Épargne : une mission parlementaire lancée afin d’étudier les impacts des rendements réels négatifs

Une mission d’information parlementaire a été lancée mardi à l’Assemblée Nationale pour étudier les conséquences de la baisse prolongée des taux d’intérêt sur l’épargne des Français et proposer des pistes de modernisation du cadre réglementaire, a appris mardi l’AFP de plusieurs sources parlementaires.
Épargne : une mission parlementaire lancée afin d'étudier les impacts des rendements réels négatifs
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Les députés lancent une mission sur l’épargne en période de taux bas

Cette mission, qui associera des députés de tous bords, s’inscrit dans le cadre des travaux de la commission des Finances de l’Assemblée nationale et est pilotée par le député Gilles Carrez , lequel doit organiser mercredi une première réunion de cadrage, a fait savoir son entourage à l’AFP. Cette mission doit permettre d’évaluer les répercussions sur l’épargne de la baisse prolongée des taux d’intérêt et de leur maintien à un niveau quasi nul, notamment dans un cadre règlementaire et fiscal élaboré à des périodes où les taux étaient beaucoup plus élevés.

Est-ce vraiment une bonne nouvelle ? Pas certain

Lesdéputés étudieront -entre autres- les déterminants économiques de la baisse des taux et les modifications des comportements d’épargne. Après avoir évalué les politiques publiques conduites pour s’adapter à ce nouvel environnement, ils proposeront par ailleurs des pistes de modernisation de la politique de l’épargne en France. Ce contexte de taux très bas a déjà eu des conséquences notables sur l’épargne : le livret A, produit très répandu en France, a notamment vu son taux abaissé de 0,75% à 0,5% début février pour tenir compte de ce contexte.

Pousser les épargnants à prendre des risques reste un non-sens

En outre,les compagnies d’assurances, qui peine à faire fructifier l’épargne de leurs clients, ont drastiquement taillé leurs rémunérations garanties dans le cadre des contrats d’Assurance Vie, incitant les clients à investir davantage sur des contrats en unités de compte, plus risqués mais aussi potentiellement plus rémunérateurs.

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1 commentaire

  • Les taux bas actuels sont maintenus artificiellement, contre toute logique économique (ils sont décorrélés de l’inflation réelle), afin de permettre l’accroissement de la dette surtout publique à moindre coût. Certes la politique gouvernementale actuelle voudrait distraire l’épargne populaire de ses placements préférentiels actuels (comptes d’épargne et immobilier) afin de la recentrer sur l’investissement boursier présenté comme plus rémunérateur mais à risques. Il s’agit en fait d’accélérer le transfert des richesses de la classe moyenne (celle qui a encore une capacité d’épargne même faible) vers les classes supérieurs par le biais des aléas boursiers qui font vivre les boursicoteurs et autres spéculateurs grâce à des procédés techniques face auxquels un petit investisseur non professionnel ne peut rien. Pour les petits épargnants, il faut conserver à l’esprit que son épargne sur un livret ne voit pas encore (mais pour combien de temps ?) sa valeur nominale diminuer alors que ce ne serait pas le cas actuellement d’un PEA ou d’un compte titres ordinaire.

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