L’euphorie perdure sur les bourses européennes, alors que FED, FMI et BCE rappellent la réalité des faits

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Les Bourses européennes ont terminé en hausse mercredi, poursuivant leur folle ascension entamée depuis début novembre, entre l’optimisme autour de l’élection de Joe Biden à la présidentielle américaine et la perspective d’un vaccin efficace contre le Covid-19.

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La présidente de la Banque centrale européenne (BCE) Christine Lagarde a averti mercredi que, même avec un vaccin contre le Covid-19, la reprise économique en zone euro risquait d’être "instable", dépendant du rythme de déploiement des traitements. “Nous pourrions encore faire face à des cycles récurrents d’accélération de la propagation virale et de resserrement des restrictions”, selon la présidente de la BCE.

Les Bourses européennes continuent à se réjouir d’un potentiel vaccin

A Paris le CAC 40 a avancé de 0,48%,Francfort de 0,40%, Londres de 1,35%, Madrid de 1,07% et Milan de 0,68%. "L’optimisme sur un possible vaccin fait rage encore", souligne David Madden, analyste pour CMC Markets UK, expliquant la hausse sur la quasi totalité des places européennes mercredi. Les groupes pharmaceutiques Pfizer et BioNTech ont annoncé lundi un potentiel vaccin "efficace à 90%" selon les résultats préliminaires d’un essai encore en cours. Dans un scénario "optimiste", l’Union européenne pourrait débuter au premier trimestre 2021 les vaccinations contre le Covid-19, a affirmémercredi la directrice du Centre européen de contrôle des maladies , Andrea Ammon, dans un entretien avec l’AFP.

Profitant de cette actualité riche, l’indice parisien a bondi de plus de 18% depuis début novembre. Il évolue à ses niveaux de début mars, lorsqu’un mouvement de panique lié à l’éclatement de la pandémie avait vu les Bourses mondiales s’effondrer. L’indice remonte la pente mais est encore loin d’avoir retrouvé les 6.000 points, son niveau de février.

Francfort et Londres ont eux bondi de 14%, Milan de 17% et Madrid de 20% depuis dixjours. L’indice allemand a quasiment effacé l’ensemble de ses pertes sur l’année. Wall Street évoluait de son côté en hausse à la mi-séance vers 17H20 GMT, le Dow Jones prenant 0,19%, le Nasdaq 1,82% et le S&P 500 0,82%.

L’envolée en Europe s’est effectuée cette semaine en parallèle d’une rotation sectorielle des investissements : les courtiers ont délaissé les valeurs technologiques pour revenir vers des entreprises plus dépendantes de l’activité économique.
Celles-ci ont toutefois un peu souffert mercredi sous l’effet de prises de bénéfices, dans le secteur bancaire et immobilier notamment.

Des prises de bénéfices

Après les fortes hausses en deux jours, les investisseurs ont été tentés d’assurer quelques gains. En France, Unibail-Rodamco-Westfield a perdu 6,28% à 48,47 euros, et s’est retrouvé lanterne rouge du CAC 40 après avoir gagné 50% depuis lundi.
Le mouvement a aussi affecté les banques, Société Générale perdant 3,69% à 15,60 euros, Crédit Agricole 1,04% à 8,76 euros, et BNP Paribas 2,63% à 41,09 euros.
Ailleurs en Europe, Deutsche Bank a perdu 1,35% à 8,94 euros, et Commerzebank 3,52% à 4,77 euros.

Résultats en berne

Le constructeur ferroviaire français Alstom a publié mardi un bénéfice net en baisse de 25% pour le premier semestre de son exercice décalé 2020/21 à 170 millions d’euros mais voit désormais "un pipeline commercial solide pour le second semestre". Son titre a reculé de 4,44% à 42,62 euros.
En Allemagne, l’équipementier automobile Continental a fait état d’une perte nette de 719 millions d’euros au troisième trimestre et reculait de 1,79% à 106,20 euros.

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