Immobilier locatif : Confirmation du rebond 2016 selon CLAMEUR

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CLAMEUR, dans sa dernière notre de conjoncture pour le mois de mai, confirme le retour en grâce du marché immobilier locatif dans le privé.
Immobilier locatif : Confirmation du rebond 2016 selon CLAMEUR
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La reprise d’activité du marché locatif privé se confirme

Après un début d’année 2016 qui comme à l’habitude a connu sa pause hivernale, le nombre de locations réalisées s’est donc redressé avec le retour du printemps. Et la reprise d’activité du marché locatif privé qui s’était constatée dès l’été 2014 s’est confirmée. D’ailleurs, la mobilité résidentielle des locataires du secteur privé n’avait que modérément fléchi durant l’hiver dernier, atténuant le profil infra annuel de l’activité que CLAMEUR observe depuis 1998. Avec le retour du printemps, la reprise s’est alors consolidée : la mobilité s’établit maintenant à 30.8 %, nettement au-dessus de sa moyenne de longue période4, donc à un niveau très largement supérieur à celui des années récentes. Et elle retrouve un niveau comparable à celui qui se constatait habituellement en début d’année avant la grande dépression des années 2008-2009.

La mobilité résidentielle des locataires du secteur privé qui se renforce est alimentée par la vitalité de la démographie, par les aspirations à une amélioration des conditions de logement qui ont accompagné le redressement du moral des ménages et par les besoins de mobilité familiale ou professionnelle que la reprise économique a commencé à renforcer. En outre, bénéficiant de conditions de crédit particulièrement favorables et s’appuyant sur le renforcement des aides publiques à l’accession (dans le neuf), nombre de locataires du secteur privé ont choisi de réaliser leurs projets d’accession à la propriété, tant dans le neuf que dans l’ancien : avec comme conséquence, l’amplification du redressement de la mobilité des locataires du secteur privé.

Au-delà du repli saisonnier habituel, les hésitations du marché constatées durant l’automne 2015 n’ont donc pas fait long feu. Le marché a bénéficié du renouveau habituel de l’activité qui s’observe avec le retour du printemps. La mobilité s’est alors établie à 30.8 % au cours du 1er quinquamestre, à son plus haut niveau depuis 1998.

Dans ce contexte, les loyers de marché se sont ressaisis, après un début d’année maussade.

Comme chaque année, la pression sur les loyers s’est renforcée avec le renouveau de la demande. Depuis le début de 2016, les loyers augmentent donc : de 0.6 % sur le 1er quinquamestre, en glissement annuel.

Si on se limite aux 20 premières villes par le nombre des habitants, dans 35.0 % d’entre elles les loyers baissent et dans 5.0 % des villes, les loyers stagnent. Lorsque les loyers progressent, c’est dans la majorité des cas après avoir baissé en 2015. Pour autant, depuis 2011, dans 70.0 % des villes de plus de 146 000 habitants les loyers de marché ont augmenté moins vite que l’inflation (+ 0.7 % en moyenne chaque année, d’après l’INSEE) et dans 15.0 % des villes, la hausse n’a été que très légèrement supérieure à l’inflation. Les loyers ont même reculé à Angers, au Havre, à Lille, à Marseille, à Nîmes ou à Saint Etienne. Et ils n’ont que très faiblement progressé à Grenoble, à Lyon, au Mans, à Montpellier, à Nantes, à Rennes, à Strasbourg et à Toulon, voire à Dijon, à Reims et à Toulouse.

Source CLAMEUR

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