Philippe ouvert à l’idée de travailler plus longtemps pour financer la dépendance

Publié le

Edouard Philippe s’est dit ouvert mercredià l’idée de travailler plus longtemps pour financer la prise en charge de la dépendance par la Sécurité sociale, tout en excluant de le faire dans le cadre de la réforme en cours des retraites.
Philippe ouvert à l'idée de travailler plus longtemps pour financer la dépendance
©stock.adobe.com

Philippe ouvert à l’idée de "travailler plus longtemps" pour financer la dépendance

Interrogé lors des questions au gouvernement à l’Assemblée nationale, le Premier ministre a souligné les besoins de financement "considérables" qui s’annoncent pour prendre en charge le grand âge et les personnes âgées en situation de dépendance, réitérant des propos similaires tenus vendredi sur Europe 1.

"Ca fait très longtemps qu’on en parle, on a parlé d’un 5e risque, on a parlé de la prise en charge et il se trouve que, malheureusement, en dépit des efforts parfois consenti par les collectivités territoriales, souvent consentis par l’État, nous n’y sommes pas encore", a affirmé M. Philippe devant les députés.

"Dans ce contexte de vieillissement et d’un besoin de financement considérable, se poser la question de savoir s’il faut travailler plus longtemps pour que le fruit de ce travail plus long finance ces besoins considérables d’investissement et de prise en charge, de la diminution du reste à charge, est une question parfaitement valide", a-t-il poursuivi.

"Ce qui m’inquièterait serait qu’on ne se la pose pas", a affirmé le Premier ministre, en pointant qu’en 2050, il y aura plus de 5 millions de Français de plus de 85 ans, contre 1,5 million actuellement.

Le 10 mars, le délégué général de La République en Marche Stanislas Guerini avait proposé d’instaurer un jour de travail supplémentaire pour financer la dépendance.

Edouard Philippe a en revanche exclu que la réforme des retraites actuellement préparée par le haut-commissaire Jean-Paul Delevoye touche à l’âge de laretraite.

"Dans le cadre de cette réforme, il n’est pas question de modifier l’âge de départ à la retraite", a-t-il dit devant les députés.

Le sujet a donné lieu à un rétropédalage mardi de la ministre des Solidarités Agnès Buzyn, qui a assuré qu’il n’y aurait pas de remise en cause de l’âge légal actuel après avoir dit dimanche ne pas être "hostile" l’idée de retarder l’âge de départ en retraite.

Une question, un commentaire?

Réagir à cet article Philippe ouvert à l'idée : Publiez un commentaire ou posez votre question...

A lire également