Le LDDS : un livret de développement durable et solidaire, vous voulez rire ? #PasAvecNotreArgent

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Le LDDS (ex-LDD, ex CODEVI) dont l’orientation développement durable et solidaire n’a toujours pas fait ses preuves, agace sérieusement Attac. L’organisation altermondialiste Attac a dénoncé dimanche les investissements de la Caisse des dépôts et consignations (CDC) dans des projets toxiques pour les peuples et la planète, en recouvrant de liquide noir la façade des locaux parisiens de l’institution.

LDDS : une tromperie sur la marchandise officiellement reconnue

Bruno Le Maire l’a lui-même reconnu le 27 novembre, à l’occasion du Climate Finance Day, considérant qu’il y avait « un peu tromperie sur la marchandise » sur le LDDS. Le Ministre de l’économie et des finances a indiqué qu’il voulait s’assurer que l’usage de l’argent placé par les épargnants français dans les LDDS « aille exclusivement à des investissements verts ».

Attac demande à la CDC de ne plus "financer la destruction du climat"

"Les petits pas, ça ne suffit pas", clamait la banderole déployée par une trentaine de militants devant l’entrée du bâtiment, proche de la gare d’Austerlitz dans le 13e arrondissement de la capitale, selon une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux.

"Si la CDC s’est récemment engagée à désinvestir du charbon, elle continue à investir dans des projets +climaticides+ qui concourent à aggraver notre dépendance aux énergies fossiles", affirme Attac dans un communiqué, au moment où s’ouvre la 24e Conférence de l’ONU sur le climat à Katowice en Pologne.

24 millions de LDDS, mais concrètement, pour faire quoi ?

Certes, les LDDS n’ont aucun avantage par rapport aux livrets A pour les épargnants, le taux est le même, et les conditions de détention sont même plus restrictives pour les LDDS que le livret A. Mais son nom, Livret de Développement Durable et Solidaire sonne bien et plaît à certains. Est-ce vraiment que du marketing ?

Alors que "24 millions de personnes détiennent un Livret deDéveloppement Durable et Solidaire (LDDS)", "rien ne garantit" que cette épargne, dont la CDC collecte "au moins 60%", "finance des projets contribuant effectivement à la transition énergétique", estime Dominique Plihon, porte-parole d’Attac, contredisant "le label +développement durable et solidaire+ mis en avant".

"Assez de paroles, nous voulons des actes", affirment Attac France et l’ONG 350.org, qui "demandent au gouvernement et au Parlement de mettre en place une réglementation contraignante pour que cesse ce scandale financier et climatique".

© Attac

Clemence Dubois, de 350.org complète : « Avec l’accélération des dérèglements climatiques, nous n’avons plus la possibilité d’attendre. Il est urgent d’arrêter de financer les industries fossiles pour que le carbone reste où il doit être : dans le sol. A ce jour, rien ne garantit aux épargnant·e·s que la totalité de leur épargne finance des projets contribuant effectivement à la transition énergétique ou à la réduction de l’empreinte climatique. Cela entre en totale contradiction non seulement avec l’impératif climatique, mais aussi avec le label « développement durable et solidaire » mis en avant. »

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