Rénovation urbaine (ANRU) : un manque de moyens criant pour les quartiers et les banlieues

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Les moyens manquent dans tous les secteurs de notre société. Une fois encore, la rénovation urbaine des quartiers, lieu important de notre cohésion sociale et territoriale, en fait les frais. Une quarantaine de maires alertent les médias sur ce point important.

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Quarante-trois maires ont réclamé une amplification significative et rapide des moyens de l’Agence nationale pour la rénovation urbaine au service des quartiers, où se joue selon eux l’avenir de notre cohésion sociale et territoriale, dans une tribune parue dans le JDD.

43 maires montent au créneau pour demander plus de moyens pour la rénovation des quartiers

C’est un appel transpartisan qui rassemble 43 maires de France. Dans une tribune parue dans le JDD, dimanche 18 octobre, les édiles réclament "une amplification significative et rapide des moyens de l’Agence nationale pour la rénovation urbaine au service des quartiers", où se joue selon eux "l’avenir de notre cohésion sociale et territoriale". Parmi les signataires, les maires de Rennes, Nathalie Appéré, de Chanteloup-les-Vignes, Catherine Arenou, d’Anger, Christophe Béchu, de Montpellier, Mickaël Delafosse ou encore de Nice, Christian Estrosi ou de Saint-Denis, Mathieu Hanotin.

"Dans la période sanitaire difficile que traverse notre pays, le sort de nos quartiers populaires doit rassembler l’ensemble des responsables politiques", écrivent-ils, en faisant valoir que "beaucoup de travailleurs de la première et de la deuxième ligne y habitent, le confinement y a été difficile à vivre et la crise a commencé à toucher leurs populations de plein fouet".

Action Logement : une allocation budgétaire rabotée

S’ils saluent "l’intention annoncée par le président de la République d’un investissement supplémentaire dans l’ANRU", ils disent "regretter que cette annonce arrive au moment même où de fortes incertitudes pèsent sur Action logement, principal financeur et pilier de l’ANRU".

La tribune souligne notamment l’importance de "l’égalité des chances" pour ne pas ajouter " de la pauvreté à la pauvreté". Pour cela, les maires portent un projet avec, notamment, l’Agence nationale pour la rénovation urbaine (ANRU), pour un nouveau programme qui a utilement été porté à 10 milliards en 2018". "Mais il faut aller plus loin", font observer ces édiles

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1 commentaire

  • Pas seulement un manque de moyens mais parfois une volonté de destruction des moyens privés.Nous avons les terrains en cœur de ville d’HALLUIN - 33 000 m2 - nous avons les clients - nous avons un projet soucieux de l’environnement et du dynamisme d’un quartier, projet intergénérationnel associé à une activité de restauration (estaminet) le tout pour 73 logements environ. Nous finançons la totalité, dont les VRD qui resteront du domaine privé. Nos constructions projetées sont toutes en brique et nous valorisons un site qui comprend une ancienne ferme qui sans cela sera démolie. Notre projet rebâtit entièrement le corps de ferme flamande au carré. La M.E.L me dit-on en mairie en a décidé autrement, elle veut un espace vert, or il y a 20 hectares d’espaces verts à proximité immédiate de notre terrain et la mairie n’a déjà pas les moyens de les entretenir correctement. On veut s’implement nous exproprier à vil prix avec de l’argent que la mairie ne possède pas et dont l’endettement est déjà considérable. Par ailleurs cette même mairie a déjà à un kilomètre à vol d’oiseau de nos terrains une ferme qui fut mal restaurée par ses soins et est un goufre financier depuis des années pour les contribuables.Nous avons besoin d’être aidés pour combattre l’incohérence d’où qu’elle vienne, Mairie ou M.E.L. Notre projet de très haute qualité apporterait un travail précieux à tout un ensemble d’entreprises situées à proximité immédiate, là ou le chômage atteint voire dépasse déjà les 14% de la population active. On veut ainsi par une simple décision de fonctionnaires de la M.E.L. les priver de près de 22 millions € de chiffre d’affaires pour conserver une mare qui est à sec 11mois sur 12 depuis qu’au périmètre de celui-ci 22 avaloirs furent installés. Notre projet a également le mérite de valoriser l’habitat environnant dont les occupants ont trimé toute leur vie pour en devenir des propriétaires. Que vont devenir ces habitats si notre terrain devient un espace vert sans vie, mal entretenu et lieu de squatt idéal pour des individus en errance.Notre quartier à besoin de vivre et nous apportons harmonie, dynamisme et socialisation des lieux.Quelques personnels administratifs de la M.E.L., mal informés, ne connaissant les lieux que sur plans ont-ils le droit de démolir la vie de notre quartier, nos emplois, les attentes des riverians....Aidez nous à combattre l’incohérence, le grand écart entre souhaits d’aménagement du pays saine et vélléités des administrations locales.Nous avons exposé notre projet à la M.E.L. avant le changement du PLU. Aucun échange de discussion ne nous fut accordé, des propos du style on décide et vous vous écrasez sont une attitude habituelle pour cette administration.Notre demande d’intervention fut envoyée à Monsieur Julien DENORMANDIE, Ministre de la Cohésion des Territoires et des Relations avec les Collectivités ainsi qu’à Madame la Ministre du logement Emmanuelle WARGON.Toute aide sera la bienvenue.

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