Immobilier neuf : toujours plus cher dans les villes du Grand Sud, hausses de prix irrationnelles jusqu’à +22% en un an !

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En partenariat avec l’émission Les Chasseurs Immo et Sud Radio, Trouver-un-logement-neuf.com a publié en octobre un baromètre inédit des prix des logements neufs dans les principales villes du Grand Sud. De Bordeaux à Nice, en passant par Sète, Aix-en-Provence ou Toulon, les prix sont en très forte hausse dans le Sud de la France.
Immobilier neuf : toujours plus cher dans les villes du Grand Sud, hausses de prix irrationnelles jusqu'à +22% en un an !
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3 villes du Sud de la France sur 4 en forte hausse

Sur cette sélection de 20 villes du Grand Sud établie en partenariat avec Sud Radio, la dynamique des prix de l’immobilier neuf est clairement à la hausse. Trouver-un-logement-neuf.com observe une augmentation des prix des appartements neufs de trois pièces, typologie de référence de ce baromètre, dans 15 villes sur 20. Des hausses de prix plutôt fortes de presque 6 % à Nice et Antibes, de 10 % à Aix-en-Provence, Toulon et Montpellier, de 15 % à Sète en un an.

Pression accentuée sur les grandes métropoles du Grand Sud

Dans les métropoles régionales, la tendance annuelle est également à la hausse. Si Toulouse reste toujours la métropole la plus sage avec des prix stables sur un an et les moins chers des plus grandes villes françaises à 220 000 € pour un trois-pièces, la pression s’accentue toujours à Marseille (232 000 €) et Bordeaux (285 000 €) : + 3 %. L’immobilier neuf à Nice enregistre une nouvelle augmentation de 6 % en un an, au-delà des 321 000 € pour un T3, quand Montpellier enregistre la plus forte hausse des métropoles : + 10 % à 253 000 € pour un trois-pièces.

Prix moyen d’un appartement neuf T3 constaté le 11/10/2018 dans une sélection de villes du Grand Sud sur une base minimale d’au moins 5 programmes neufs
© trouver-un-logement-neuf.com

Ces hausses de prix paraissent totalement folles. Ce baromètre peut être impacté par le lancement de programmes immobiliers plus haut de gamme dans certaines villes. Dans les faits, l’on peut se demander comment un acquéreur peut accepter de payer +22% de plus que l’an passé pour le même type de bien immobilier.

Des hausses de prix partout hormis à Toulouse

« Dans ce premier baromètre, nous observons une forte pression sur les prix des logements neufs dans le Sud de la France. C’est une vraie surprise de découvrir que 75 % des villes du Grand Sud qui proposent des programmes immobiliers neufs accuse une augmentation des prix alors que sur l’ensemble de la France, la proportion est de moins deux villes sur trois à connaître une hausse des prix. S’il n’est pas toujours facile d’apporter une explication à ces tendances observées, la rareté du foncier et le ralentissement de la construction dans une grande partie du Grand Sud et donc l’effet mécanique sur les prix peut être une des pistes d’explication. Exception à la règle : Toulouse, qui avec une construction encore très dynamique (168 programmes immobiliers en cours) n’accuse quasiment pas d’augmentation des prix dans le neuf  », analyse Marc Ezrati, producteur de l’émission « Les Chasseurs Immo » sur Sud Radio.

Nouvelle attractivité des villes secondaires ?

Face à des métropoles toujours plus chères, certaines villes secondaires du Sud de la France semblent retrouver de l’attractivité avec des prix en hausse, mais toujours bas face aux locomotives métropolitaines : + 4 % à Nîmes, + 7 % à Pau, + 15 % à Sète. En revanche, plus isolées géographiquement, Perpignan et Avignon enregistrent des baisses de prix, aux alentours des 170 000 € pour un trois-pièces.

A noter la dualité opposant Toulon en hausse de plus de 10 %, face à Hyères : - 14 %. Les écarts se réduisent entre les deux villes voisines du Var. Compter 239 000 € pour un trois-pièces neuf à Toulon contre 267 000 € à Hyères. « L’attractivité des villes secondaires, notamment dans l’Hérault, est là encore une surprise : à Montpellier, notre baromètre révèle une forte pression des prix où un T3 dans le neuf se négocie en moyenne à 253 000 €, soit une augmentation depuis un an de 9,89%. Dans cette ville, le pouvoir d’achat immobilier des acquéreurs montpelliérains n’étant pas le plus élevé des métropoles littorales, on assiste à un mouvement de repli des acquéreurs vers des villes secondaires qui profitent d’un effet d’aubaine, notamment à Sète qui malgré une augmentation très forte de 14,57 % propose des programmes neufs à des prix très attractifs sur les T3 (213 000 € en moyenne) », commente Marc Ezrati.

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