Logement intermédiaire : bien qu’en avance, Action Logement amende ses objectifs

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L’organisme paritaire Action Logement, l’un des principaux acteurs du logement intermédiaire, a annoncé mardi se donner plus de temps que prévu pour atteindre ses objectifs sur ce secteur, à mi-chemin entre privé et HLM, malgré une année 2018 plus productive qu’annoncé.

Logement intermédiaire : bien qu’en avance, Action Logement amende ses objectifs

"On a largement dépassé les objectifs que nous nous étions fixés : il y a un besoin delogement intermédiaire en Île-de-France qui est très fort", a déclaré en conférence de presse l’ancien ministre du Logement Benoist Apparu, président du directoire d’In’li, une filiale lancée voici un an par Action Logement pour développer le logement intermédiaire en Île-de-France.

Ce secteur, relancé par une loi en 2014 sous le quinquennat de François Hollande, vise à remplir le vide existant dans certaines agglomérations, en premier lieu parisienne, entre un parc privé trop cher pour certains locataires et un logement social auxquel ils gagnent trop pour être éligibles.

Il fonctionne sur le modèle d’aides fiscales à l’investissement immobilier des particuliers, notamment le dispositif Pinel, mais s’adresse aux grands investisseurs à qui il propose des avantages en échange de loyers plafonnés sous le niveau du marché.

Action Logement, organisme géré par le patronat et les syndicats à partir d’un impôt sur les entreprises, est l’un des deux grands acteurs de ce secteur avec CDC Habitat, filiale de la Caisse des dépôts, bras financier de l’Etat.

Lors du lancement d’In’Li, l’organisme, qui garde par ailleurs une petite présence hors de cette filiale sur le logement intermédiaire, avait dit tabler sur le lancement de la construction de 80.000 logements d’ici 2025, avec 3.600 projets dès 2018.

Si, sur le second plan, In’li a dépassé ses objectifs avec plus de 4.000 logements l’an dernier, il a reculé son horizon pour atteindre son but plus large.

"Maintenant on parle d’une dizaine d’années", a admis M. Apparu, jugeant "trop tôt pour dire" s’il est possible d’atteindre les 80.000 auparavant.

Pour autant, si "dans les dix ans qui viennent, il y aura des pics et des creux" au niveau de la construction francilienne, M. Apparu s’est dit confiant sur le rythme global, citant le développement du Grand Paris.

Assumant de s’adresser d’abord aux jeunes actifs, M. Apparu a par ailleurs détaillé la typologie des logements déjà engagés : s’ils sont dominéspar les trois-pièces, les deux-pièces en constituent un tiers, par contraste avec l’univers HLM dont le centre de gravité est plus familial et proche des quatre-pièces.

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