Notifications FranceTransactions.com
Pour ne rien rater de l'actualité des placements épargne, inscrivez-vous à nos notifications.

Réforme des retraites 2023 : minimum de pension à 1.200 euros, bruts ou nets ? Ces détails qui vont décevoir le plus grand nombre

Pension de retraite minimale de 1200 euros © FranceTransactions.com/stock.adobe.com
La réforme des retraites 2023 est désormais connue. Un point marquant concerne la pension mensuelle minimale de 1.200 euros promise aux retraités actuels et à venir. Mais le diable se cache dans les détails...

Publié le , mis à jour le

Réforme des retraites 2023

La réforme des retraites devient plus concrète. Finies les suppositions, Elisabeth Borne a précisé les contours de cette réforme. Tous les points avaient été révélés depuis quelques semaines déjà. L’âge légal sera bien de 64 ans à compter de 2030, la durée de cotisation va passer plus vite qu’avec la loi Touraine à 43 années, et la pension minimale sera de 1.200 euros bruts fiscal pour les retraités actuels et les nouveaux, ayant une carrière entière. C’est bien sur ce dernier point que les ergotements continuent, 1200 euros bruts, ou nets ? Tout et son contraire sont publiés sur les médias. Ces 1200 euros correspondront bien à 85% du SMIC mensuel net dès cet été 2023, et sont bien 1200 euros pour les retraités, puisque la CSG 2023 de 6.6% va s’appliquer sur cette pension nette fiscale.

1200 euros, nets ? bruts ? Brut de quoi ?

Au départ, le projet de réforme des retraites évoquait une pension minimale à 1.100 euros. Mais l’on s’est rapidement aperçu que ces 1.100 euros bruts ne changerait rien à la situation actuelle ! À peine 40 euros d’écart avec la situation actuelle, difficile à accepter pour une réforme majeure. C’est pourquoi désormais cette pension minimale est portée à 1200 euros. En fait, il s’agit uniquement d’un pourcentage du SMIC net mensuel. Actuellement, la pension minimale est de 75% du SMIC net mensuel. Ce minimum de pension mensuelle sera donc porté à 85% du SMIC mensuel net à compter du 1er septembre 2023.

85% du SMIC

Actuellement, la pension minimale est établie en fonction du SMIC à hauteur de 75%. La réforme des retraites passerait ce seuil à 85%. Ce qui donne les résultats suivants :

Plafond de 0.85 fois le SMIC, en brut et en net
Plafond de 0.85 fois le SMIC mensuel, en brut puis en net, en vigueur au 01/01/2023
Plafond de (0.85 x) SMIC mensuel en BRUT
Smic mensuel BRUT (base 35 heures) 1 709,32 €
Plafond de 0.85 x SMIC mensuel BRUT (base 35 heures) 1 452,92 €
Plafond de (0.85 x) SMIC mensuel en NET
Smic mensuel NET (base 35 heures) 1 352,90 €
Smic mensuel NET (base 35 heures) 1 149,96 €

⚠️ Vous observez que 85% du SMIC net ne donne que 1151€ nets et non pas 1200 euros ! Cela n’est donc pas 1200 euros nets ! Mais rassurez-vous, la réforme des retraites tient déjà compte d’une probable revalorisation du SMIC cet été 2023. 85% du SMIC net devrait bien atteindre les 1.200 euros de pension de retraite brut.

1200 euros bruts de pension, en net ?

Come vous le savez les pensions des retraités sont soumises aux prélèvements sociaux, cette fameuse CSG, dont le taux dépend du montant des revenus. Avec une pension brute fiscale de 1200 euros mensuelle, cela fait un revenu de 14400 euros pour une personne. Le taux de CSG est alors dans ce cas de 6.6%. Ainsi, les 1200 euros bruts de pension se transformeront en 1120,8 euros nets versés aux retraités bénéficiaires.

Du côté fiscal, avec 14.400 euros net fiscal de pensions de retraite perçues, aucun impôt sur le revenu n’est à payer.

Cette revalorisation doit notamment profiter aux femmes retraitées, qui représentent 60 % des retraités qui touchent la retraite minimum. Deux millions de retraités seront concernés.

Pour les nouveaux retraités, mais pas seulement !

Changement de discours, d’après la présentation de la réforme des retraites du 10 janvier 2023, les nouveaux retraités ne seraient pas totalement lésés. Mais attention, afin de prétendre à une revalorisation, il faudra avoir une carrière complète et ce n’est pas tout. Le dispositif proposé aux retraités actuels ne serait pas celui incluant le minimum contributif revalorisé, promis aux nouveaux retraités. Le communiqué de presse du gouvernement ne précise pas les détails pour les retraités actuels, les études sont toujours en cours.

Carrière complète seulement

Cette pension minimale de 1200 euros bruts ne sera accordée qu’aux retraités ayant une carrière complète, une fois liquidé tous leurs systèmes de pension (base + complémentaire). Ainsi, cette pension minimale devrait surtout concerner que les femmes à temps partiel, artisans et commerçants. Ainsi, seulement 2 millions de retraités devraient bénéficier de cette nouvelle mesure.

Qu’est-ce qu’une carrière complète ?

Une carrière complète est une carrière qui permet de percevoir un taux plein. Cela veut dire que le nombre de trimestres demandés pour l’obtention du taux plein a été atteint. Cela ne signifie pas forcément que l’activité a été sans interruption. Attention, avec la réforme des retraites 2023, la durée de cotisation évolue en fonction en l’âge et des années, pour atteindre 43 ans (soit 172 trimestres) à l’horizon 2030.

Qui va vraiment percevoir 1200 euros ?

"Un salarié qui a travaillé au SMIC toute sa vie aura une pension de près de 1 200 € par mois, soit 85 % du SMIC net.". Cette mesure s’appliquera aux salariés, aux artisans-commerçants ainsi qu’aux agriculteurs. Près d’un quart des personnes, parmi les travailleurs les plus modestes, bénéficieront d’une hausse de leur pension au moment de leur départ en retraite. C’est la présentation officielle. Mais la réalité sera toute autre.

L’exemple présenté ci-dessous est celui proposé par le gouvernement dans le communiqué de presse présentant la réforme des retraites. Toutefois, vous pouvez remarquer que la hausse de la pension ne sera pas de 100 euros, mais de 75 euros seulement. Par ailleurs, le seuil des 1200 euros bruts de pension n’est pas totalement atteint. Mais le plus surprenant est dans les détails. Afin d’atteindre ce montant, cela suppose que la pension complémentaire d’Hélène est au minimum de 350 euros. Or ce n’est pas forcément le cas, loin de là.

Exemple : Hélène, née le 1er septembre 1961, ayant fait une carrière complète au SMIC à partir de ses 20 ans, pouvait partir à 62 ans avant réforme avec une pension de 1 118 € brut par mois. Après réforme, elle partira à 62 ans et 3 mois et aura une pension de 1 193 € brut par mois.

Le gouvernement anticipe, dans son projet de réforme des retraites, une hausse du SMIC à l’été 2023. Cela expliquerait donc, en partie, l’écart entre les 1200 euros annoncés et les 1150 euros actuels nets d’un SMIC mensuel. Toutefois, cela ne résout toujours pas l’écart avec les 1200 euros bruts de pension de retraite. Afin de pouvoir y parvenir, il faudrait impérativement percevoir au minimum 350 euros de pension de retraite complémentaire.

Relèvement du minimum contributif

Le plafond du minimum contributif (MiCo) suit les revalorisations du SMIC. Ses montants ont été revalorisés depuis le 1er janvier 2023, du même niveau que le SMIC, soit +1.81%. Ce Mico permet aux retraités ayant cotisés avec des salaires modestes de bénéficier d’un montant de pension minimale. Toutefois, cette compensation est plafonnée, sur la base de la retraite de base et de la retraite complémentaire. Le plafond actuel du minimum contributif en vigueur au 1er janvier 2023 est de 1.309.75 €. Si l’ensemble de vos pensions de retraite est inférieur au seuil du minimum contributif, votre pension de base est augmentée jusqu’au niveau de ces minimums présentés ci-dessous.

Nombre de trimestres validésMinimum contributif AVANT la réformeMinimum contributif APRÈS la réforme
Moins de 120 trimestres (Mico minoré) 684.14 € 709.14 €
120 trimestres et plus (Mico majoré) 747.57 € 822.57 €

Toutefois l’attribution de ce minimum contributif ne peut pas porter le total de vos pensions de retraites (de base et complémentaire, tous régimes confondus, français et étrangers) au-delà du plafond mensuel des retraites personnelles.

Le minimum de pension sera désormais indexé sur le SMIC au moment du départ en retraite

L’atteinte d’une pension égale à 85 % du SMIC net pour un salarié qui a travaillé toute sa vie au SMIC doit être maintenu dans le temps, pour que les futurs retraités aient aussi 85 % du SMIC net de leur année de départ à la retraite. C’est pourquoi le minimum de pension du régime général et du régime des salariés agricoles sera désormais indexé sur le SMIC, et non plus sur l’inflation. Par équité avec les autres retraités, une fois accordées, les pensions de retraite bénéficiant d’un minimum de pension resteront indexées sur l’inflation, comme les autres pensions.

Réforme des retraites : ce qui change au 1er septembre 2023

Réforme des retraites 2023 © FranceTransactions.com/stock.adobe.com

Sélection des 3 meilleures offres de souscription de contrats d'assurance-vie

🥇 1 EVOLUTION VIE Evolution Vie (ABEILLE ASSURANCES) 300€ offerts pour 4.000€ versés. 👉 EN SAVOIR PLUS
🥈 2 YOMONI VIE Yomoni Vie (SURAVENIR) Jusqu'à 350€ offerts pour 50.000€ versés. 👉 EN SAVOIR PLUS
🥉 3 NETLIFE 2 NETLIFE 2 (SPIRICA) 100€ offerts pour 5.000€ versés. 👉 EN SAVOIR PLUS
Les offres promotionnelles sont soumises à conditions.

📧 Newsletter FranceTransactions.com

👉 Abonnez vous à notre lettre quotidienne. Plus de 90.000 lecteurs font confiance à la newsletter de FranceTransactions.com pour mieux être informés sur l’épargne et les placements. Lettre gratuite, sans engagement, sans spam, dont le lien de désabonnement est présent sur chaque envoi en bas du courriel. Recevez tous les jours, dès 9 heures du matin, les infos qui comptent pour votre épargne.

Une question, un commentaire?

💬 Réagir à cet article Réforme des retraites 2023 (...) Publiez votre commentaire ou posez votre question...

144  commentaires (les commentaires anciens de plus de 2 ans ne sont plus considérés)

  • C'est le monde à l'envers et pourtant simple à comprendre !
    La réforme des retraites c'est comme l'histoire de la voiture électrique, des 1200 euros, celle du porte-monnaie, ou l'installation d'un lavabo…

    - C'est comme demander à une majorité de gens modestes de s'endetter pour changer leur voiture essence ou Diésel pour une électrique, alors qu'il n'ont pas les fonds, que très peu de bornes sont installées sur le territoire, et de plus, avec un risque de coupures de courant suite aux fermetures des centrales nucléaires…Interdire ces personnes à circuler avec leurs voitures anciennes, c'est les priver de leur travail.

    - Les 1200 euros pour une carrière complète, c'est mettre de la poudre aux yeux à ceux et celles qui ne l'auront pas, tout en sachant au départ que très peu de retraités seront concernés.

    - Pourquoi vouloir s'acheter un nouveau porte-monnaie à 10 euros, alors qu'il ne vous reste que 5 euros dans l'ancien ?…

    - Ou comment installer un lavabo dans une pièce sans arrivée d'eau ...

    Si les jeunes cotisaient pour les retraites, si on revalorisait le marché du travail, il n'y aurait pas besoin de réforme.
    Mais non, tant qu'ils sont étudiants, ils ne seront pas considérés comme des chômeurs dans le calcul…

    Ca devient risible !

    👉 Répondre à ce message

  • De nombreux salariés et retraités actuels, sont obligés de se nourrir via les Restos du cœur, certains vivent en caravane, d'autres dans leur voiture. Les loyers ne sont pas à la portée de tous.
    Certains salariés « survivent » grâce à l'effort de leurs parents retraités.
    Pourquoi rajouter encore des années à ce calvaire ?
    AUGMENTEZ le salaire minimum, aujourd'hui le smicard est un pauvre !

    Les plus de 50 ans qui sont à la recherche d'un emploi, parce que la boîte à mis les clefs sous le paillasson, sont considérés comme des SENIORS sur le marché du travail, on les embauche pour la plupart qu'en CDD et ça m'attriste, on oublie ce savoir faire qui est précieux pour former des apprentis ! Mais on a peur des maladies et accidents du travail pour cette catégorie...

    Ne devrait-on pas envoyer les jeunes dans la vie active, plutôt que de les laisser sur ces voies de garage surchargées qu'est l'Université ? En sachant d'après les derniers sondages, que seuls 40 % trouveront un job à leurs niveaux à la sortie des études, et les autres feront comme tout le monde, ils prendront ce qui reste.
    Mais non, il faut éviter de les comptabiliser parmi la longue liste des chômeurs. De plus on en fait des adolescents attardés, qui refusent d'être adultes en rentrant dans la vie active.
    Si ces jeunes travaillaient, il serait inutile de rallonger la durée de cotisations, ça suffirait pour combler ce déficit.
    Je n'ai rien contre la jeunesse, au contraire, je leurs vient en aide en diffusant ces propos, mais ouvrez les yeux !.
    Cette réforme ne changera pas grand'chose au contraire, c'est du vent, à ce rythme on passera au droit à la retraite à 65 ans sous peu, vous verrez, on y glisse tout doucement, mais sûrement...L'Espagne va glisser vers les 68 ans, pour peu que toute l'Europe y vienne, il n'y a qu'un pas...

    Je tiens à remercier Marcus95 qui est POUR la réforme des retraites, d'après ses propos, il n'a pas l'air concerné. Ponctionner encore les retraités, c'est les empêcher de venir en aide à leurs enfants !

    Les jeunes et les retraités, TOUS contre cette réforme !

    👉 Répondre à ce message

    • Bonjour.

      Merci mémé pour votre message. Je suis en ligne sur ce que vous dites.

      Je suis concerné par la réforme car je perdrai la liberté de partir à 62 ans avec une décote. Ma femme par contre, qui aurait tous ses trimestres à 63 ans devra continuer 1 an de plus.

      De mon point de vue, et cela n’engage que moi, je trouve que c’est acceptable mais uniquement pour entrainer une hausse des petites retraites.

      Notamment, je trouve choquant qu’un retraité qui a travaillé au smic toute sa vie (qui s’est fait exploité donc) ne touche que l’équivalent du minimum vieillesse. C’est quelque chose dont je n’avais pas conscience. Ou est la valeur travail ? Quelque chose ne tourne pas rond.

      Effectivement, le gros problème pour la jeunesse c’est le prix insoutenable de l’immobilier. Et il faut bien avouer, que pour les retraités actuels, ce fardeau était moins important à leur époque. Une couple d’ouvriers pouvait se payer un logement sur 15-20 ans. Ce même logement ne peut pas être acquis par un couple de techniciens sur 25-30 ans. C’est donc difficile pour eux sur ce point d’être solidaire d’une génération qui a eut cette chance. On parle bien de déclassement.

      Bonne journée.

      👉 Répondre à ce message

      • Marcus,
        Je comprends tout à fait vos propos, et nous sommes plus de 90% à subir une décote, surtout les femmes qui ont élevé en partie leurs enfants.
        Ne croyez pas que je veux vous nuire, au contraire, j’explique que chaque retraite est différente au moment du calcul des indemnités, du fait que chacun et chacune a un parcours différent. Les smicards restent smicards à vie, c’est une honte, ils n’ont aucune récompense pour le travail fourni, alors qu’à une époque, les patrons les considéraient à leur juste valeur, ils étaient humains et les salaires étaient revus à la hausse.
        Ce qui m’attriste, c’est qu’on régresse à tous les niveaux, et surtout les raisons pour lesquelles on s’est battu.
        Coluche se retourne dans sa tombe, s’il voyait que depuis 86 la misère n’a fait qu’augmenter.

        Je vous souhaite une bonne soirée.

        👉 Répondre à ce message

  • Je suis retraitee depuis 2010 j ai commencé à travailler en 1966 à l age de 16ans. J ai effectué dans la même entreprise j ai été reconnu en maladie professionnelle ivalite n °2 A 60 ans j avais tous mes trimestres, je touche ss 811 eur et 413 eur de complémentaire. Avec la réforme prévue,de 1200 euros brut . Suite concernée ?

    👉 Répondre à ce message

    • Bonjour et merci aux retraites bénévoles qui nous aident à comprendre j ai déjà envoyé une question ! Je suis indignée que les messages qui vous parviennent. POURQUOI CETTE HAINE Ils se trompent de cibles ! C est la réforme qui est néfaste pour nos futurs retraites j ai ma fille et petite fille aident soignante Je préfère pas avoir 1200 eur brut qui est ambiguë....car c est très mal expliqué....c est pas très net j ai commencé à 16 ans et j avais tous mes trimestres à 60 ans avec 142 alors qu’il en fallait 137 et demi A l epoque .On fait miroiter 1200 eur alors que c est faux Merci pour votre réponse Je voudrais qu’elles soient usées comme moi qui a été en invalidité n 2 maladie professionnelle à 51 ans

      👉 Répondre à ce message

  • J’ai commencé à travailler a l’âge de 16 ans(en 1977). Malheureusement, mon parcours professionnel s’est arrêté en 1998:la maladie est passée par là ! Je perçois donc une pension d’invalidité er un complément allocations adultes handicapés pour un montant total de 956€/mois. J’aurai 62 ans en juin 2023, on va donc me mettre d’office à la retraite en juillet 2023. Selon les estimations Carsar, je percevrais un minimum contributif de 684€ et une pension complémentaire de 87€. Je pense que l’on nous prend pour des imbéciles avec cette pension minimale de 1200€.

    👉 Répondre à ce message

  • Bonsoir, J’aimerais savoir pourquoi mon message en réponse à celui de Claire du 9/01 n’est pas paru ? Merci

    👉 Répondre à ce message

  • Retraites... pourquoi ne pas demander d’effort aux retraités ?

    Le gouvernement ne fait porter la nécessaire réforme des retraites que sur les travailleurs, qui devront attendre plus longtemps pour partir à la retraite. Les retraités sont exonérés de toute contribution, alors qu’ils sont en moyenne mieux lotis que les actifs. Un choix qui pourrait passer pour électoraliste...

    Pas de doute, même si elle est impopulaire, une réforme est indispensable pour assurer l'avenir de notre système de retraites par répartition. La fécondité décline et l'espérance de vie augmente. Résultat :alors que 3,8 cotisants payaient pour 1 retraité en 1970 et qu'il y avait encore 2,1 cotisants pour 1 retraité au début des années 2000, ce ratio est descendu à 1,7 aujourd'hui et devrait encore baisser, avec 1,2 cotisant pour un retraité en 2070. Ce n'est évidemment pas tenable. Le dernier rapport du Conseil d'orientation des retraites (COR) montre d'ailleurs que le régime général des retraites va se trouver en déficit de 10 milliards d'euros dans cinq ans, de près de 20 milliards dans dix ans et resterait dans le rouge ainsi pendant vingt ans.

    Donc, le gouvernement a décidé de réformer le système, et pour cela a choisi, comme ses prédécesseurs en 1993, 2003, 2010 et 2014, de retarder l’âge auquel il devient possible de prendre la retraite. En pratique, ce report peut prendre la forme d'un recul de l’âge légal de départ ou d'un accroissement du nombre d’années de cotisation. Elisabeth Borne et Emmanuel Macron ont choisi de faire les deux, en repoussant l'âge minimal de 62 à 64 ans, et en allongeant également progressivement la durée de cotisation de 42 à 43 ans en 2027.

    Les 20-50 ans vont subir cette énième réforme des retraites, alors que les retraités sont épargnés.

    Trois leviers pour réformer
    Allonger la durée du travail semble un choix logique, alors que la durée de vie en bonne santé augmente, pour garder un équilibre raisonnable entre le temps passé au travail et celui passé à la retraite. Parmi les pays développés, la France est seule à afficher un âge légal de départ à 62 ans, quand les autres pays sont passés à 63, 65 voire 67 ans. Et en moyenne, les Français bénéficient de cinq années de retraite de plus que les autres.

    Pour autant, même si le gouvernement s'est focalisé sur cette solution, il existe d'autres leviers possibles pour redresser les comptes du système de retraite, qui n'ont pas été considérés. Relever les cotisations versées par les salariés ou leurs employeurs eut été une autre option… mauvaise. C’était la solution adoptée jusqu’au début des années 2010, mais ses inconvénients sont devenus rédhibitoires. Les cotisations sociales en France sont déjà parmi les plus élevées au monde. Les cotisations salariales amputent les salaires et donc pèsent sur le pouvoir d'achat des travailleurs, qui payent plus alors que pourtant, quand ce sera leur tour d'être à la retraite, ils recevront moins que leurs ainés. Et les cotisations patronales, déjà bien plus lourdes en France qu'ailleurs, renchérit le coût du travail et donc mine la compétitivité des entreprises. L'économiste Patrick Artus, comparant l'effet de chacun des prélèvements sur les entreprises, a montré que les cotisations sociales étaient les plus nocives pour la croissance et l'emploi.

    Il existe aussi une autre piste, même pas évoquée… et pourtant justifiée sur le plan économique : faire plus contribuer les retraités. L'idée est très impopulaire mais pourtant, la comparaison internationale, encore une fois, est éclairante : les retraités en France profitent d’un niveau de vie supérieur à leurs homologues ailleurs en Europe. C’est même le seul pays au monde (avec l’Italie) où ils sont mieux lotis que le reste de la population, et même que les actifs en excluant les chômeurs (aux plus faibles revenus).

    Certes, la pension moyenne des retraités est plus faible que le salaire moyen des actifs, mais si l'on compte d'un côté que les actifs ont souvent des enfants à charge et, de l'autre côté, que les retraités sont plus nombreux à être propriétaires de leur logement, au final, le niveau de vie médian des retraités dans l'Hexagone s'élevait, en 2019, à 2310 euros par mois, supérieur de 9,5 % au niveau de vie de l'ensemble de la population, de 2110 euros par mois, selon l'enquête Revenus fiscaux et sociaux de l'Insee.

    Retraités plutôt fortunés
    La génération des retraités actuels, largement issue du baby-boom d'après guerre, a connu les Trente Glorieuses, un chômage moindre, des carrières moins précaires que les générations suivantes, beaucoup ont pu partir tôt à la retraite, quand la limite d'âge était encore à 60 ans, et avec de bonnes pensions, bénéficiant d'un taux de remplacement de leur salaire très supérieur à celui dont bénéficieront leurs enfants. Ils ont aussi un patrimoine plus élevé que les actifs.

    Certes, ces dernières années, les pensions ont, de fait, baissé dans l'ombre, avec d'abord la hausse de la CSG des retraités en 2017, et des revalorisations de pensions inférieures à l’inflation. Cependant, les retraités gardent des avantages qui n’ont pas lieu d’être, comme l'abattement d’impôt sur le revenu de 10% pour "frais professionnels" dont la suppression ne toucherait pas les plus modestes (seule la moitié des foyers français sont redevables de l'IR). Il est ainsi possible de réduire la grande majorité des pensions tout en préservant les petites retraites. Une mesure plus juste que de continuer à sous-indexer les pensions… ce qui pourrait cependant aussi se justifier en ces temps de forte inflation, où les salaires non plus ne suivent pas : le choc négatif du pouvoir d'achat ne doit pas reposer que sur les actifs mais sur tout le monde.

    Pour autant, toucher aux pensions est un tabou. Au contraire, les petits retraités vont être les seuls à sortir gagnants de cette réforme puisqu'une partie des économies attendues des mesures d'âge serviront à financer une augmentation du minimum retraite (pour les carrières complètes) à 1200 euros bruts pour tous les pensionnés, à venir et actuels. Certes, cette mesure n'est pas un luxe, venant en aide aux seniors les plus modestes, mais rappelons que le taux de pauvreté des retraités (représentant moins de 60% du revenu médian) est de moins de 10% en France, contre 14% pour l'ensemble de la population.

    Electorat à ménager
    Pourquoi un tel traitement de faveur des retraités ? Parce que politiquement, ils sont intouchables. Les seniors ont un poids considérable dans la vie politique. Les plus de 65 ans représentent 20% de la population mais ils sont plus inscrits sur les listes électorales, représentant 25% des électeurs potentiels et ils se rendent aux urnes : à la présidentielle 42% des 18-24 ans et 46% des 25-34 ans se sont abstenus là où les 60-69 ans n'ont été que 12 % à bouder le scrutin.

    Surtout, les retraités votent en masse pour Emmanuel Macron. En 2017, le président avait obtenu des scores comparables dans toutes les catégories d’âge et avait donc une bonne base électorale parmi les actifs. En 2022, son score du premier tour auprès des plus de 65 ans est de 39 %, soit 12 points de plus que son score national. Emmanuel Macron ne peut donc plus se permettre de se fâcher avec cet électorat… quitte à l'exonérer plutôt injustement de tout effort dans cette réforme.

    👉 Répondre à ce message

    • Vous êtes complètement hors sujet. Cet article traite de la pension minimal à 1 200 euros, donc forcément pour les retraités PAUVRES, mais vous nourrissez une telle haine envers vos ainés que vous venez déverser votre haine là où vous le pouvez !!! A moins bien sûr que vous ne vouliez appauvrir encore plus les plus pauvres d’entre nous. Retraités qui ont des carrières complètes pour des salaires de misère et qui n’ont pas connu les 35 heures, pas plus que les 5 semaines de congés, encore moins de congé pater ou mater, j’en passe et des meilleures !!!

      👉 Répondre à ce message

    • Marcus95,

      Vos ainés ont bravé les pavés en 95 pour défendre leurs retraites, à vous de montrer ce que vous savez faire pour défendre la vôtre. Nous sommes tout de même passés au fil du temps de 37 ans 1/2 de cotisations à 42 ans, nous concernant.

      Les retraités actuels paient la CSG, ce qui n'était pas le cas de leurs aînés.
      Les retraités actuels ont payé la VIGNETTE automobile pour leurs ainés.
      Nous étions nombreux à travailler au-delà des 35 heures/hebdomadaire, 42 heures et plus, et lors du passage au 35 heures, il a fallu fournir le même travail en moins de temps.

      Puisque vous imaginez que le retraités d'aujourd'hui sont des NANTIS, je verrai bien une augmentation des horaires de travail de 40H/hebdomadaire vous concernant, uniquement pour vous, afin de vous faire comprendre qu'il y a encore cette possibilité.

      Nous sommes nombreux à avoir mis les pieds dans la vie active dès l'âge 14 ans, avec des 40, 45 voire 48 heures/hebdomadaire payés au lance-pierre. Vous ne pouvez pas en dire autant. Tout le monde n'est pas né avec une cuillère en argent dans la bouche et le confort. Pour ce dernier, il a fallu travailler.

      Pour rappel, révisez l'histoire, les trente glorieuses fut une période de 1945 à 1975, autrement dit après guerre, mais les « boomers-retraités « comme vous les appelez, nés après guerre, sont arrivés sur le marché du travail à la fin de ces « Trente glorieuses ». Faites le calcul.

      Quant à vos réflexions sur les « retraités plutôt fortunés » et c'est un « électorat à ménager », il est inutile de vous répondre, vous ne connaissez pas la réalité.

      Sachez que nous sommes nombreux à soutenir tous les salariés d'aujourd'hui, parce que nos enfants en font partie, et vos réflexions, on s'en passe...

      👉 Répondre à ce message

      • Bonjour.

        Réduire mon temps de travail à 40h par semaine, me permettrait de vivre mieux. Votre proposition me convient parfaitement.

        Pour qui vous prenez vous : je ne connais pas la réalité ? Vous pensez que je vis dans une caverne ? Vous pensez mieux savoir que moi ce que je faisais à 14 ans ? Chapeau bas.

        1946 + 14 = 1960 : donc nous sommes bien au milieu des attentes glorieuses. Je vous prends aux mots : vous avez commencé à travailler à 14 ans.

        Lorsque quelqu’un a un vision différente de la votre, cela en fait quelqu’un de haineux ?

        Effectivement la CSG je vais la payer aussi.

        Ce qui me dérange le plus, c’est qu’il y a un déclassement perpétuel dans notre pays. C’est bien triste.

        C’est rigolo que chacun ici prenne son existence comme référence et n’arrive pas à prendre de la hauteur pour pouvoir analyser la situation de façon globale.

        En tout cas il y a bien un raisonnement commun à chacun d’entre nous ici : tout le monde est d’accord pour que ce soient les autres qui paient. C’ est bien la le grand problème des régimes par répartition.

        Je n’irai pas manifester car je suis plutôt d’accord avec cette réforme. Et je le redis encore une fois, puisque cela a du mal à rentrer dans votre tête : je suis 100% en accord avec la revalorisation des petites retraites. Mais j’ai bien peur que les efforts demandés aux actifs ne seront pas suffisants pour vous accorder une revalorisation digne de ce nom.

        Je ne sais pas pourquoi je m’entete à vous répondre, peut etre parce que cela me fait du bien.

        Merci mémé pour votre humour :)

        Bisous

        👉 Répondre à ce message

    • Marcus95,
      La fécondité décline, et c’est intenable, d’après ce que vous écrivez ....
      - Faites le nécessaire pour qu’il en soit autrement, ça ne sert à rien d’avoir un "corps parfait" si vous ne vous en servez pas ! (rires)
      - Ce n’est pas de la faute des retraités, si a 20 ans la nouvelle génération vérifie encore s’ils sont des garçons ou des filles. (rires)

      Vous écrivez.... les retraités ont connu le plein emploi
      - Il y a actuellement de nombreux postes qui ne trouvent pas preneur, quand on ne veut pas transpirer ou se casser un ongle pour gagner sa croute, prenez-en qu’à vous même.
      - Les études c’est bien, uniquement pour ceux qui réussissent.
      Bonne journée Marcus.

      👉 Répondre à ce message

    • né en1940 en pleine guerre .ma vie a commencée par des nuits passées à la cave dès que les cloches du village sonnaient le toxin annonçant un possible bombardement .juqu’en 1947, nou avons vécu avec des tickets de rationnement..j’ai commencé a travailler à 15 ans. a 20 ans, j’ai effectué mon service militaire de 28 mois dont une bonne partie en Algérie.dès mon retour a la vie civile je me suis fait embauché dans une société ou les critères d’embauche étaient 60 heures minimum par semaine et de ne pas avoir le vertige. ceci jusqu’aux années 70 ou les horaires ont baissés légérement..j’ai pris ma retraite a 58 ans au bout de 43 années de dur labeur sans aucun jour de chomage jcela.e touche actuellement une retraite sécu de 1250 euros car j’ai 3 enfants qui me donnent 10% de plus . voila les nantis que vous décrivez si bien .vous devriez avoir honte d’écrire

      👉 Répondre à ce message

  • Qu’est-ce qu’une carrière complète ? Les salariés qui parviennent à avoir une carrière complète sont en général ceux qui ont travaillé sans interruption, depuis leur entrée dans la vie active jusqu'à leur départ à la retraite.

    👉 Répondre à ce message

    • Bonjour, une carrière est considérée comme complète dès lors que la personne obtient le taux plein, le nombre de trimestres demandé a été alors atteint. Cela n’indique pas que la personne n’a jamais cessé de travailler sans interruption. Toutefois, pour une personne souhaitant partir dès l’âge légal, cela revient souvent à ne pas avoir de cessation d’activité. Exemple, avec la réforme des retraites 2023, pour un salarié né en 1966, il faudra 172 trimestres (43 ans) à l’horizon 2030 pour obtenir une retraite à taux plein et donc avoir une carrière complète. Bien à vous.

      👉 Répondre à ce message

  • Bonjour, Je suis née en mai 1961, donc j’ai fait ma demande de retraite pour le 01/06/23. Je vais bénéficier de la retraite actuelle. Or, j’ai travaillé dans le privé, puis j’ai élevé mes enfants (AVPF), puis j’ai travaillé dans le public et pour finir en indépendant. Aussi, en comptant mes 3 enfants, j’ai 178 trimestres, mais je n’aurai que 700€ environ de retraite (toutes caisses confondues et retraite complémentaire). Comme j’ai des trimestres validés et non cotisés (périodes de chômage et d’AVPF) et qu’en indépendant, la retraite est très basse, vais-je bénéficier de ces 1200€ ou puis-je espérer 100€ de plus par mois ? Autrement dit : "Retraite complète", cela correspond t-il aux trimestres validés ou cotisés ? Cela fait une grosse différence... Je vous remercie de m’éclaire sur ce point.

    👉 Répondre à ce message

  • A ce jour ,cette retraite minimale à 1200 euros brut n’est pas aussi claire que ça:Mme Borne a bien dit que la retraite minimale augmenterait de 100 euros mensuels pour atteindre les 1200 euros bruts,or elle fait référence à ceux qui touchent une retraite en tant qu’ancien Smicards.Jusque-là les explications sont cohérentes. Pour ma part,en tant qu’ancien petit commerçant,je touche une retraite complète et globale ,avec le minimum contributif inclus,de 810 euros mensuels,et c’est tout. Donc,ma retraite va être augmentée de 100 euros,soit une retraite complète et globale de 910 euros.Donc je suis bien loin des 1200 euros brut promis ! je n’atteindrai même pas le montant du minimum viellesse qui est de 960 euros net.Or M.Macron avait bien dit qu’il n était pas normal que les petites retraites soient inférieures au montant du minimum viellesse !!! Ce slogan des 1200 euros,bien vendu est donc faux,mensonger et ne s’applique que pour ceux qui touchent une retraite de 1100 euros brut,environ et qui vont atteindre les 1200 euros je cherche d’autres infos fiables à ce sujet,mais je n’ai rien trouvé de précis.Si vous avez des infos sérieuses ,mais vraiment sérieuses,je suis preneur. Je ne demande qu’à être démenti dans mes propos A diffuser auprès de vos relations et réseaux sociaux,car pour moi il y a supercherie,entourloupe,et il vaut mieux pour les petits retraités que cela se sache,avant que cela soit définitif.Merci

    👉 Répondre à ce message

    • @claud 64 Vous avez tout à fait raison, ce montant de 1200 euros n’est que de l’enfumage puisque théorique. Pour avoir 1200 euros il faut percevoir une retraite complémentaire d’au moins 350 euros qui s’ajoute au 747 euros du mico actuel + 100 euros. Ce n’est QUE de la théorie. Tous ceux qui comme vous et moi avons une petite retraite complémentaire, bien qu’ayant tous leurs trimestres, mais parce qu’ils ont gagné une misère, iront à peine à 1000 euros. Ce sont des éléments de langage destinés à endormir la populace, mais aussi tous les journalistes qui sont tous tombés dans le panneau et qui relaient cette information totalement fausse ! Ce gvt méprise les petits, c’est connu, c’est comme ça depuis le début ! Quand on a retiré la prime d’activité aux handicapés on ne va pas mieux considérer les vieux...

      👉 Répondre à ce message

  • Il est difficile d’évaluer sa retraite avec un simulateur, chacun a un parcours de vie différent. Il n’y a qu’en fin de parcours qu’il est possible de savoir un montant approximatif à quelques euros près. C’est inutile de s’y prendre trop tôt, en sachant que votre carrière n’est pas terminée. Entre les trimestres validés et cotisés, les périodes de chômage, les longues maladies et j’en passe, ça change tout pour le calcul final.

    👉 Répondre à ce message

  • Bonjour Je suis en retraite depuis le 1er janvier 2022 j ai une retraite à taux plein j ai donc valide 167 trimestres (je suis de 1958) j ai 137 trimestres cotises et 30 trimestres de valide Je perçois donc de la carsat 750 euros brut qui intègre un minimum contributif de 200e Ma retraite complémentaire s élève à 280e brut A savoir que j ai travaillé à temps complet durant 17 ans ensuite a temps partiel et il y a des periodes de chomage durant ma carriere Pensez vous que ma retraite sera revu à la hausse ?? Bien cordialement Martine

    👉 Répondre à ce message

  • Quelle est la base de calcul : la ,retraite Carsat ou la Carsat et les complémentaires ? Si les complémentaires sont incluses c’est de l’arnaque et du bluff

    👉 Répondre à ce message

  • Depuis 2 ans en retraite je touche env 1100 euros ; soit 850 de RG et 250 € complémentaire, j’ai pas fait la carrière complète (il m’a manqué 2 trimestres=decote de 2,5%) Serais -je concerné , serais -je augmonté vu , que la plus petite retraite( pour une carrière complète ) sera fixée à 1200 € ? Stanley

    👉 Répondre à ce message

    • Bonjour, à priori non, d’après ce qui est indiqué dans la réforme, seules les carrières complètes se verraient appliquer ce seuil des 1200 euros bruts (1120 euros net fiscal, une fois la CSG déduite). Bien à vous.

      👉 Répondre à ce message

      • Bonsoir monsieur Lapalus, Vous devriez creuser l’info. En effet, quelqu’un qui a une carrière complète et qui perçoit aujourd’hui le minimum (mico) de 747 euros, si il n’a pas une retraite complémentaire d’au moins 350 euros n’aura JAMAIS les 1200 euros. Car ce n’est pas l’ensemble de la retraite qui va être portée à 1200 euros, mais le MICO qui va augmenter. Le MICO pour moins de 120 trimestre (actuellement de 684 €) va augmenter de 25 euros, tandis que MICO majoré, (actuellement de 747 € pour + de 120 trimestres) va augmenter de 75 euros. Un exemple (le mien) : Je perçois actuellement 760 euros de retraite de base + 220 euros de complémentaire. Dites-moi comment je vais pouvoir percevoir 1200 euros avec une augmentation de 75 (voire 75+25) euros ? 1200 euros n’est qu’un montant théorique monté à partir d’un MICO qui sera relevé à 847 euros ajouté à une retraite complémentaire théorique de 350 euros que peu de personnes perçoivent en réalité. Il faut que cela se sache, car malheureusement les journalistes se sont rués sur cette information sans chercher à en savoir plus. Ils propagent ainsi ce mensonge éhonté ! Cordialement

        👉 Répondre à ce message

        • Bonjour, merci beaucoup pour votre éclairage. Effectivement, il y a bien un loup. J’ai lu cet article sur Libération concernant le mico et leurs calculs, mais si je suis ok avec les 75 euros, je ne comprends pas pourquoi ils ajoutent également les 25 euros promis uniquement au seuil du minium contributif promis aux retraités qui ont moins de 120 trimestres cotisés. Ce n’est pas logique. Ils sortent ce calcul du communiqué de presse du gouvernement qui fait état d’une hausse de 100 euros. Ils voulaient "retomber" impérativement sur les 100 euros promis par la Cheffe du gouvernement. D’ailleurs tout en fin de ce communiqué de presse, l’exemple donné confirme que seule une hausse de 75 euros s’applique : HÉLÈNE, NÉE LE 1ER SEPTEMBRE 1961, avec une carrière complète intégralement cotisée au SMIC et ayant commencé à travailler à 20 ans. AVANT RÉFORME, elle pouvait partir à taux plein le jour de ses 62 ans, avec une pension estimée à 1 118 € BRUT PAR MOIS. APRÈS RÉFORME, elle devra partir à 62 ans et 3 mois, et sa pension est estimée à 1 193 €, SOIT UNE HAUSSE de 75 € BRUT PAR MOIS. En fait, dans le cas de 120 trimestres minimum cotisés, le relèvement du seuil de 75 euros, mais le reste viendrait tout simplement de la hausse du SMIC à cet été 2023. Le Mico évoluant selon les mêmes règles de revalorisation que le SMIC. C’est du reste ce qui a été répondu par O.Dussopt quant on lui a fait remarquer que 85% du SMIC net ne faisait pas 1200 euros, comme indiqué dans la réforme des retraites, mais 1150 euros nets. Donc au final, le mico majoré devrait passer à 822 * 1,0434 (hausse anticipée du smic été 2023) soit 857 euros. Et oui, vous avez raison, la promesse de la pension minimale à 1200 euros est bien un leurre, puisqu’il faudrait avoir une pension complémentaire de 343 euros pour y parvenir. Je vais creuser. Bien à vous.

          👉 Répondre à ce message

          • OUF Merci monsieur Lapalus, enfin quelqu’un qui me lit, m’écoute et va creuser. C’est en effet écœurant d’entendre à longueur de journée qu’il n’y aura pas de retraite en dessous de 1200 euros euros avec une carrière complète alors que ce n’est que de la théorie basée sur la complémentaire. Même Martinez ce matin sur RMC a dit que les 1200 euros étaient une avancée sans même rectifier pour dire que c’étati faux. Combien vont tomber dans le panneau. Combien vont croire qu’il vont se sortir un peu de la misère pour se rendre compte le 9 octobre que quasi rien n’a bougé sur leur décompte retraite. L’espoir fait vivre (surtout les pauvres), mais la chute fait véritablement des dégâts. Ceci dit, une petite précision encore. Le Mico sera appliqué avec revalorisation liée au smic, uniquement l’année de prise de la retraite. Les années suivantes il subira la même revalorisation qu’actuellement, c’est à dire, suivant l’inflation. Merci encore d’avoir commencé à creuser. Mel

            👉 Répondre à ce message

    • Vous percevez 850 euros de retraite de base ; Le mico actuel est de 750 (maximum) + 100 euros d’augmentation = 850. Comme vous avez déjà les 850 qui vont correspondre au nouveau mico, vous n’aurez donc pas d’augmentation !

      👉 Répondre à ce message

  • Bonjour, Je dois partir en retraite à 67 ans le 1er décembre 2023 avec 131 trimestres validés et le minimum contributif à 580 euros, vais-je profiter moi aussi de cette mesure avec un mico revalorisé. Merci

    👉 Répondre à ce message

  • Bonjour, je suis née en 1960 , je vais prendre ma retraite le 31 décembre 2023 . j aie travaille sur l exploitation familiale( régime agricole) 21ans sans salaire puis 14ans en tant que conjoint collaborateur et enfin 9 ans en tant que chef d’exploitation . j ’aurais en fin d année 190 trimestres ( d après décompte de ma caisse retraite) .pourrais - je prétendre au 1200 euros (bruts) par mois .

    👉 Répondre à ce message

  • a combien correspond le montant net ? et est ce que les complementaires sont comprises ?

    👉 Répondre à ce message

  • Dites-le à tous ces députés qui se déplacent sur les plateaux TV et traitent les retraités actuel de NANTIS ! Avant de dénigrer les retraités actuels, tournez 50 fois la langue dans votre bouche. Il ne faudrait pas oublier que les retraités actuels ont été des actifs souvent dès l'âge de 14 ans et j'insiste sur le mot « actifs » pour 3 années d'apprentissage Quand certains jouent à la baballe au même âge, Mme la Député, quand vous pianotez sur votre portable 12h/jour, nous étions nombreux à rejoindre notre lieu de travail par tous les temps dès le lever du jour, pour plus de 40, 45 voire 48 heures/hebdomadaire, en vélo pour plusieurs kilomètres. Et tout ça payé au lance-pierres pour quelques francs, qui nous permettaient tout juste de nous payer une paire de chaussures avec un mois de salaire. Mais vous n'étiez pas née et même pas programmée, c'est vrai !! Plus tard, pour avoir un vélomoteur, une voiture et le permis de conduire, il a fallu économiser nos propres deniers en travaillant. Pour avoir une maison ou un appartement, il a fallu s'endetter de nombreuses années. Nous ne regrettons rien au contraire, et si j'évoque tout cela, c'est un simple constat pour remettre certaines vérités à leur place. LOIN d'être privilégiés ! Nous sommes loin de nous sentir « des privilégiés », alors que lors du calcul de nos retraites, on nous a défalqué la moitié de notre période d'apprentissage. Pour certains qui cumulaient des années dans le privé et le public, on leurs a défalqué une certaine somme, sans raison, estimant qu'il percevait une somme supérieur à vos barèmes d'un autre temps, encore une injustice de plus ! Rendez-nous ce qui nous est dû, nous avons travaillé pour cette argent ! On nous déduit également la CSG, qui est injuste pour un retraité et cette CSG qui devait nous être remboursée, on attend toujours... Nous payons pour ceux qui sont sans travail, contribuons à la prime pour l'emploi pour ceux qui travaillent, pour les émigrés venus en grand nombre ces dernières années et j'en passe, c'est tout simplement une mauvaise gestion de nos dirigeants. Nous sommes également nombreux à devoir vendre le patrimoine familial pour pouvoir aider nos parents à financer une maison de retraite et encore plus nombreux ceux qui aident la jeune génération parce que le SMIC actuel ne permet pas de vivre décemment son indépendance en payant un loyer. Non, les retraités ne sont pas des nantis, ils n'ont attendu personne pour venir en aide à la jeune génération. En plus de faire du bénévolat ils participent également au développement économique du pays ! Sans eux, les restos du cœur n'existeraient pas. Non, les retraités n'ont pas à rougir, ni à culpabiliser, nous sommes tous fiers de faire partie de cette génération, fiers d'appartenir à « l'Ancien Monde ». L'histoire rendra compte un jour de ce que ces générations de retraités besogneux ont apporté en héritage aux jeunes actuels : des avancées sociales, des progrès dans tous les domaines, et ils sont énormes ! C'est à vous de ne pas les détruire, mais c'est malheureusement ce que vous êtes entrain de faire. Pendant des années, les gouvernements successifs ont privilégié les études longues pour les jeunes au détriment de l'apprentissage, en leurs promettant des salaires mirobolants à la sorties des études, aujourd'hui vous vous apercevez que la majorité ces jeunes ne veulent plus faire ces boulots manuels mal rémunérés, prenez-vous en qu'à vous ! Approchant de la trentaine, et encore sur les bancs d'une FAC, ils seront obligés de bosser jusqu'à 70 ans d'ici là, pour avoir « une carrière complète ». Dites-leurs !!!! Chaque génération doit se coltiner les difficultés de la vie, nous avons eu les nôtres. Non, nous ne sommes pas des NANTIS, nous avons eu nos crises, nos périodes de grèves, nous avons bravé les pavés, contre bons nombres de réformes inutiles à l'époque, pour nous et les générations futures, alors arrêtez de dresser les générations les unes contre les autres. Au passage, un retraité qui perçoit 1 200 euros par mois/ pour une carrière complète (ce qui est le cas déjà aujourd'hui pour un smicard) est loin d'être un profiteur, il la mérite, je suis désolée…Je précise une « carrière complète » !!! Essayez de vivre avec 1200 euros, avant de faire croire au peuple que c'est une somme, pour vous ce n'est que de l'argent de poche. Vous ne payez rien, ni nourriture, ni essence, sans compter la liste longue de tous vos avantages… Pour avoir une carrière complète, les retraités actuels ont déjà fait des trimestres supplémentaires, parce que dans la vie, il est rare de pouvoir rester chez le même employeur toute sa carrière depuis le plus jeune âge. Quand au minimum vieillesse qui dépasse les 900 euros pour ceux et celles qui n'ont jamais mis les pieds au boulot, c'est une somme que bons nombres de retraités actuels ne perçoivent même pas en ayant travaillé pendant de très nombreuses années. Encore une injustice ! STOP ! Non, les retraités de sont pas des NANTIS, revoyez votre copie ! Nous sommes tous considérés comme la tranche de jambon dans le sandwich actuel, celle qui paie les pots cassés de vos bêtises successives, et qui finance tous azimuts ! Parce que les jeunes d'aujourd'hui, on le droit de savoir… Les retraités, et vous savez ce qu'ils vous disent ?

    👉 Répondre à ce message

  • Je suis née le 27 février 1961 je prends ma retraite le 1er mars 2023 à taux plein ,mais elle ne dépasse pas 900 euros (base + complémentaire)... J’ai eu quand même quelques périodes de chômage toujours indemnisées... Pourrais je prétendre aux 1200 euros proposés par le gouvernement ?

    👉 Répondre à ce message

  • Je voudrais savoir lorsque nous sommes déjà en retraite et je touche dans les 1050 euros de Cardat Va t on avoir le droit au 1200 euros net de carsat merci de me confirmer

    👉 Répondre à ce message

  • La pension minimale annoncée de 12OO Euros avec « une carrière pleine » n'est que de la communication, autrement dit du pipeau !

    - Pourquoi s'acharner à nous bourrer le choux de cette future retraite à 1200 Euros avec une carrière pleine, alors que les futurs retraités devront travailler plus longtemps et l'auront mérité ?

    - Qui aura une carrière pleine sans décote ?
    - Qui a tous ses trimestres cotisés et non pas uniquement validés ?
    - Qu'est-ce qu'une carrière pleine ? Posez-leurs la question…
    - Qui n'a pas plusieurs coupures lors des changements d'employeurs ?
    - Qui n'a pas travaillé dans le privé quelques années avant d'aller dans le public par concours ?
    Au moment du calcul, on estime que vous n'avez pas les années ni dans le public, ni dans le privé, ce qui engendre déjà une décote, même si cumulés, vous avez tous les trimestres !
    - Qui a fait un apprentissage de 3 ans dès 14 ans sur la base de 42,45 voire 48 heures/hebdomadaire, sachez qu'on vous dégrève 1 an et 6 mois sans raison.

    Alors qu'on arrête de nous prendre pour des cons !

    Le temps ne s'achète pas.
    A l'heure actuelle, je conseille aux jeunes de se prendre un boulot peinard, de toutes façons, passer sa vie au travail, et donner toute sa santé et son temps, ne vous rapportera rien en fin de parcours. Si, un burn-out !!

    Un cadre percevra davantage, il se croira largement supérieur, mais aura passé toute sa vie au travail, dans un avion, dans une chambre d'hôtel, dans sa voiture, aux réunions, et si on fait le calcul de ses heures consacrées au boulot, il était smicard/horaire.

    Le temps libre ne s'achète pas, et c'est quand on est jeune qu'il faut en profiter au maximum avec sa famille et ses enfants. Le temps passe trop vite.
    Consacrer sa vie au boulot c'est passer à côté des meilleurs moments.
    Sois tu as de l'argent, et tu coures sans arrêt, mais tu en profites que très rarement par manque de temps, sois tu as du temps libre et tu profites des plaisirs simples de la vie.
    C'est un choix ! J'ai passé 30 années de ma vie en horaires décalées, ce qui m'a permis d'avoir toutes mes après-midi libres. Du pur bonheur !

    Mes devises :
    « Il vaut mieux manger une boite de sardines ou une omelette et 2 pommes de terre, au coin de la table et dans ses pantoufles, que de passer sa vie au boulot pour manger l'entrecôte ! »
    « Pourquoi se vêtir de marques, alors qu'avec les autres vêtements nous ne sommes pas à poil ! »

    A méditer. Une retraitée

    👉 Répondre à ce message

49 messages, 20 affichés sur cette page.

Sur le même sujet

Réforme retraite 1200 euros : à lire également