La bulle boursière ne fait plus aucun doute, vers de nouveaux records en pleine récession ?

Les marchés européens sont restés dans leur bulle mardi, privilégiant les espoirs de reconquête économique plutôt que les risques géopolitiques et sanitaires ou encore les violences aux Etats-Unis.
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Les marchés européens satisfaits dans leur bulle

Hormis Londres , les places européennes ont fini sur une hausse de plus de 2% (Paris+2,02%, Madrid +2,59% et Milan +2,42%), tandis qu’à la bourse de Francfort (+3,75%), le Dax a retrouvé son niveau de début mars. "Les marchés européens ont engrangé des gains pour la deuxième séance consécutive, dynamisés par le dégel dans les relations sino-américaines combiné aux espoirs entourant l’assouplissement des restrictions liées au confinement", souligne David Madden, analyste pour CMC MarKets. Les places européennes semblent à la fois rester de marbre face aux troubles sociaux outre-Atlantique et ne vouloir retenir que l’hypothèse d’absence deseconde vague de l’épidémie de Covid-19.

Par ailleurs, "des informations selon lesquelles des entreprises contrôlées par l’Etat chinois ont passé commande pour acheter des produits agricoles américains ont envoyé un message positif montrant que les deux premières économies mondiales continuent leur commerce en dépit des tensions croissantes au sujet de Hong Kong", poursuit l’expert. Les marchés actions sont également soutenus par la reprise graduelle en cours de l’activité et même si celle-ci est encore "loin du niveau d’avant le confinement, chaque petit progrès est salué par les investisseurs".

Les marchés profitent considérablement "des plans des banques centrales et des plans de relance massifs. Les investisseurs prennent en compte qu’il est possible d’avoir un redémarrage assez dynamique de l’économie", ajoute Guillaume Garabedian,responsable de la gestion conseillée chez Meeschaert. La réunion de la Banque centrale européenne aura lieu jeudi, et les analystes attendent de voir si l’institution va décider d’accroître son programme de rachat d’actifs.

Sur le marché obligataire, les rendements refluaient légèrement sur les dettes souveraines allemande et française tandis que le taux à dix ans italien et les taux américains montaient faiblement. L’économie mondiale est frappée de plein fouet par les répercussions des mesures de confinement prises pour tenter de freiner le nombrede décès et de contagions sur la planète.

Emeutes aux USA

Face à ce sinistre tableau, les pouvoirs publics et banques centrales ont empilé les mesures de soutien financier qui vont peser sur les dettes des Etats. Toutefois, le président de la Banque mondiale David Malpass a assuré mardi que l’estimation initiale de 5.000 milliards de dollars de richesses détruites par la pandémie de Covid-19 était bien inférieure à la réalité. Il a prévenu aussi dans un entretien à l’AFP que la reprise économique serait freinée par la baisse des investissements.

France : chute du PIB de -11%

En France, le gouvernement a encore aggravé sa prévision de récession cette année, avec une chute du produit intérieur brut (PIB) historique de 11%, au moment où l’économie tente de repartir doucement avec le déconfinement.

  • Les valeurs automobiles ont continué leur remontée, à l’instar de Daimler (+7,73% à 35,96 euros), BMW (+5,23% à 55,35 euros) et Volkswagen (+5,74% à 140,10 euros) dans la perspective d’une prime à l’achat pour soutenir le secteur. Renault et Peugeot ont pris respectivement 1,1% et 1,57% à l’occasion du lancement officiel d’une prime consentie par l’État.
  • Lufthansa a avancé de 3,41% à 9,45 euros : le conseil de surveillance du premier groupe aérien européen a donné son feu vert lundi au plan de sauvetage de la compagnie aérienne allemande.
  • Le secteur pétrolier a profité de la hausse des cours du brut, alors que les investisseurs espèrent une prolongation des coupes drastiques de la production lors du prochain sommet de l’Opep+ qui pourrait être avancé à cette semaine. BP a pris 5,66% à 328,60 pence et Royal Dutch Shell (action "B") 2,78% à 1.285,00 pence. TOTAL est monté de 2,89%à 35,55 euros.

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