TOP 5 des décisions à prendre avant d’investir en 2026

Avant d’investir en 2026, voici le top 5 des questions auxquelles chaque investisseur doit apporter des réponses, qu’il gère seul ou confie la gestion de son patrimoine financier à un professionnel.

vendredi 26 décembre 2025, par FranceTransactions.com

Le mois de janvier est celui de la prise de bonnes résolutions. Que l’on soit néo investisseur ou confirmé, ces 5 points doivent être très clairs dans l’esprit de tout investisseur. Dans le livre "The Investment Answer", de Daniel C. Goldie, CFA, CFP & Gordon S. Murray, proposent une approche claire, pragmatique et accessible pour construire une stratégie d’investissement robuste sur le long terme. Ce livre n’a rien de récent, il a été publié en 2010. Et pourtant, les conseils prodigués restent toujours aussi pertinents, si loin des conseils de ces nouveaux ouvrages publiés récemment, faisant des investissements boursiers via des ETF comme étant l’arme ultime pour faire fructifier son capital. La réussite en investissement dépend moins de prédictions brillantes que de cinq décisions structurantes - objectifs, allocation, discipline face au risque, contrôle des coûts, et optimisation via fiscalité + rééquilibrage. En appliquant ces principes, l’investisseur se donne une méthode simple, durable et résistante aux turbulences des marchés.

Plutôt que de chercher des “coups” de marché ou des recettes miracles, l’auteur insiste sur quelques décisions fondamentales qui expliquent l’essentiel des résultats d’un investisseur. L’idée centrale est simple : les bons choix ne sont pas forcément les plus complexes, mais ceux que l’on applique avec discipline, cohérence et constance. Voici les 5 décisions importantes mises en avant (ou directement impliquées) par la logique du livre pour orienter efficacement ses investissements. Il s’agit de points évidents, mais le plus souvent, les investisseurs ne sont pas toujours très clairs sur leurs réponses.

 1️⃣ Définir son objectif et son horizon de temps

Avant de choisir un produit financier, Goldie insiste sur la nécessité de savoir pourquoi on investit : retraite, achat immobilier, études des enfants, indépendance financière, constitution d’un capital, etc. Cette clarification conditionne tout le reste, car elle détermine :

  1. la durée pendant laquelle l’argent peut rester investi,
  2. le niveau de volatilité acceptable,
  3. le type de portefeuille pertinent.

Il est important de comprendre également, qu’au fil des événements de la vie, cet objectif peut évoluer, et même changer radicalement. C’est bien pour cela que chaque année, l’investisseur doit se reposer ces mêmes questions.

Par ailleurs, contrairement aux propos d’influenceurs financiers recrutant pour le compte de conseillers financiers (promotion déguisée pour recruter de nouveaux prospects) ou réseaux de CGP, les réponses à ces questions ne dépendent pas du fait de confier la gestion de son patrimoine à un tiers, ou de gérer soi-même ses investissements.

 2️⃣ Allocation d’actifs

Investir sur l’ETF MSCI World en totalité est vraiment un mauvais conseil, le plus souvent prodigué aux néophytes, faute de mieux. Choisir une allocation d’actifs adaptée (la décision la plus déterminante) par rapport à son objectif et son horizon de placement. L’allocation d’actifs—c’est-à-dire la répartition entre actions, obligations et liquidités—est présentée comme le principal moteur du couple rendement/risque. Goldie met l’accent sur le fait que tenter de “timer” le marché est moins important que de choisir une allocation cohérente et de s’y tenir.

  • Plus d’actions = potentiel de rendement plus élevé, mais volatilité plus forte.
  • Plus d’obligations = stabilité relative, mais rendement attendu plus faible.
  • Les liquidités rassurent mais pénalisent souvent le rendement à long terme.

Fixer une répartition (ex. 70/30 actions/obligations) compatible avec son horizon et sa tolérance au risque.

 3️⃣ Gérer ses risques, laisser ses émotions de côté

C’est sans doute le point le plus faible des néo investisseurs. Ils ne gèrent pas leurs risques. L’exemple le plus criant est l’investissement sur l’ETF MSCI World, pensant que les risques sont ainsi réduits. Or cet indice actions n’a rien de généraliste. Il est composé à près de 80% en actions américaines. Une concentration des risques sur un seul indice du marché actions. Les corrélations ne sont pas étudiées. Accepter le risque pris et rester discipliné (ne pas laisser l’émotion piloter). L’idée majeure du livre étant que les investisseurs se nuisent souvent à eux-mêmes par des décisions émotionnelles (panique en baisse, euphorie en hausse, influence des autres investisseurs, le fomo, etc.). Goldie rappelle que la volatilité n’est pas un “bug” mais une caractéristique normale des marchés, surtout pour les actions.

Le point clé est la discipline : un plan d’investissement n’a de valeur que si l’on peut le suivre lors des périodes difficiles, ne pas se laisser influencer par la réaction des autres investisseurs.

 4️⃣ Minimiser les frais (de façon pertinente)

Goldie est très ferme sur ce point : les frais sont l’un des rares éléments que l’investisseur peut contrôler, et ils impactent fortement la performance à long terme. Cependant, il ne faut pas investir systématiquement sur les produits financiers les moins chers (frais de gestion réduits). Il faut être pertinent, seul le rendement réel net des frais compte pour l’investisseur ! Les fonds les plus rentables su marché ne sont généralement pas ceux dont les frais de gestion sont les plus faibles. Coûts à surveiller :

  • frais de gestion (frais élevés sur certains ETF dont le rendement n’est pas attractif vs fonds actifs),
  • frais de suivi de portefeuille (l’agrégation de comptes est gratuite depuis plusieurs années),
  • frais de transaction,
  • frais de conseil,
  • turnover (rotation excessive du portefeuille).

Une différence de 1 à 2% de frais annuels peut représenter une énorme perte cumulée sur 20 ou 30 ans.

 5️⃣ Gérer la fiscalité

L’auteur rappelle que la performance nette est ce qui compte réellement. Selon les pays et les enveloppes disponibles, une stratégie fiscalement efficace peut améliorer les résultats sans prendre plus de risque. Pour les investisseurs français, le PEA est l’enveloppe financière à détenir, le CTO étant trop chargé fiscalement.

Avec le temps, les marchés modifient naturellement l’allocation : si les actions montent, elles pèsent plus lourd dans le portefeuille, ce qui augmente le risque. Le rééquilibrage consiste à revenir périodiquement à l’allocation cible.

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