Assurances obsèques, à fuir : inutiles, chères, parfois même à fonds perdus

Assurances obsèques ©fotolia.fr/francetransactions.com
Chaque année à l’automne, saison favorable à la souscription d’assurances obsèques, les médias reviennent sur les dérives des assurances obsèques. Ce business de la mort, comme aiment à titrer les médias en quête d’audience. Une assurance pour le moins inutile, mais qui séduit toujours autant. Allez comprendre.

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Dans la série, ces assurances qui coûtent cher pour rien, après les assurances de moyens de paiement, l’assurance obsèques reste la plus décriée.

Assurances obsèques : le marché de la mort fait vendre

Ne pas laisser sa famille dans la peine et face aux difficultés financières lors de sa mort, c’est le souhait de nombre d’entre nous. Les assureurs ont senti le filon depuis bien longtemps. Les assurances obsèques permettent, en contrepartie de versement de primes d’assurances, de percevoir un capital permettant de financer les obsèques. Sauf que la majorité des contrats proposés ne présentent aucun avantage financier aux assurés... Et pour cause, un peu d’algèbre suffit. En additionnant le montant des primes versées, au fil des années, au regard du capital versé lors du décès, un enfant de CE2 verrait le pot aux roses.

Exemple cité sur France 3 : En 24 ans de mensualité, Madame G. a payé 33.124 euros. Sauf qu’à sa mort, sa famille n’a touché que la somme prévue initialement, soit 4 600 euros. Le fils de Madame G s’estime floué au vu de l’écart entre ce qu’a payé sa mère en mensualité et la faible somme récoltée à sa mort. "Je ressens un sentiment de colère devant les arguments utilisés par les commerciaux pour décrocher des contrats. On s’adresse à des personnes en situation de crainte par rapport à l’avenir. Moi je trouve ça absolument indigne", déclare-t-il. D’autres personnes préfèrent garder une somme qu’ils donnent directement à leurs enfants plutôt qu’aux assurances.

Le pire du pire... Cotisation à fonds perdus

Verser des primes d’assurances sont des versements à fonds perdus. Si le décès n’est pas survenu avant la fin du contrat (souscrit pour dix, quinze ou vingt ans), tout l’argent versé est perdu ! On peut bien sûr opter pour une garantie « vie entière », mais avec des cotisations largement plus élevées.

Évitez donc toutes ces assurances, vraiment toutes les assurances...

Épargner sur un contrat d’assurance-vie afin de couvrir les frais de ses obsèques n’est pas un bon plan non plus. Non, cette fois-ci ce n’est pas au niveau financier que cela va coincer, mais au niveau pratique. Le bénéficiaire du contrat ne percevra les fonds ainsi capitalisés que bien tard que vos obsèques, du fait des délais de traitement du dénouement du contrat pour cause de décès (plusieurs semaines de délais).

Effectuez plutôt une donation d’argent

C’est bien le sujet actuel avec la promesse de revue de la fiscalité sur les donations dans les années à venir. Les Français ne donnent pas assez de leur vivant, et pourtant les conditions fiscales sont favorables. L’on peut donner à un enfant jusqu’à 100.000€ d’argent tous les 15 ans. Pour ce cas précis, vous pouvez ajouter à votre don une clause de charge, incluant l’obligation pour le donataire (celui qui reçoit les fonds) de prendre en charge le financement de vos obsèques, et le tour est joué ! Tout le monde est informé dans la famille, ainsi cette épée de Damoclès à propos de votre mort peut s’envoler.

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1 commentaire

  • La justice devrait se pencher sur cette forme d’escroquerie généralisée exécutée par les groupes d’assurances pour encaisser les cotisations à fonds perdus. Le code des assurances qui défend cette manipulation financière doit être modifié car il s’agit de placements fictifs prohibés portant sur une durée de couverture restreinte lié à l’âge et à la santé des cotisants, une forme d’aubaine incluant un calcul différentiel entre le montant total des cotisations perçues et le capital alloué diminué par des clauses combinées à l’avance. L’Etat est bien au courant de ces transactions frauduleuses mais tient à conserver ses intérêts financiers. Ce sont des millions voire des milliards qui sont récoltés et non reversés grâce à ce plan minutieusement élaboré par les groupes d’assurances. Ces contrats doivent être interdits car ils ne délivrent pas les services escomptés et cette propagande mensongère doit aboutir à une révision des conditions d’informations déguisées vers un tribunal compétent et indépendant. En France, il y a assez d’abus, de conflits d’intérêts, d’influence perpétrés par les groupes d’assurances qui s’enrichissent illégalement sur le dos des clients vulnérables. Ces offres alléchantes sont, en réalité, des pièges tendus destinés à promouvoir des offres illusoires et empocher les fonds considérés comme perdus avec la mise en place d’une date butoir basée sur l’espérance de vie. Les assureurs et l’Etat veulent obliger les habitants à souscrire des contrats pour accroitre leur business, le commerce de la mort et pénaliser les récalcitrants. De plus, les primes augmentent sans motifs et leurs avantages diminuent, une aubaine pour ces escrocs financiers véreux condamnables !!!!

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