Immobilier : baisse des prix en 2020, de -15 jusqu’à -30% ?

Quelle sera la baisse des prix de l’immobilier ? © FranceTransactions.com/stock.adobe.com
De combien vont baisser les prix de l’immobilier en 2020 ? Les notaires annoncent entre -10 et -15%. La bulle immobilière portant sur les logements étant de l’ordre de 15 à 20% à fin 2019, le marché devrait plonger plus largement. Le marché de l’immobilier se prépare à une crise majeure, tous les facteurs aggravants étant réunis : absence de réelles corrections sévères des prix depuis 30 ans, bulle immobilière alimentée par des conditions de crédits désormais révolues, crise économique majeure à venir, retour d’une inflation galopante lors de la reprise de l’activité après la crise sanitaire.

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Une boule de cristal n’aiderait pas davantage. Certains pensent que le marché de l’immobilier va tenir, d’autres s’effondrer. Beaucoup n’en ont pas la moindre idée. Ce qui est certain est que toutes les comparaisons de la situation actuelle avec les crises passées sont erronées. Cette crise sanitaire que nous connaissons actuellement ne s’est jamais produite. Tout comparatif avec crises épidémiques de la peste noire, de la grippe espagnole, ou des crises financières de 1929, 1933, 2007/2008 est sans doute un bon moyen de vendre du papier, de faire de l’audience, des vues sur YouTube, mais n’est en rien rationnel.

L’INSEE anticipait une chute du PIB de -3%, 10 jours plus tard, l’estimation est désormais de -8%. Le FMI confirme cette anticipation de baisse. Alors personne ne peut dire jusqu’où pourra tomber l’économie du pays. Chaque semaine, ce sont des centaines de milliers de personnes qui se retrouvent sans emploi. Avec le chômage partiel (8,7 millions au 15 avril), ce ne sont pas moins de 14 millions de personnes sans activité actuellement dénombrées dans notre pays.

L’immobilier ne peut pas être une valeur refuge quand les prix chutent...

Quand le marché de l’immobilier est en baisse, qui peut croire qu’acheter un bien immobilier soit une bonne affaire ? Une valeur refuge ? C’est le fameux couteau qui tombe des boursicoteurs, celui qu’il ne faut surtout pas attraper. Acheter un bien à -10% alors que le marché peut encore chuter de -30%... Cela s’appelle faire une bien mauvaise affaire. Avant d’acheter, encore faut-il savoir si la baisse est terminée... Or, dans la récession qui arrive, les premières estimations du FMI publiées le 14 avril visent un retour à la situation de fin 2019, pas avant fin 2022 ! Ce qui laisse suffisamment de temps à une phase de baisse des prix pour le cycle de l’immobilier. Il n’en faut pas plus. Les prix vont donc chuter fortement pendant 18 mois environ, car seules les transactions contraintes seront sur le marché.

Une saine correction des prix de l’immobilier en France

Le marché de l’immobilier en France est atypique. C’est un des rares marchés à ne pas avoir subi une décote de -30% lors de la dernière crise financière de 2008 (USA, Espagne, Italie, Allemagne, UK ont subi des décotes, mais pas la France). Soutenu à bout de bras par les subventions tous azimuts de l’Etat, le marché français de l’immobilier devrait cette fois-ci fléchir, car le marché sera confronté à l’alignement de toutes les mauvaises nouvelles : la forte remontée des taux d’intérêts et donc des crédits immobiliers, l’inflation, la baisse des revenus des ménages français (chômage partiel, chômage), une bulle immobilière présente depuis trop longtemps.

Forte hausse des taux des crédits immobiliers en avril 2020
Forte hausse des taux des crédits immobiliers en avril 2020 © FranceTransactions.com

Depuis le début des années 2000, le marché de l’immobilier est sorti de sa tendance long terme. Les conditions financières, notamment sur ces dernières années, totalement irrationnelles (taux négatifs des banques centrales), ont créé une bulle immobilière historique.

Prix des logement sur Paris depuis les années 1200 !
Prix des logement sur Paris depuis les années 1200 ! © cgedd.fr

Un marché partiellement bloqué, le temps du confinement

D’un côté, les transactions immobilières sont fortement ralenties actuellement. Les offices notariales ne pouvant plus recevoir de public. La signature à distance, avec la dérogation temporaire, le temps du confinement, plus un mois, n’obligeant plus les signataires à se rendre physiquement dans les offices notariales permet de désengorger le situation. D’un autre côté, les visites sont interdites, et personne n’achète un bien immobilier via des visites virtuelles, le bon sens a parfois encore sa place. Aucune nouvelle transaction immobilière ne peut donc se faire.

Le marché de l’immobilier est un marché auto-prophétique

Bien au-delà des considérations économiques, des prix, des taux de crédit, acheter un bien immobilier, c’est un projet de vie. Après cette période traumatisante, les Français n’auront pas forcément envie dans les premiers mois de s’en saisir. Le marché de l’immobilier est auto-prophétique. C’est plus l’envie et la tendance qui font les prix que les simples coûts de construction, de terrains ou de matériaux. Nous avons connu la boulimie d’immobilier durant ces 20 dernières années, une période de régime sec nous attend. Les craintes de chômage (perte d’emploi) seront à l’ordre du jour et les conditions drastiques de crédits feront le reste. Les acquéreurs motivés n’auront plus les moyens de payer de tels prix. Ainsi, d’après le dernier sondage effectué le 6 avril par Drimki, 15% seulement des ménages déclaraient qu’ils entendaient conserver leur projet immobilier dans les 12 mois à venir.

Les notaires anticipent une chute des prix de 10 à 15%

Si les notaires eux-mêmes anticipent une baisse des prix de l’ordre de -10% à -15%, beaucoup d’observateurs comprennent donc que cela pourrait être aisément le double. Pour le Président du Conseil supérieur du notariat (CSN), Jean-François Humbert, la crise immobilière à venir sera au minimum de l’acabit celle de 2012/2013... Tout en ajoutant, voire pire. Du côté des agences immobilières, l’heure est plutôt à la survie qu’au jeu des estimations des baisses de prix. Selon la FNAIM, dans un communiqué du 15 avril, ce serait 3.000 agences immobilières dont la pérennité serait actuellement en jeu.

Chute des prix de -15% à -30%, de 2020 à 2021

Tout semble converger pour une une chute des prix de -15% à -30%. Tout dépendra de la détresse de l’économie française à la fin de la crise sanitaire, si toutefois, celle-ci peut être identifiée. Si le virus continuera de roder, nos habitudes de consommation devront changer. N’oublions pas que la grippe saisonnière de 2015, possède, encore pour le moment, un bilan plus meurtrier que le COVD19 en France. Et pourtant la mobilisation nationale avait été pour le moins réduite. C’est dire si nous sommes loin d’en avoir terminé.

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24 commentaires

  • Article intéressant, mais dommage que n’ont pas été pris en compte les différences évidentes entre les territoires. L’impact du télétravail, du chômage, et aussi les traumatismes liés au confinement incitera les citadins - souvent occupants de petits surfaces - de déménager plus loin, là où les prix sont moins élevés, la qualité de vie meilleure, et où il est plus supportable de traverser des crises. Cela enlèvera au moins partiellement la pression sur des marchés tendus comme Paris, Bordeaux, Lille ou Lyon qui par conséquent pourraient fortement chuter dès cet automne. Au contraire on verrait des hausses dans d’autres endroits, surtout dans des environnements avec des atouts évidents : rapport qualité / prix, infrastructures présents, proximité / qualité des transports, atouts naturels, climat etc.

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  • Tout à fait d’accord avec se billet... Grosse baisse en vue ! 1 - Quand le chômage va exploser je pense à partir du premier trimestre 2021 après la suppression des aides de temps partiel de l’état (qui ne pourra pas soutenir indéfiniment les entreprises, apparemment jusqu’en fin d’année) ce sera alors le début de grands mouvements de faillites en pagailles. A la gorge, les foyers vont tenter de vendre leur bien pour récupérer de la trésorerie (résidence secondaire pour les uns mais aussi résidence principale dont les charges ne sont plus supportables pour d’autres ou même les investisseurs dont les loyers ne seront plus perçus..), dans ces circonstances le nombre grandissant de bien sur le marché et le peux de candidats à l’achat va faire baisser les prix... 2 - Comme d’habitude nous subirons l’onde de choc d’un grand désordre venu d’outre atlantique qui à toujours un temps d’avance économiquement... (on pourrait atteindre les 40 millions de chômeurs en juin) nous devrions donc être les spectateurs attentifs de ce qui arrivera chez nous...3 -La spirale est inévitable car c’est une spirale ! Qui va acheter une voiture ...ou acheter un billet d’avion pour aller aux Seychelles ou refaire une extension de sa maison lorsque pour un couple potentiellement deux emplois risquent d"être menacer... Les plus grosses crises ont toujours été suivies d’une baisse de l’immobilier.(Tout cela sans parler d’un retour potentiel du virus l’hiver prochain et l’impossibilité de la mise en place d’un vaccin à grande échelle avant l’été 2021 d’après les épidémiologistes).

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    • Qui va acheter une voiture ?Moi, la mienne est sur le point de rendre l’âme. 3000 euros de réparation (nécessaire) plus une révision à 500 euros qui était prévue.Seulement là, fini de faire plaisir à bobonne, ça sera une voiture pratique et avec des frais d’entretiens moins élevés (finies les jantes 18 pouces avec la paire de pneus à 450 euros).Qui va acheter de l’immobilier ? Peut-être moi si on a 30% en moins (ce qui serait assez dingue, j’en rêve !).Tout ça bien sûr à condition de conserver nos travails, ce qui n’est pas dit à 100%.Il y aura des zones bien sinistrées. Je pense aux jeunes entre 25 et 30 ans qui se sont endettés jusqu’au cou pour acheter leur maison à crédit et qui vont perdre leur boulot.

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  • Bonjour,1- D’après la plupart des instituts de prévision (INSEE, OFCE, etc..) on peut tabler sur une baisse du PIB de l’ordre de -30% sur le premier semestre qui devrait être suivie d’un rattrapage de l’ordre de 20% aus econd semestre. Au total nous allons donc assister a une baisse de l’activité qui nous ramènera en 2018 en termes de niveau d’activité, avec une forte augmentation du chômage.La forte baisse des cours de bourse (-30% ;CAC de 6200 à 4400) a par ailleurs amputé la richesse des ménages.2- Parallèlement, les banques vont devoir faire face à des faillites en chaînes, et vont offrir moins de crédits aux ménages, tout en étant plus sélectives. 3- Les taux des crédit immobiliers sont orientés à la hausse, en raison de l’accroissement des dettes publiques, partout en Europe, et particulièrement en France.4- Les zones tendues responsables de la hausse, voient leur attractivité diminuer fortement en raison du télétravail et des conditions de vie en cas de crise.Tout ceci va dans le sens d’une baisse significative du volume des transactions et des prix. Compte tenu des effets de retard liés aux délais de réalisation des ventes authentiques, ceci n’apparaîtra pas avant le 3 ème trimestre au mieux. Difficile de donner un chiffre en l’absence de modèle, j’estime la baisse au début de 2021 à un minimum de 10% par rapport au plus haut.

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  • Depuis quand l’inflation est-elle un problème pour l’immobilier ?Egalement, une augmentation de 0,20 points des taux alors qu’ils sont extrèmement bas, ça n’est pas une forte augmentation. 2 points le serait.

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    • Bonjour,

      Vous avez raison. Pour le moment, l’inflation est minime et sans aucun impact sur le marché de l’immobilier. Mais le point était de voir en cas de retour d’une réelle inflation.

      L’immobilier n’est plus un réel actif refuge contre l’inflation depuis quelques années. Ce ne serait effectivement pas un souci si les loyers suivaient le niveau de l’inflation. En cas d’inflation, le prix de l’immobilier augmente, mais les loyers suivent dans la même proportion. C’est ce qui figure du reste dans tous les manuels d’économie. Sauf que depuis plus de deux décennies, si les loyers sont sensés suivre l’IRL, basé sur l’inflation, n’oublions pas que plus de 50% de l’immobilier locatif en France est soumis à des plafonds de loyers, sans parler des mesures de contrôles locales de loyers (Paris, Lille, etc.) pouvant être mises en place très rapidement. La loi est en place. Comme en toute situation de marché contrôlé artificiellement, ce marché immobilier peut donc être déséquilibré et être exposé aux risques d’inflation. Il sera aisé à un gouvernement de ne pas augmenter ces plafonds de loyers à la lecture d’une inflation "galopante" (+3%, +4% suffirait) et du coup, les bailleurs prendraient l’inflation à leur charge. Le risque est seulement potentiel, mais il existe.

      Bien à vous

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  • Les prix baisseront uniquement si il y a :

    - Une crise économique se répercutant dans l’économie réelle avec une hausse du chômage, des faillites d’entreprises et donc une récession
    - Également hausse des taux d’intérêts et là que il y ait récession ou pas ça baissera mécaniquement.
    - Une réquisition d’argent sur l’épargne des français (cela est arrivé à Chypre, mais également en Espagne et en Italie)

    Ceux qui fait aujourd’hui le marché c’est les taux bas, la certitude d’avoir un travail (CDI) et la confiance des français dans l’immobilier.

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    • Vous écrivez hausse des taux d’intérêt ?Et bien vérifiez vos informations car les taux vont encore baisser vu que la BCE les baisse encore pour relancer l’économie3000 mds de relance planche à billet …Les taux ne sont pas prêts de remonterPour le reste c’est du doigt mouillé levé

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      • Bonjour,

        Vous avez raison, la BCE injecte et va encore injecter massivement des liquidités, de l’argent sans valeur, cependant elle n’a pas abaissé ses taux très récemment. Cet argent vient faire gonfler la bulle des marchés financiers mais ne vient que partiellement réduire le coût des crédits. La plus grave crise économique de l’après guerre et les indices sont encore aussi hauts ? Rien ne vous choque ? Une des deux affirmations est fausse.
        Et cependant les taux des crédits immobiliers ont encore augmenté, certes encore que légèrement. Pourquoi ? Ce n’est pas véritablement les taux de la BCE qui font le marché des crédits aux particuliers, mais les taux de la dette des Etats et ce coût du risque. La BCE pourra appliquer des taux négatifs à tous les étages que le taux des crédits immobiliers ne le seront jamais, négatifs. Le lien direct entre les taux de la BCE et celui de l’économie réelle sont des sujets journalistiques du monde d’avant. Rappelez-vous ces articles dans lesquels la dette de la France était ingérable alors que nous en étions à 90% d’endettement du PIB... Fin 2020, si nous en serons à 120% ce serait top. Mais rien n’est plus comme avant, en cas de crise de la dette, les taux accessibles aux particuliers vont grimper, aucune banque ne prêtera dans un marché en forte baisse, et l’inflation avec, et les banques centrales ne pourront rien y faire. Hormis une seule chose. Convenir au niveau mondial d’effacer l’ardoise pour toutes ces mesures de distribution d’argent qu’une grande partie des pays ont mis en place. Sinon, ce sera juste ingérable.

        Bien à vous

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      • Merci pour votre réponseles taux baisseront encore je pense, la BCE n’a pas d’autre choix que de ne pas sombrer et tous avecdes taux immobilier négatifs ? Biensur que si cela existe ! Dannemark, Belgique tout est possible mon cher Monsieur !Même un baril de pétrole à -35$ !Le soucis en vérité c’est que dans ces périodes sombres le papier est transformé en OR (physique) et en … pierre !En attendant la suite la guerre surement pour brûler tout cela et ré initialiser le système …Ha tristes hommes que nous sommesBien à vous et merci pour l’échange

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        • Merci pour cet échange.

          Juste pour rebondir sur le prix du pétrole. L’emballement médiatique prête à sourire. Dans la vie vraie, le prix du baril n’a jamais été négatif, et ne le sera jamais. Le -37$ c’est le cours d’un produit financier (un contrat futur) sur le WTI (indice d’un ensemble de pétroles en sous-jacent), qui plus était à son dernier jour de son échéance de contrat. Ce n’est pas le prix réel d’un baril de pétrole dans la vraie vie. Regardez le cours du baril de pétrole (et non pas celui d’un contrat futur), vous verrez qu’il se maintient autour des 20 euros.
          Tout comme dans la vraie vie les taux des crédits immobiliers ne seront jamais négatifs, les médias se focalisent sur les taux des banques centrales qui sont des purs produits financiers pour les banques, et auxquels les particuliers ne peuvent avoir accès.

          Bien à vous

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  • Article intéressant, bien sûr, visionnaire ou réel sur le long terme ? Il est évident qu une fois de plus, les gens qui disposeront de moyens financiers pourront investir, l achat d une logement ou simplement "se loger" n est il pas vital dans notre société pour obtenir l ouverte d un compte bancaire ? L egard va donc se creuser d avantage entre les pauvres (la classe moyenne) et les riches aux revenus supérieurs à 25.000 € par an. Je pose la question suivante, je suis célibataire divorcée, la cinquantaine passée, je n ai plus d enfants à charge, je gagne moins de 1000€ par mois, actuellement hébergée chez une amie, j envisage et j j’espère pouvoir m acheter un petit appartement avec mes économies une partie d une futur héritage, et si j arrive à obtenir 35 heures par semaine, puis je devenir d etre propriétaire demain après la crise sachant que les taux vont augmenter mon profil est il inintéressant ?

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    • Bonjour je me permet de vous répondre, oui vous pourrez investir dans une petite maison ou un appartement à condition de prendre sur 20 ans, si vous avez un apport de 30 pourcent serai mieux ou faire des travaux par vos moyens ce qui allegerait la facture.Maintenant votre salaire de 1000 euro mensuel est vraiment très juste pour ouvrir un prêt il vous faudrait avoir un mi temps pour combler le manque .N’hésitez pas à demander une formation à pôle emploi avec du débouchés c’est une option pas inintéressant. Merci de me répondre si cela vous convient. Cordialement Jerome

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    • Bonjour je me permet de vous répondre, oui vous pourrez investir dans une petite maison ou un appartement à condition de prendre sur 20 ans, si vous avez un apport de 30 pourcent serai mieux ou faire des travaux par vos moyens ce qui allegerait la facture.Maintenant votre salaire de 1000 euro mensuel est vraiment très juste pour ouvrir un prêt il vous faudrait avoir un mi temps pour combler le manque .N’hésitez pas à demander une formation à pôle emploi avec du débouchés c’est une option pas inintéressant. Merci de me répondre si cela vous convient. Cordialement Jerome

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    • Personne ne le sait à l’heure actuelle, tout dépendra de votre apport et de où vous habitez.Si vous gagnez 1000€ à paris, avec 30 000€ d’apport autant vous dire que même demain ce sera mission impossible dans paris intramuros..Après en gagnant 1000€/mois, est-il judicieux d’être propriétaire je ne suis pas toujours certain ( à voir les aides en vigueur au moment de votre demande... )Malheureusement pas de boule de cristal pour personne aujourdh’ui.Mais l’article me parait tout à fait doué de sens : - 10/15% à minima et jusque 30/35% dans sa largesse je pense que ce n’est pas improbable non plus.L’immobilier était/etant au plus haut, une correction de 15% nous ramène pas si longtemps derrière !Les perdants seront les derniers rentrés... ( à court terme ).

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  • Depuis le début de la crise, je remarque qu’un nombre de plus en plus important d’annonces de vente de biens loués apparaissent, ce qui n’était pas le cas avant.Qu’en pensez vous ? Merci pour votre article honnête et bien étayé.

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  • Les moyennes ne voulant rien dire en immobilier, pas à l’échelle d’une ville, et encore moins d’un pays, dire "ça va baisser de 30% en France" , ça reste un peu vague.Si on s’en tient à Paris, je ne suis pas sur qu’une baisse des prix change grand chose à la situation des candidats à la propriété. Si on prend 12000€/m² comme base, dans un quartier sympa, et qu’on enlève 30%, ça donne tout de même 8 400€/m². Si en même temps les taux d’intérêt des emprunts montent, ça ne va pas solvabiliser grand monde, et à ce niveau de prix, certains étrangers et les marchands de biens vont se régaler.

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    • c’est le but mon enfant..les gros ! et bouygues, vinci, icade et les copains seront toujours làpas certains pour ton petit promoteur de quartier depuis 30 ans Malheureusement...

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      • la situation est plus qu’inquiétante, et je ne parle pas que de l’immobilier.Ca fait + de 40 ans que nous sommes en déficit primaire en budget de fonctionnement de l’Etat.Ca fait + de 20 ans que l’Etat perfuse le secteur immobilier ( plus de 45 milliards d’euros de soutient au secteur en 2019 investisseurs, défisc, et particuliers, ptz, ptz élargi, emprunts sur 30 ans, financement à 110%) avec de l’argent presque gratuit.Dans les années 80/85 un foyer consacrait environ 15% de ses revenus à se loger avec une inflation 10 fois supérieure... 30 à 33% aujourd’hui !! alors que le ratio revenus/prix immo est de 2 pour 5 sur la même période !On a perdu beaucoup en compétitivité face à la mondialisation sans pouvoir nous renouveler.Le dernier trimestre 2020 sera déterminant sur l’ampleur de cette crise sanitaire, économique et sociale sans dévier je l’espère sur une crise politique.

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  • Comme toujours ce sera la loi de l’offre et de la demande. Dans les grandes villes comme Paris, Lyon ou Bordeaux les prix vont continuer à monter, quoique plus lentement. Les villes peu cotées ou ayant peu de demande vont baisser assez fortement.

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  • Enfin un article éclairé avec une perpective de baisse « dans les clous » au regard de la situation plus que dramatique.Marre des avis de personnes en conflits d’intérêts dire que tout va bien, madame la marquise.Se loger, Century, FNAIM, que des gros menteurs qui prêchent pour leur paroisse.Maintenant, acheteurs et vendeurs vont se regarder en chiens de faïence pendant au moins 3 mois avant que la baisse ne soit réellement effective.

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    • ne pas confondre vitesse et précipitation
      en matière d’immobilier il faut réfléchir et se donner du temps. En France le nombre de logement est insuffisant. A quoi bon vendre si les prix baissent ? en cas de nécessite, une mutation par exemple on vendra à la baisse pour racheter ailleurs suivant une baisse parallèle... et puis l’inflation sera bientôt là pour remettre le train des prix sur les rails de l’augmentation.Une baisse des prix face à des revenus faible ne fera jamais de bonnes ventes sauf pour les agents immobiliers qui toucheront leurs commissions...et pourquoi ne parle t on jamais de l’immobilier d’affaires ?

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      • la crise ce n’est jamais trop de logements ! la crise ce sont des logements vide ou a vendre et des gens qui dorment dans la rue parce qu’ils n’ont pas les moyens de s’offrir les loyers qui ont pourtant baissés !

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      • Bonjour,A quoi bon vendre lorsque les prix baissent ? A éviter tout simplement de vendre encore plus bas. S’il y a rétention des biens par vendeurs du fait d’une baisse des prix alors cela provoque juste une stagnation des prix car beaucoup de vendeurs ne peuvent/ veulent pas attendre ou craignent une baisse encore plus conséquente. Par contre lorsque les vendeurs attentistes remettent leurs biens sur le marché il s’ajoute aux nouveaux biens qui y apparaissent du fait du flux régulier de vente. Or, comme les vendeurs attentistes remettent le plus souvent en vente leurs biens à peu près en même temps (généralement entre 6 et 9 mois plus tard qu’ils ne l’avaient prévus initialement), alors la surabondance ponctuelle de biens en vente contribue à une reprise de la baisse initiale et relance une nouvelle boucle rétention/baisse. C’est précisément du fait de ces comportements liés à la psychologie des acteurs que l’on constate lors de l’analyse des crises immobilières que les baisses se font souvent par plateaux successifs aux lieu d’être franches et courtes. La seule manière d’échapper, en tant que vendeur à ce processus serait d’attendre sur de très longues période, plusieurs années parfois, et peu veulent ou peuvent le faire.Mais précisons que vendre en pleine baisse n’est pas absolument pas équivalent, comme le suppose le sens commun, à une perte dans la mesure du moins où la vente d’un bien vise à en acheter un autre. Prenons un exemple simple : si vous vendez à 200 K une maison qui valait 5 ans plus tôt 300 K, et que vous rachetez dans la foulée, alors vous pourrez achetez à votre tour à 200 k une maison qui elle aussi vaut à l’instant t un tiers de moins que sa valeur cinq ans plus tôt. Peut-être même, en étant assez rapide et en vendant au début de la baisse, pourrez-vous achetez un bien équivalent moins cher que le prix de vente du votre du fait du décalage de quelques mois entre votre vente et votre achat dans une pente baissière. Dans l’absolu, même si c’est contre-intuitif comme le sont beaucoup de phénomènes économiques, le cours des prix immobilier n’a aucune incidence sur votre pouvoir d’achat réel lorsque vous vendez pour racheter : si vous vendez lorsque les prix sont hauts vous n’êtes pas gagnant puisque vous devrez racheter au plus haut, et lorsque vous vendez au moment où les prix sont bas vous ne perdez rien puisque vous rachèterez à votre tour peu cher. C’est seulement en primo accession où lorsque la vente finance autre chose que de l’immobilier que le cours des prix a de l’importance.Ah ! sinon, pour l’inflation, comme cela a été annoncé par Christine Lagarde, elle sera environ de 0.3 pour 2020 et de 1.3 jusqu’en 2022, soit le plus faible taux d’inflation de l’histoire de la BCE, ce n’est donc pas une variable à prendre en compte pour l’instant dans cette crise.

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