Immobilier : les ventes de maisons en chute de 19% sur 2013, pas d’embellie attendue pour 2014

©stock.adobe.com
Le marché de l’immobilier est déprimé, 2013, une année noire, 2014, tout au mieux du gris clair. Si les prix se décident enfin à chuter, car le souci reste bien le pouvoir d’achat des acquéreurs...

Publié le , mis à jour le

L’Union des Maisons Françaises (UMF) a présenté le bilan 2013 et ses perspectives 2014 pour le secteur de la maison individuelle.

2013, une année noire, 2014 pas d’embellie escomptée : rien de réjouissant pour le secteur

En 2013, les ventes de maisons individuelles ont enregistré une baisse de 19 % au cours des douze derniers mois par rapport aux douze mois précédents. Cette baisse s’est confirmée dans toutes les régions et amplifie une dépression du marché amorcée fin 2008 malgré une correction temporaire en 2010 grâce au doublement du PTZ.

2014 ne s’annonce pas meilleur que 2013

Les facteurs négatifs restent présents en 2014 mais ne devraient pas s’accentuer. Le marché, toujours déprimé sur la primo accession, devrait continuer à trouver des compensations sur les « secondo-accédants » qui corrigeront partiellement les pertes de chiffres d’affaires des entreprises sans toutefois rattraper la perte en volume de production.

L’évolution des taux de crédit habitat sera déterminante pour le marché
immobilier en 2014 puisque aucune mesure gouvernementale ne semble devoir être prise pour la relance de l’accession sociale à la propriété.

Coût moyen d’une maison : 154 000 €

Le coût moyen d’une maison en 2013 était de 154 000 euros, hors foncier. Le terrain a coûté en moyenne 64 500 euros en zone rurale et jusqu’à 125 000 euros en ville ou périphérie urbaine.

Le prix reste donc un des principaux freins à l’investissement immobilier, mais il ne faut pas oublier également "le manque de confiance des jeunes en leur avenir économique et social" précise l’UMF.

Pour relancer le marché de la maison, l’UMF ne compte pas sur les mesures gouvernementales qu’elle juge inaptes et contradictoires. En revanche, elle souhaite "redonner au PTZ ses vertus originelles", à savoir "un instrument dont le remboursement devait prendre la suite du remboursement du prêt principal finançant l’opération".

Une question, un commentaire?

Réagir à cet article Immobilier : les ventes (...) : Publiez un commentaire ou posez votre question...

A lire également