Meublé de tourisme (Airbnb, Abritel, Booking, etc.) : nouvelles obligations dès le 20 mai 2026 et nouveaux changements fiscaux
La location meublé touristique subit de multiples restrictions au fil des années. En 2026, nouveau tour de vis avec des obligations déclaratives pour tous, ainsi qu’un nouveau changement de traitement fiscal. Détails.
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Un meublé de tourisme concerne la location de votre résidence principale de manière ponctuelle, à une clientèle de passage, qui n’y élit pas domicile, et est à l’usage exclusif du locataire. La durée de location ne doit pas excéder 90 jours consécutifs à un même client par année civile (du 1er janvier au 31 décembre). Les meublés de tourisme sont généralement proposés en location à la journée, à la semaine ou au mois via des plateformes numériques (Airbnb, Abritel, Booking, etc.). L’hébergement concerné (villa, appartement ou studio meublé) doit comporter différents équipements pour être mis en location, tels que des meubles, de la literie, ou encore un réfrigérateur.
Mise en location en meublé touristique d’un bien qui n’est pas la résidence principale ?
La location d’un meublé touristique qui n’est pas la résidence principale du propriétaire ne relève pas des mêmes règles que la location en meublé touristique. En effet, le logement loué dans ce cas est considéré comme un hébergement hôtelier. De ce fait, une procédure spécifique de changement d’usage est à suivre avant tout enregistrement en meublé touristique.
Fiscalité des meublés touristiques 2026
2025 a marqué la première année concernée par les changements apportés au régime micro-BIC de la location de courte durée par la loi Le Meur. Pour rappel, depuis 2025, les loueurs de meublés de courte durée ne peuvent relever du régime micro-BIC que si leurs recettes annuelles sont inférieures à 15 000 € pour la location d’un meublé de tourisme non classé (contre 77 700 € auparavant).
En 2026, le seuil du régime micro-BIC évolue également : celui-ci est porté à 83 600 euros pour les meublés de tourisme classés. À noter que le seuil est inchangé pour les meublés de tourisme non classés, avec un seuil à 15.000 euros pour pouvoir bénéficier du régime micro-BIC.
Obligations déclaratives 2026
De nouvelles obligations déclaratives viennent se greffer aux loueurs de meublés touristiques, au plus tard le 20 mai 2026 :
La procédure d’enregistrement préalable d’une activité de location en meublé touristique est obligatoire dans toute la France, et devra être effectuée depuis un portail unique,
En cas de logement insalubre, le maire pourra suspendre la validité du numéro d’enregistrement et émettre une injonction aux plateformes de location de courte durée de retirer ou de désactiver l’annonce du logement concerné.
Déclaration en mairie obligatoire
Dans toute la France, la procédure d’enregistrement des meublés de tourisme est obligatoire avant le début de l’activité (article L324-1-1, III, du code du tourisme). À l’issue de l’enregistrement, vous recevrez un numéro qu’il faudra obligatoirement mentionner dans votre annonce de location.
Numéro SIRET
Déclaration de début d’activité pour obtenir un numéro SIRET : Lorsque vous débutez une activité de location de meublé de tourisme, vous devez souscrire une déclaration de création d’entreprise ou de début d’activité. Cette démarche doit être réalisée au plus tard dans les quinze jours qui suivent le début de votre activité. Elle se fait par voie dématérialisée, sur le guichet des formalités des entreprises : formalites.entreprises.gouv.fr ou procedures.inpi.fr. Cela vous permettra notamment d’obtenir un numéro SIRET et d’indiquer le régime d’imposition que vous avez choisi.
Combien de temps pouvez-vous louer votre résidence principale ?
Vous ne pouvez pas louer votre résidence principale au-delà de 120 jours par an, ou bien au-delà du plafond éventuellement fixé par délibération municipale dans la limite inférieure de 90 jours. On parle de résidence principale lorsque le logement est occupé au moins huit mois par an soit par le preneur ou son conjoint, soit par une personne à charge, sauf obligation professionnelle, raison de santé ou cas de force majeure. Les plateformes numériques de location sont tenues de bloquer les annonces dépassant le seuil fixé.
À savoir : Le montant du loyer est fixé librement. Tout contrat de location saisonnière doit revêtir la forme écrite et contenir l’indication du prix demandé, accompagné d’un état descriptif des lieux.
Quelles sont vos obligations fiscales et déclaratives ?
Les revenus tirés d’une location meublée de courte durée sont imposables. Vous devez les déclarer lorsque vous réalisez votre déclaration des revenus. Ces revenus entrent dans la catégorie des bénéfices industriels et commerciaux (BIC). Vous avez le choix entre deux régimes fiscaux, selon le montant de vos recettes annuelles.
Recettes perçues en 2025 et qui seront déclarées en 2026
Régime micro-BIC si vos recettes annuelles n’excèdent pas : 15 000 euros pour un meublé de tourisme non classé, ou 77 700 euros pour un meublé de tourisme classé.
Régime réel : ce régime s’applique automatiquement si vos recettes annuelles sont supérieures à : 15 000 euros pour un meublé de tourisme non classé, ou 77 700 euros pour un meublé de tourisme classé.
Recettes perçues en 2026 et qui seront déclarées en 2027
Régime micro-BIC si vos recettes annuelles n’excèdent pas : 15 000 euros pour un meublé de tourisme non classé, ou 83 600 euros pour un meublé de tourisme classé.
Régime réel : ce régime s’applique automatiquement si vos recettes annuelles sont supérieures à : 15 000 euros pour un meublé de tourisme non classé, ou 83 600 euros pour un meublé de tourisme classé.
Le régime micro-BIC vous donne droit à un abattement forfaitaire de :
30 % pour un meublé de tourisme non classé,
ou 50 % pour un meublé de tourisme classé.
Le régime réel vous permet quant à lui de déduire l’ensemble de vos frais et vos charges.
Si vous êtes soumis au régime micro-BIC, vous devez inclure vos revenus locatifs dans votre déclaration de revenus annuelle au moyen du formulaire 2042 C-PRO.
Si vous êtes soumis au régime réel, vous devez remplir le formulaire n°2031-SD et reporter les montants sur votre déclaration de revenus n°2042 C-PRO.
Notez que si vos recettes sont inférieures à 305 euros, vous ne paierez aucun impôt.
À savoir : Si vous détenez un logement ou un local en indivision, vous ne pouvez pas bénéficier du régime micro-BIC. Vous devez déclarer vos revenus en régime réel.
Vous pouvez faire décider de faire classer votre meublé de tourisme : cette démarche est volontaire, et réalisée auprès d’un organisme de classement. Renseignez-vous sur le site de la Direction générale des Entreprises pour en savoir plus.
La cotisation foncière des entreprises (CFE)
La location meublée constitue une activité imposable à la CFE.
Il existe toutefois certains cas d’exonérations, que vous retrouverez dans le détail sur impots.gouv.fr.
Le paiement de la cotisation foncière des entreprises (CFE) dépend de votre situation.
Consultez le service des impôts des entreprises (SIE) du lieu où se situe le logement loué pour savoir si vous devez ou non régler cet impôt.
La taxe de séjour
Dans les communes ayant instauré une telle taxe, la taxe de séjour doit être collectée auprès de vos locataires. Le montant de cette taxe varie selon la commune et le type d’hébergement proposé. Selon votre situation, la collecte peut vous incomber ou bien être à la charge de l’opérateur numérique si vous faites appel à un tel intermédiaire pour la mise en location de votre logement. Dans le cas où vous assurez la collecte de la taxe, vous devez ensuite la reverser périodiquement à la mairie selon les modalités définies par la collectivité locale.
La taxe sur la valeur ajoutée (TVA)
En principe, la mise en location d’un logement meublé sur les plateformes telles que Airbnb ou Abritel est exonérée de TVA. Toutefois, la location est soumise à la taxe, au taux de 10 %, si la prestation que vous rendez à votre client s’apparente à une prestation hôtelière, c’est-à-dire si vous rendez à votre client au moins trois des quatre services suivants :
la fourniture du petit-déjeuner,
le nettoyage des locaux,
la fourniture du linge de maison,
et la liberté laissée au client de vous voir physiquement ou bien de prendre possession des clés grâce à une boîte accessible par un code.
En tout état de cause, si votre chiffre d’affaires ne dépasse pas le seuil de la franchise en base prévu à l’article 293 B du code général des impôts, ces locations ne seront pas soumises à la taxe.
Les cotisations sociales
Si vos recettes annuelles sont inférieures à 23 000 euros, vous déclarez ces revenus dans le cadre de votre déclaration annuelle de revenus et vos revenus sont automatiquement soumis aux prélèvements sociaux. Lorsque vos recettes annuelles tirées de la location d’un meublé de tourisme sont supérieures à 23 000 euros vous devez vous enregistrer auprès de l’Urssaf et payer des cotisations sociales. Les modalités varient selon le montant total des revenus issus de cette activité.
Quelles sont vos autres obligations ?
La location meublée touristique est strictement interdite dans les logements du parc social. En cas de non-respect, le locataire s’expose à la résiliation du bail en complément de sanctions pécuniaires.
À savoir : Les meublés de tourisme ne sont pour le moment pas concernés par le critère de performance énergétique, sauf pour tous les logements proposés pour la première fois en location en meublé de tourisme et soumis à une autorisation de changement d’usage en France métropolitaine :
entre le 21 novembre 2024 et le 31 décembre 2033, le logement doit avoir un DPE classé entre A et E,
à partir du 1er janvier 2034, il devra être classé entre A et D.
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