Grand plan d’investissement : un peu tôt pour une évaluation (secrétaire général)

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Le Grand plan d’investissement (GPI) lancé en 2017 a marqué une transformation culturelle, mais il est encore un peu tôt pour en donner une appréciation, a estimé mercredi le secrétaire général pour l’investissement Guillaume Boudy.
Grand plan d'investissement : un peu tôt pour une évaluation (secrétaire général)
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Grand plan d’investissement : "un peu tôt" pour une évaluation (secrétaire général)

"On est dans une transformation culturelle de l’investissement public", a observé M. Boudy, auditionné par la commission des Affaires économiques de l’Assemblée nationale.

Le GPI a notamment mis en place une gouvernance qui se pose la question "de l’impact, de l’évaluation et de la réallocation" des différents programmes d’investissements publics.

"Evidemment, en première année de mise en œuvre (du GPI), il est un peu tôt pour savoir si on a fait fausse route ou pas", a déclaré M. Boudy.

"Ce qu’on constate, c’est qu’il y a des mesures qui décollent bien mais il y a aussi des choses qui ont moins bien marché, et sur lesquelles on se donne une année supplémentaire", a-t-il poursuivi.

Parmi les mesures qui ont bien fonctionné, M. Boudy a cité la prime à la conversion des véhicules et la rénovation thermique des logements à travers le programme porté par l’Anah (Agence nationale de l’habitat).

La rénovation a ainsi progressé de 20% en 2018 avec 62.000 logements rénovés, en-deça toutefois de l’objectif de 75.000, a indiqué M. Boudy.

Du côté des programmes moins satisfaisants, il mentionne le dispositif des prêts Ambre, doté d’une enveloppe de 2,5 milliards d’euros,à la disposition des collectivités pour la rénovation thermique de leurs bâtiments, mais "qui n’a pas trouvé preneur".

En cause, selon M. Boudy, des taux trop élevés et sur des durées très longues, auxquels s’est ajouté un effet d’attentisme lié aux prochaines élections municipales. C’est "un outil qu’il va falloir sans doute réviser, revoir et adapter en fonction des besoins", a-t-il dit.

Le secrétaire général pour l’investissement a par ailleurs indiqué qu’une réflexion était entamée "sur un programme d’investissement successeur au LIA 3", la troisième phase du Programme d’investissement d’avenir, qui a été intégrée au Grand plan d’investissement.

M. Boudy a indiqué que l’ensemble des crédits disponibles dans le PIA 3 auront été engagés en 2021.

"La question de savoir si on a besoin ou pas d’un programme de ce type va se poser assez rapidement", a-t-il dit.

Le Secrétariat général pour l’investissement, placé sous l’autorité du Premier ministre, est responsable du suivi du Grand plan d’investissement, annoncé en septembre 2017 et doté de 57 milliards d’euros sur 5 ans.

Il est également en charge de la mise en œuvre du Programme d’investissements d’avenir, qui totalise 57 milliards d’euros en trois tranches (35 milliards d’euros en 2010, puis 12 milliards en 2013 et 10 milliards en 2016).

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