Gattaz appelle à arrêter le compteur du compte pénibilité

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Le président du Medef, Pierre Gattaz, a appelé mardi à arrêter le compteur du compte pénibilité et à refonder le système, que le gouvernement a annoncé vouloir simplifier d’ici la fin de l’année.
Gattaz appelle à arrêter le compteur du compte pénibilité
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Gattaz appelle à "arrêter le compteur" du compte pénibilité

"Ce qui a été annoncé sur la pénibilité et le prélèvement à la source ne nousconvient pas", a déclaré M. Gattaz lors d’une conférence de presse, estimant que le gouvernement n’avait fait que "repousser le problème".

"Reculer le mur ne le supprime pas", a-t-il observé.

Le compte pénibilité, pleinement en vigueur depuis 2016, permet aux salariés duprivé exposés à au moins un facteur de pénibilité d’engranger des points permettant de partir plus tôt à la retraite, de se former ou de travailler à temps partiel. Mais il est jugé trop complexe par le patronat.

Le Premier ministre Edouard Philippe a annoncé le 30 mai se donnerjusqu’à la fin de l’année pour simplifier ce dispositif, tout en assurant qu’il ne s’agissait "en aucun cas de revenir sur le principe et en aucun cas de revenir sur les droits qui sont acquis".

Fustigeant un dispositif "anxiogène", "inapplicable" et qui "coûte une fortune" concernantle compte pénibilité, M. Gattaz a lui aussi jugé qu’il fallait "tout simplifier".

Mais "notre souhait c’est qu’on réforme la totalité du dispositif et qu’on le refonde, sans doute à l’occasion des discussions sur les retraites en 2018", a estimé le patron des patrons.

"Enattendant, nous demandons instamment au gouvernement d’arrêter le compteur", a-t-il plaidé, réclamant une réponse "le plus vite possible".

Interrogé sur les pistes du Medef pour réformer le système, M. Gattaz a proposé notamment de supprimer le critère "chimique". Sur les trois critères concernant l’ergonomie , il a proposé de les remplacer par des "visites médicales" et de la "prévention".

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