Delevoye : pas de divorce d’avec le Premier ministre sur les retraites

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Pour qu’il y ait réconciliation, il faut qu’il y ait divorce : en débat sur la réforme des retraites à Pau, le haut-commissaire Jean-Paul Delevoye a recusé toute brouille avec Edouard Philippe, évoquant plutôt un débat nécessaire.
Delevoye : pas de divorce d'avec le Premier ministre sur les retraites
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Delevoye : pas de "divorce" d’avec le Premier ministre sur les retraites

"C’est un sujet hautement technique et heureusement qu’il y a débat", a déclaré M. Delevoye devant la presse, en attendant l’arrivée du Premier ministre dans la capitale béarnaise pour une consultation citoyenne, côte à côte et face au public, sur les retraites.

MM. Delevoye et Philippe ont entretenu récemment des divergences sur l’introductiond’une "clause du grand-père" qui consisterait à n’appliquer la réforme qu’aux futurs travailleurs.

Si le Premier ministre souhaite maintenir toutes les options ouvertes avant l’écriture du projet de loi, le haut-commissaire avait jugé son application "impossible" pour une "questiond’équité".

"Moi j’ai toujours revendiqué ma liberté d’expression pour expliquer les raisons pour lesquelles je privilégie telle solution plutôt que telle autre", a souligné M. Delevoye.

"J’ai dit qu’il fallait être attentif à utiliser avec une grande attention la clausedite des entrants qui peut se justifier dans certaines analyses. Il faudrait éviter de la généraliser, faute de quoi je crains qu’elle ne mette en péril l’ensemble du dispositif", a-t-il répété.

"Mais ce ne n’est pas moi qui arbitre", a-t-il observé. Tout en glissant que "si la décision est unique, solitaire, réservée au président et au Premier ministre, l’élaboration de la décision est de plus en plus collective. C’est la raison d’être de la contribution citoyenne."

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