Retraites : sans le courage d’une mesure d’âge, pas de justice selon Bertrand

© stock.adobe.com
Le président de la région Hauts-de-France, Xavier Bertrand, a estimé dimanche que si le gouvernement n’a pas la courage d’annoncer mercredi un allongement de l’âge de départ à 64 puis 65 ans, la réforme des retraites ne pourra pas être juste.

Publié le

Retraites : sans le "courage" d’une mesure d’âge, pas de "justice" selon Bertrand

"Je vous dis très clairement, et le gouvernement ne l’est pas, en 2030, si vous n’avez pas 2 années d’activité en plus, on ne pourra pas payer les retraites de tout le monde, les pensions baisseront immanquablement et je ne le veux pas", a mis en garde sur BFMTV l’ancien ministre sarkozyste, qui a quitté LR en 2017.

"Notre système aujourd’hui, il a besoin de justice et si vous voulez de la justice, il faut du courage", a-t-il insisté en dénonçant une nouvelle fois la "méthode d’amateur" de l’exécutif.

"Je préfère avoir le courage de dire : c’est 64 ans en point d’étape en 2030, parce que je pense qu’à terme il faudra dans la décennie qui suit certainement aller jusqu’à 65", a-t-il expliqué.

"Je sais qu’en disant cela, certains n’accepteront pas, mais il doit y avoir des différences, notamment sur la question des femmes quand elles ont des enfants", a précisé le président des Hauts-de-France, auquel est prêté l’ambition d’être candidat à la présidentielle de 2022.

"Deux années d’activité en plus, ça vous donne de vraies marges pour garantir à chacun, y compris à ceux qui sont en retraite aujourd’hui, 1000 euros de pension minimum", a-t-il ajouté, en citantaussi des mesures de justice pour les "professions qui correspondent aux fonctions régaliennes de l’État, les policiers, les gendarmes", etc.

"Je milite pour que ce soit 65 ans", a également plaidé sur Cnews et Europe 1 le député LR Eric Woerth pour qui "l’équilibre du système de retraites garantit le paiement des retraites".

"Cela ne veut pas dire 65 ans lundi, cela veut dire qu’il faut éclairer les Français sur les 10 ou 15 ans qui viennent", a ajouté le président de la commission des Finances de l’Assemblée nationale".

L’exécutif est sous pression après une mobilisation massive dans la rue jeudi , un nouvel appel à une grande journée de grèves et manifestations mardi, et alors que le trafic RATP et SNCF reste très réduit.

M. Bertrand a également renouvelé saproposition de mettre en place un simulateur des retraites "pour chaque Français" alors que "personne ne fait plus confiance à personne".

"Il y a pas de simulateur gouvernemental validée par les organisations syndicales, le juge de paix, ce serait ce simulateur", a-t-il argumenté.

Une question, un commentaire?

Réagir à cet article Retraites : sans le courage : Publiez un commentaire ou posez votre question...

A lire également