Euro, crise financière : PIGS, tout est bon dans le cochon !

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Des membres de l’Europe au bord de la faillite, pour ces PIGS, l’Union Européenne se doit de calmer le jeu dans la zone pour montrer la force de l’Europe face aux ardeurs spéculatives ...

PIGS, Etats "cochons" de l’Europe

Les grandes inquiétudes sur les finances des PIGS (Appellation Anglo-saxonne pour le Portugal, Ireland, Greece et Spain) sont toujours d’actualité, l’Europe entre dans la deuxième phase de crise économique entrainant dans la foulée la dégringolade de l’Euro, à son plus bas niveau depuis 8 mois (1,35€). Le marché des changes se montre par ailleurs peu convaincu par les déclarations de l’Union Européenne, jeudi.

PIGS, Les fonds spéculatifs infiltrent la faille

Petit à petit, les banques et les fonds spéculatifs américains surfent sur la cassure interne de la zone euro, une situation qui conforte leur position. Une étude de Barclays Capital communiquée mercredi indiquait que 73 établissements totalisaient 176 milliards de dollars d’exposition à la dette des quatre pays de la zone euro les plus à risque dont, 82 milliards en Irlande, 68 milliards en Espagne, 18 milliards en Grèce et 8 milliards au Portugal. Certes 5% des investissements du pays mais tout est bon dans le cochon !

PIGS : Une Berezina pour en tirer le maximum !

  • Une déroute américaine

En surface, les américains affichent des investissements en prêts, participations et produits dérivés à faibles risques mais en dessous de table certains spécialistes évoquent de fortes attaques contre les marchés afin d’exiger notamment des PIGS des taux d’intérêt de plus en plus élevés tout en spéculant sur le marché non régulé des "dérivés sur événement de crédit" (CDS) pour encore réaliser d’énormes profits !

  • Implication européenne

De plus, certains pays de la Zone Euro se sentent très concernés par le dossier Grecque selon les derniers chiffres du Credit Suisse. L’Angleterre et l’Irlande détiennent 23% des obligations émises par la grèce, 11% pour la France et 9% pour l’Allemagne, la Suisse et l’Autriche. Par ailleurs, les banques européennes ont alourdi la note avec 186 milliards d’€ de prêt.

PIGS : Mesures minimalistes

Pour l’heure, les grands acteurs européens n’ont émis qu’une déclaration politique de soutien au plan grecque sans pour autant annoncer de mesures précises. Une situation qui n’arrêtera pas les attaques spéculatives contre la Grèce. Prochain rendez-vous lundi et mardi pour la réunion des ministres des Finances européens, les marchés attendent de réelles propositions.

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