COVID-19 : CAC40 à 4.300 points, DAX30 sous les 10.000 points, la purge va continuer jusqu’à ...

La panique face au COVID-19 gagne en ampleur. Les places boursières dégringolent de jour en jour et rien n’y fait. Les banques centrales restent impuissantes, malgré une salve de décisions surprises de nouvelles baisses de taux d’intérêts. Où est le point bas du CAC40 ? La réponse vaut 3.500 milliards de dollars.
COVID-19 : CAC40 à 4.300 points, DAX30 sous les 10.000 points, la purge va continuer jusqu'à ...
Point bas du CAC40 © FranceTransactions.com/stock.adobe.com

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Après mené la danse en 2019, les banque centrales sont à la peine

L’année boursière exceptionnelle de 2019 a été juste irrationnelle. Une envolée des cours du marché actions, alors que l’économie était soutenue à bout de bras par les injonctions de liquidités des banques centrales. Les investisseurs ont pris leurs bénéfices, aujourd’hui, le vrai visage de l’économie mondial est défiguré par la peur de la pandémie COVID-19. Craintes légitimes ou pas, personne ne peut le savoir non plus. Toujours est-il que cette ambiance pour le moins anxiogène, et que les baisses de taux d’intérêts, même surprise, des banques centrales n’y font rien. La machine à faire grimper les indices est cassée.

La BCE est attendue ce jour au tournant, jeudi 12 mars 2020, pour sa décision de politique monétaire. C’est la seule banque centrale majeure n’ayant pas effectué un changement de taux d’intérêt. Pour les investisseurs particuliers, à l’affût de bonnes affaires à réaliser devant ces étals d’actions à prix bradés, la question qui taraude est : jusqu’où peut aller la baisse du CAC40 ?

Taux d’intérêts des principales Banques Centrales

Taux d'intérêts des principales Banques Centrales
Taux d’intérêts des Banques Centrales © FranceTransactions.com/stock.adobe.com

Taux de la Banque Centrale Européenne

Taux fixes directeurs de la BCETaux
Taux de refinancement0.00 %
Taux de dépôt au jour le jour-0.50 %
Taux de prêt marginal au jour le jour0.25 %

Taux des principales banques centrales étrangères

PaysTypes de tauxTauxDate du dernier changement
ANGLETERRE (BoE)Taux d’intervention
0.25%
11 mars 2020
AUSTRALIE (RBA)Taux d’intervention
0.50%
3 mars 2020
CANADA (BoC)Taux d’intervention
1,25%
4 mars 2020
CHINE (PbC)Taux d’intervention
4.05%
20 février 2020
JAPON (BoJ)Taux de dépôt J/J
-0,10%
29 janvier 2016
RUSSIE (CBR)Taux de dépôt
6,00%
7 février 2020
SUISSE (SNB)Taux de dépôt
-0.75%
15 janvier 2015
USA (FED)Federal funds
1,25%
3 mars 2020
USA (FED)Escompte
0,75%
18 février 2010

Où est donc le point bas des marchés actions, du CAC40 ?

Tous les médias en quête de trafic lancent donc ce sujet, jusqu’où peut baisser le CAC 40 ? Évidemment si quelque’un avait la réponse avec certitude, vous pensez bien que les marchés financiers n’existeraient pas. C’est une question à 3.500 milliards de dollars. Personne n’en sait rien. Certains avançaient les niveaux précédents de la crise de 2008, mais ils ont été enfoncés en moins de 2 heures. Non, personne ne peut le savoir. Une chose est certaine, s’il existait une limite à un marché financier, à chaque crise financière majeure, donc environ tous les 8 à 12 ans, elle serait testée par les investisseurs. Ce serait comme une martingale. Il suffirait d’acheter à cette limite, et de vendre lors d’une phase de baisse jusqu’à cette limite. Bref, c’est totalement insensé.

Le CAC40 peut dévisser de -30%,-40%, -50% que personne n’y pourrait rien. Scruter les anciens niveaux de chute ne sert donc à rien, les conditions n’étaient pas les mêmes. Aujourd’hui, ce n’est pas le système financier en lui-même qui est malade, ce sont des vraies personnes qui ont peur du COVID-19. Il faudra donc attendre le printemps afin de revenir sur les marchés actions. Que la pandémie donne des signes visibles de rémission avant de revenir plus sereinement sur le marché actions, pour les investisseurs qui acceptent de prendre des risques, évidemment.

Les matières premières ne chutent pas si violemment que les marché actions

A noter que les matières premières n’ont pas autant dévissées que les actions, signe, qu’il reste encore un peu d’"intelligence" dans les cours. La querelle commerciale sur le pétrole ne s’est sans doute pas déroulée ces jours par hasard. Son impact est colossal et la dispute hors OPEP est avant tout un signe de lutte contre les USA. Et il faut avouer que cela fonctionne terriblement bien.

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