Objectif de production d’électricité en énergies renouvelables : x5 fois plus de solaire et x3 fois d’éolien en 10 ans

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Nouvelles annonces du gouvernement dans le domaine de l’énergie. De nouveaux objectifs fixés : multiplier par cinq la production d’électricité d’origine solaire en dix ans et de tripler celle de l’éolien terrestre, le tout sur fond de nouvelles aides financières. Les méthodes de production d’électricité alternatives (biogaz notamment) ne sont toujours pas favorisées, en attente de la baisse du coût de revient. L’éolien, pourtant cher, est tout de même aidé, le vent tourne donc...

« L’électricité produite en France demain sera en quelque sorte la fille de l’air, du soleil, et je n’oublie pas l’eau. » Emmanuel Macron a réaffirmé l’objectif de 40 % de la production électrique renouvelable à l’horizon 2030 (contre 17 % en 2017). Le coup de pouce accordé aux énergies vertes passera de 5 milliards par an à « 7 à 8 milliards », a promis Emmanuel Macron.

Quelle est actuellement la proportion du solaire et de l’éolien en France ?

D’après les chiffres de 2017, l’électricité éolienne représente 4.50% de l’électricité consommée en France. De son côté, le solaire photovoltaïque ne représente seulement que 2,10% de l’électricité consommée en France. De fait, toutes les consommations de nuit ne sont pas issues du solaire. Le nucléaire représente 71,6 % de la production d’électricité. Les centrales à charbon, gaz ou encore fioul ont produit en 2017 10,3 % de la consommation électrique française. Le seul charbon représente moins de 2 %. L’hydroélectricité fournit 10.10% de l’électricité consommée, dont plus des trois quarts sont produits en Auvergne Rhône-Alpes, Occitanie et Paca.

Sources de production électriqueProportion en 2017
Nucléaire
71.60%
Barrages
10.10%
Charbon/Gaz/Fioul
10.30%
Éolien
4.50%
Photovoltaïque
2.10%
Autres
1.40%

Réduire la part de nucléaire ?

Alors, s’il faut réduire la part du nucléaire, il faudrait surtout favoriser les sources de production d’électricité alternatives (biogaz, etc.). Mais le gouvernement estime que les prix de production du gaz renouvelable sont élevés, a redit que le soutien public à son développement dépendra « des baisses de coûts réellement observées ».

Miser largement sur le photovoltaïque

Le gouvernement s’appuie notamment sur les projets d’EDF, qui prévoit de développer 30 gigawatts de capacité photovoltaïque d’ici à 2035.

L’éolien, peu rentable

L’éolien en mer va émerger doucement, avec un maximum de 5,2 gigawatts en 2028. L’ouverture du premier parc offshore au large de Saint-Nazaire est attendue avec impatience avant la fin du quinquennat.
Le parc éolien terrestre sera de son côté multiplié par trois d’ici 2028. Pour France énergie éolienne, qui estime que « les jalons posés [par la gouvernement, ndlr] pour l’éolien en mer ne permettront pas d’assurer une transition énergétique pérenne, ni de déployer cette filière industrielle et les emplois qui y sont attachés. »

Le solaire, la journée, l’éolien, les jours de vent...

Le solaire, c’est bien, la journée, mais la nuit... L’éolien, c’est bien, quand il fait du vent. Booster ces énergies renouvelables est un bon signe, mais tout le monde sait bien que nous ne pourrons jamais nous passer de sources de production d’électricité indépendantes des conditions climatiques. L’éolien reste cher, et les subventions versées par l’État ne font qu’augmenter le prix du Kwh pour les consommateurs.

Hausse des aides financières

Sur le remplacement des chaudières au fioul, le fonds chaleur, piloté par l’Ademe, qui propose des chaudières bois, panneaux solaires, récupérateur de chaleur, pompe à chaleur géothermique, sera doté de 350 millions d’euros en 2020 (+ 43 % par rapport à 2018).

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