Finances publiques : Encore 8 milliards d’euros de plus à trouver pour combler le défaut de croissance

Initialement prévu à 1.75%, la croissance pour 2012 est finalement revue à la baisse. Conséquence : l’Etat devra dégager 6 à 8 millions d’euros supplémentaires sur le budget 2012...
Finances publiques : Encore 8 milliards d'euros de plus à trouver pour combler le défaut de croissance
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Finance publiques : baisse de croissance, hausse du deficit

L’examen du budget 2012 n’est même pas encore bouclé qu’il faudra déjà rajouter quelques milliards d’euros supplémentaires !

En effet, lors de son allocution hier soir , le chef de l’Etat à annoncé une révision de croissance à la baisse pour 2012, soit 1% au lieu des 1.75% prévus. Le budget 2012 ayant été chiffré sur la base de 1.75% de croissance, une révision s’impose donc.

Des réajustements seront mis en place lors de la seconde lecture du budget 2012 à l’Assemblée Nationale. Nicolas Sarkozy a mis l’accent sur la nécessité de respecter scrupuleusement les objectifs et engagements du gouvernement pour réduire le déficit du pays.

En conséquence, l’Etat devra trouver entre 6 et 8 milliards d’euros de plus que prévu pour combler la baisse de croissance. Ce qui implique, de nouvelles réductions de la dépense publique, mais surtout de nouvelles hausses d’impôts !

Croissance 2012 : Une probable révision de la TVA réduite ?

Nicolas Sarkozy a mis en évidence le modèle Allemand, comme une exemple de réussite. En s’inspirant de l’Allemagne, le gouvernement pourrait engranger des recettes en augmentant le taux de TVA réduit . Outre Rhin, il s’élève à 7% contre 5.5% en France.

En effet, si le président est opposé à une hausse généralisée de la TVA qu’il qualifie d’"injuste" et dangereuse pour "le pouvoir d’achat et la consommation" des Français, il ne semble pas fermé à la création d’un taux intermédiaire.

Ce n’est pas la première fois que la TVA à 5.5% est montrée du doigt. Elle est très régulièrement remise en cause mais est, pour le moment, toujours passée entre les mailles du filet.

Les secteurs concernés, la restauration, hôtellerie et le bâtiment pourraient donc voir cet avantage entérré une bonne fois pour toute. D’autant plus que la TVA réduite n’apporterait au final que très peu de création d’emploi dans ces domaines, de quoi remettre sérieusement en cause ce "cadeau fiscal"

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