Retraites : les professions libérales donnent une dernière chance à la négociation

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L’Union nationale des professions libérales (UNAPL) a décidé mercredi de donner une dernière chance à la négociation sur le futur système universel de retraites, renonçant à rejoindre les avocats, infirmiers ou encore médecins libéraux appelés à manifester le 16 septembre à Paris par le Collectif SOS retraites.
Retraites : les professions libérales donnent une dernière chance à la négociation
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Retraites : les professions libérales donnent "une dernière chance à la négociation"

En tant que membre de l’U2P , l’UNAPL, qui représente 67 organisations, sera reçue vendredi à Matignon dans le cadre de la deuxième phase de concertation voulue par le gouvernement sur la future réforme des retraites, qui débutera jeudi.

"Nous aurons à cette occasion la possibilité de dire que le rapport", dévoilé le 18 juillet par le haut-commissaire aux retraites, Jean-Paul Delevoye, "tel qu’il est aujourd’hui ne peut être accepté", a expliqué le président de l’UNAPL, MichelPicon, lors d’un point presse.

"Nous ne participerons pas à la manifestation légitime organisée" le 16 septembre, à l’appel du Conseil national des barreaux, rejoint par des organisations de médecins, infirmières, kinésithérapeutes, pilotes, hôtesses et stewards réunis au sein ducollectif SOS Retraites pour défendre la spécificité de leurs régimes.

Mais "il y aura un mouvement d’ampleur national" si les revendications de l’UNAPL "ne sont pas prises en compte", a prévenu Michel Picon.

L’UNAPL s’oppose notamment à la disparition des régimes complémentaires de retraite des libéraux et à l’intégration de leurs 27 milliards d’euros de réserves au sein d’un régime universel regroupant les 42 existants.

"Ces réserves doivent, par souci d’équité, bénéficier exclusivement aux professions qui les ont constituées", estime l’UNAPL.

Elle refuse aussi le régime de cotisation adapté proposé aux libéraux par Jean-Paul Delevoye. Pour leur éviter un alignement brutal sur les autres professions, le haut-commissaire suggère des prélèvements identiques à ceux des salariés du privé (28,12%) jusque 40.000 euros derevenu brut annuel, de 12,94% ensuite.

Mais "à terme certaines professions devront supporter une forte augmentation de leurs cotisations et/ou une réduction drastique de leurs pensions par rapport à la situation actuelle", déplore l’UNAPL.

Elle exige en outre que les libéraux soient associés à la gouvernance du futur système et demande au gouvernement de "surseoir au projet de recouvrement des cotisations par l’Urssaf", prévu indépendamment de la réforme des retraites.

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