La remontée des taux d’intérêt est devenue la principale source d’inquiétudes pour les investisseurs boursiers

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La Bourse de Paris a fini quasi stable lundi (-0,11%), limitant ses pertes après un apaisement sur le front obligataire, les taux souverains ayant reflué après avoir atteint de nouveaux plus hauts en début de séance.

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La Bourse de Paris limite la casse (-0,11%)

L’indice CAC 40, qui avait ouvert en baisse, a finalement cédé seulement 6,11 points pour terminer à 5.767,44 points. Vendredi, il avait terminé en hausse de 0,79% après une semaine en dents de scie aboutissant à une hausse hebdomadaire de 1,23%. Les anticipations de hausse d’inflation et de reprise économique, qui se traduisent par des hausses de taux d’intérêt sur le marché obligataire, incitent depuis plusieurs séancesà des prises de bénéfices sur les marchés actions, qui deviennent moins attractifs.

Hausse des rendements des obligations = baisse des indices actions

"Si les rendements obligataires se redressent, c’est un sentiment qu’on va aller vers du mieux en termes de croissance, d’inflation, de reprise économique", souligne auprès de l’AFP Alexandre Baradez, responsable de l’analyse marché chez IG France. "Les cas de contamination diminuent aux États-Unis de manière rapide, la vaccination s’accroît un peu partout, les indicateurs avancés ne sont pas mauvais", détaille-t-il. Dans un marché "qui a été entretenu depuis des mois, des trimestres dans un environnement de taux très bas", il est assez normal que "dès que les taux commencent à repartir un petit peu", nous assistions à des ajustements, poursuit-il. "A court terme, c’est la vitesse de ce redressement des taux d’emprunt qui fait un peu peur au marché", selon lui.

Après avoir atteint de nouveaux plus hauts en début de séance lundi, les taux américain et allemand à dix ans, qui font référence, sont toutefois repartis à la baisse, le premier évoluant autour de 1,35% vers 17H00 GMT quand le second a terminé à -0,34%. Du côté des indicateurs, le moral des entrepreneurs allemands s’est amélioré en février, porté par la bonne santé du secteur industriel, selon le baromètre IFO.

Boeing cloué au sol, Airbus décolle

Le titre Airbus s’est envolé de 4,39% à 95,80 euros, profitant des déboires de son concurrent américain qui a immobilisé tous les Boeing 777 équipés du modèle de moteur mis en cause dans le spectaculaire incendie de réacteur d’un avion survenu dimanche dans l’ouest des États-Unis, soit 128 au total. Le Royaume-Uni a de son côté décidé lundi d’interdire son espace aérien aux Boeing 777 équipés des moteurs en cause. Aéroports de Paris est monté pour sa part de 4,13% à 99,65 euros.

Sanofi va produire les vaccins Johnson&Johnson

Sanofi (-0,92%à 76,30 euros) a annoncé lundi qu’il lançait un nouvel essai clinique dit de "phase 2" pour son principal candidat-vaccin contre le Covid-19 développé avec le britannique GSK, espérant le mettre à disposition au quatrième trimestre.
Le laboratoire a également annoncé qu’il allait produire en France le vaccin contre le Covid-19 de son concurrent américain Johnson&Johnson au second semestre, comme il s’apprête également à le faire pour celui développé par Pfizer-BioNTech.

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