Immobilier : la Fnaim saisit la justice contre le site PAP

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La Fnaim, première organisation d’agents immobiliers en France, a annoncé jeudi assigner en justice pour dénigrement et exercice illicite de la profession le site De Particulier à Particulier (PAP), qui a rejeté ces accusations.
Immobilier : la Fnaim saisit la justice contre le site PAP
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Immobilier : la Fnaim saisit la justice contre le site PAP

"La Fédération nationale de l’immobilier vient d’assigner la société+De Particulier à Particulier+ à comparaître devant le Tribunal de commerce de Paris le 20 juin prochain", annonce la Fnaim dans un communiqué.

Cette procédure vise De Particulier à Particulier pour "dénigrement de la profession d’agent immobilier et exercice illicite de l’activité d’agent immobilier sans détention de la carte professionnelle", précise le communiqué.

Créé sous forme de journal papier dans les années 1970, le site propose de passer des annonces immobilières et donc de mettre en relation les particuliers entre eux. Comme Leboncoin, il offre donc une solution alternative aux intermédiaires que constituent les agents immobiliers.

La Fnaim se focalise sur une interview datant de janvier, sur la radio franceinfo. Interrogée sur le fait de vouloir la "mort" des agences, la présidente de PAP, Corinne Jolly, avait répondu par l’affirmative alors qu’elle présentait un nouveau service de "coaching" pour les particuliers.

Selon la Fnaim, ce dernier s’apparente au travail réalisé par les agents et justifie donc d’assigner le site pour exercice illicite de la profession.

"C’est un peu dingue que ça aille au procès", estime auprès de l’AFP Mme Jolly.

Concernant l’accusation de dénigrement, elle évoque une simple "passe d’armes dans les médias", soulignant que la Fnaim s’était exprimée la semaine suivante sur la même radio.

Quant à l’accusation d’exercice illicite dela profession d’agent, "c’est faux", estime-t-elle.

"On fait une estimation, on fait une visite virtuelle mais on est très clair sur notre site sur le fait qu’on ne fait pas une visite physique et on ne fait pas de négociation. Nous ne sommes pas mandataires, nous n’agissons pas à la place du vendeur", conclut Mme Jolly.

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