Greenpeace et RSN déposent une plainte contre le réacteur EPR de Flamanville

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Le Réseau Sortir du nucléaire (RSN) et Greenpeace ont annoncé mercredi le dépôt d’une plainte contre EDF pour alerter sur un manque de rigueur systémique aux conséquences dangereuses concernant le réacteur nucléaire EPR en construction à Flamanville (Manche).
Greenpeace et RSN déposent une plainte contre le réacteur EPR de Flamanville
Tour de refroidissement d’une centrale nucléaire © fotolia.fr

Des ONG déposent une plainte contre le réacteur EPR de Flamanville

Contacté par l’AFP,le parquet de Cherbourg a indiqué mercredi matin ne pas avoir encore reçu de plainte. Selon le communiqué des associations, l’Autorité de sûreté nucléaire a émis des réserves en octobre 2017 et décembre 2018 à propos de pièces fabriquées pour l’EPR.

"Les réserves émises pour certaines pièces étaient levées par EDF sans justification et rien ne permettait de s’assurer que tous les problèmes aient été identifiés, analysés et traités", affirment Greenpeace et RSN. Ils assurent que "de nombreux matériels avaient été déclarés bons pour le service alors que cela n’aurait pas dû être le cas".

"Au-delà de la condamnation pénale, nos associations souhaitent alerter sur le problème systémique révélé par cette affaire", expliquent les ONG. "Il est hors de question que ce réacteur dangereux et criblé de défauts soit un jour mis en service !"

Ce projet de réacteur de 3e génération, dit EPR, a été semé d’embûches depuis son lancement en 2004. Initialement prévue pour 2012, sa mise en service a été plusieurs fois retardée et son coût revu en forte hausse. De 3,3 milliards d’euros en 2006, il atteint plus de 10 milliards d’euros aujourd’hui.

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