Le CAC40 n’est pas encore vacciné contre les spéculateurs de court terme

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La Bourse de Paris perdait du terrain mardi matin (-0,27%) au lendemain d’une nouvelle séance haussière qui s’inscrit dans un élan d’optimisme lié aux résultats très prometteurs de candidats vaccins contre le Covid-19.

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La Bourse de Paris perd du terrain (-0,27%) peu après l’ouverture

A 10H10, l’indice CAC 40 cédait 15,04 points à 5.456,85 points. Lundi, la place parisienne avait poursuivi son ascension jusqu’à des plus hauts de neuf mois, portée par les résultats favorables du vaccin anti-Covid de Moderna. Après l’annonce la semaine dernière par les laboratoires américain Pfizer et allemand BioNTech d’un vaccin efficace à 90%, la société de biotechnologie américaine Moderna a affirmé lundi que lesien avait une efficacité de 94,5%.
"Cette répétition des avancées en matière sanitaire éclaircit et rend plus favorables les perspectives économiques à quelques trimestres", commente Hervé Goulletquer, stratégiste chez LBPAM.

Ce qui n’empêche pas les marchés de compter sur les banques centrales pour qu’elles poursuivent leur politique accommodante afin de soutenir l’économie. La banque centrale américaine (FED) pourrait étendre son programme de rachats d’actifs dont les bons du Trésor, a dit lundi son vice-président Richard Clarida. "Il est de plus en plus certain que des deux côtés de l’Atlantique les banques centrales vont annoncer de nouvelles mesures" car "les mois en cours vont rester compliqués en termes de croissance", observe M. Goulletquer.
La pandémie a provoqué une contraction de l’activité sans précédent en 2020.

Des deux côtés de l’Atlantique, il faudra sans doute attendre l’été 2021 pour un retour à la normale, avec une proportion élevée de la population vaccinée et on ignore encore la durée de la protection conférée par une vaccination.

Quel rebond post-Covid ?

Face à ce défi, le président élu américain Joe Biden a exhorté lundi le Congrès à voter "rapidement" un nouveau plan d’aide à l’économie, toujours fragilisée par les limitations de l’activité en raison de la crise sanitaire.
"Si nous partons du principe que le monde(...) aura prochainement à sa disposition les armes pour en finir avec l’épidémie d’ici à l’été prochain, est-ce que nous pouvons en conclure que les perspectives économiques sont pour autant flamboyantes ?", s’interrogent les experts d’Aurel BGC. "En 2021, les Etats européens ne vont pas rattraper les pertes de richesses accumulées cette année. Au-delà, quid du potentiel de croissance ?", poursuivent-ils.

Sur le plan des statistiques, les investisseurs prendront connaissance des ventes au détail et de la production industrielle pour octobre aux Etats-Unis.
Côté valeurs, celles qui avaient fait une belle séance lundi, reculaient à l’instar des foncières —URW (-3,38% à 56,66 euros), Klepierre (-7,79% à 19,02 euros) et Icade (-4,77% à 62,90 euros)— mais aussi Airbus (-1,97% à 88,03 euros) Total (-1,61% à 33,71 euros) et le secteur bancaire.
Alstom, qui a annoncé une levée de fonds massive pour racheter des activités ferroviaires de Bombardier, perdait 1,09% à 39,51 euros après un coup de chaud. Bouygues (-0,09% à 33,80 euros) a annoncé avoir cédé des droits préférentiels de souscription dans le cadre de cette augmentation de capital à l’issue de laquelle sa participation descendra à environ 8% du capital d’Alstom.

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