Finance verte : les épargnants veulent se mettre au vert, les professionnels tentent de suivre le mouvement

La Fédération française de l’assurance (FFA) a dévoilé jeudi une série de recommandations pour aider ses adhérents à mieux définir des stratégies de désengagement du secteur du charbon, dans un document qui recense des mesures préconisées par les ONG environnementales.
Finance verte : les épargnants veulent se mettre au vert, les professionnels tentent de suivre le mouvement
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Alors que les épargnants se mettent au vert, en plaçant de plus en plus leur épargne sur des fonds verts, les professionnels des placements voudraient aller encore plus vite, et plus loin.

Finance verte : les recommandations la fédération de l’assurance pour sortir du charbon

En décembre 2017, la FFA avait déjà pris acte de la volonté de ses membres de ne plus investir dans les entreprises qui ne renonceraient pas à leur plan de développement de nouvelles centrales à charbon. "On veut aller un cran plus loin et donc on va tous se mettre autour de la table pour progressivement mettre en œuvre les recommandations listées dans notre document", a indiqué à l’AFP Florence Lustman, la présidente de la fédération, à la veille de la tenue à Paris du colloque "Climate Finance Day".

L’une des principales mesures recommandée par la fédération viseà préciser le calendrier de désengagement prévu par chaque acteur. Chaque membre reste toutefois libre d’adopter ou non ces recommandations. En parallèle, le lobby français de l’assurance a dévoilé jeudi les résultats de son troisième baromètre annuel mesurant le niveau d’intégration des critères environnementaux, sociaux, de gouvernance et climat dans les stratégies d’investissement des assureurs.

Ce baromètre, réalisé auprès de 21 assureurs représentant près de 1.800 milliards d’euros d’actifs sous gestion, fait notamment état d’un niveau de "maturité avancée" des entreprises du secteur. Des progrès n’en restent pas moins à fournir, notamment sur le front de l’intégration des critères climat dans les stratégies d’investissement ou encore de la transparence et la lisibilité de l’information transmise aux clients. "Les assureurs ne sont pas encore tous en mesure d’arbitrer leurs décisions d’investissement en tenant compte des analyses de risques climat réalisées", détaille le baromètre.

Sur le front de la transparence et de la communication auprès des clients, des efforts de formation doivent être accrus : "cette volonté doit infuser et diffuser dans toutes les couches de l’entreprise", notamment parmi les nombreux distributeurs, a précisé Mme Lustman. Fin 2018, les investissements verts des assureurs atteignaient 61 milliards d’euros, contre 49 milliards en 2017. Les unités de comptes responsables, vertes et solidaires en assurance vie représentaient quant à elles près de 8 milliards d’encours en 2018.

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