélectif sur les valeurs financières et privilégie en général les sociétés exposées au pays émergents, afin de capter les sources de croissance dans le monde.

Carmignac se positionne sur la zone euro principalement parce que le risque systémique s’éloigne grâce à la BCE et les réformes structurelles en cours dans plusieurs pays.

"Draghi (président de la BCE) a fait un travail exceptionnel", estime Frédéric Leroux, gérant global, qui voit une "normalisation du marché obligataire".

Il reste que la prudence demeure puisque l’activité économique est très fragile en zone euro.

"On a du mal à voir la dynamique qui justifie le retournement de l’économie européenne" au second semestre, prévient M. Leroux.

Pour Carmignac, la croissance est plutôt à aller chercher aux Etats-Unis, "locomotive potentielle mondiale", ainsi que dans les pays émergents, comme la Chine.

Pour sa part, Carmignac, société de gestion indépendante et présidée par son fondateur Edouard Carmignac, a connu une année 2012 favorable avec 4,5 milliards de collecte nette, dont un peu moins de la moitié pour Carmignac Patrimoine.

Une porte-parole de la société a par ailleurs confirmé à l’AFP une information du Figaro selon laquelle Carmignac va installer une partie de ses équipes au Luxembourg, dont le directeur général adjoint Eric Le Coz.

Sa filiale spécialisée dans la gestion de fortune au Luxembourg va ainsi être transformée en société de gestion à part entière pour gérer une sicav.

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