PERP : halte aux idées reçues !

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Sortie uniquement en rente viagère, un seul PERP par personne, capital perdu en cas de décès, versement obligatoire chaque année... Les idées reçues sur les PERP sont nombreuses et persistantes. Décrpytage du vrai et du faux sur les PERP.
PERP : halte aux idées reçues !
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Halte aux idées reçues sur le PERP

Le Plan d’Épargne Retraite Populaire (perp) permet de préparer sa retraite tout en allégeant le montant de son impôt sur le revenu pendant la vie active. Mais cette enveloppe de placement fait l’objet de nombreux préjugés… parfois très éloignés de la vérité. Assurancevie.com fait le point.

Ouvert à tous, le PERP a pour objectif d’obtenir un complément de revenu à vie au moment de la retraite. Et pour encourager les Français dans cette démarche, les versements effectués en faveur d’un PERP pendant la phase de constitution de l’épargne sont déductibles des revenus nets imposables, dans le respect de certaines limites. Ce mécanisme fait du PERP l’un des derniers placements bénéficiant d’un levier fiscal intéressant, d’autant que celui-ci n’entre pas dans le plafonnement global des niches fiscales de 10 000 €.
Bien entendu le PERP ne présente pas que des avantages ! Il s’agit d’un produit « tunnel », qui n’est pas disponible pendant la phase d’épargne. Et sa vocation est d’obtenir un revenu viager, cela signifie que les possibilités de sorties sous la forme d’un capital sont limitées.
Toutefois, il faut se défaire de certaines idées reçues !

« En cas de décès avant la retraite, tout mon capital est perdu… »

C’est faux, car le PERP peut prévoir une clause bénéficiaire. Ainsi, si son titulaire décède pendant la phase de constitution de l’épargne, le capital sera alors versé, sous la forme d’une rente viagère ou d’une rente temporaire au(x) bénéficiaire(s) désigné(s), le conjoint par exemple.

Il est également possible de désigner ses enfants mineurs comme bénéficiaires. En cas de décès du titulaire du PERP avant leur majorité, ces derniers percevront alors une rentre temporaire d’éducation, jusqu’à leur 25e anniversaire.

N’hésitez pas à vous assurer que votre PERP prévoit bien une clause bénéficiaire.

« … Et en cas de décès après la retraite, la rente viagère est perdue aussi »

Au moment de la liquidation du PERP, plusieurs options de rente sont proposées à l’assuré. La liste des choix peut différer d’une compagnie d’assurance à une autre.

Si l’assuré opte pour une rente viagère simple, le complément de revenu lui sera versé jusqu’à son décès. Ce décès entraînera effectivement l’arrêt du versement de la rente.

Toutefois, au moment de la mise en place de la rente, il est possible d’opter pour une réversion. Ainsi, une rentre est dite réversible lorsqu’il est prévu qu’au décès du titulaire de la rente, celle-ci continue d’être versée (en totalité ou en partie selon la volonté de l’adhérent) à une personne désignée, souvent le conjoint.

Les rentes avec annuités garanties permettent également de protéger ses proches en assurant une durée de versement minimale en cas de décès dans les années qui suivent la mise en place de la rente.

PERP AssuranceVie.com

« Il est obligatoire de verser chaque année sur son PERP »

Pas du tout. Vous pouvez abonder votre PERP quand vous le souhaitez. Il n’y a aucune obligation de versement. Force est toutefois de souligner que pour obtenir un niveau de revenu complémentaire significatif au moment de la retraite, mieux vaut alimenter son plan régulièrement.

De plus, mieux vaut commencer le plus tôt possible : plus on dispose de temps pour valoriser son PERP, moins l’effort d’épargne à réaliser sera important.

Il est d’ailleurs possible de mettre en place des versements programmés (mensuels, trimestriels…). Ceux-ci peuvent être modifiés, stoppés, ou bien encore réactivés à tout moment. Une façon de préparer sa retraite sans y penser.

« On ne peut détenir qu’un PERP par personne »

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Eh non ! Il est possible de détenir plusieurs PERP, auprès d’un assureur ou même de plusieurs établissements. Sachez également que le PERP est un produit transférable d’une compagnie d’assurance à une autre. Si vous détenez un PERP, laissé à l’abandon parce que les frais d’entrée lorsque vous effectuez de nouveaux versements sont trop élevés, ou encore parce qu’il n’offre que peu de supports d’investissement ou que son fonds en euros n’est pas très performant… Rassurez-vous, tout n’est pas perdu ! Attention toutefois, des frais de transfert sortant (allant jusqu’à 5 %) peuvent vous être réclamés par la compagnie que vous quittez si votre PERP a moins de 10 ans. Et soyez également vigilant aux éventuels frais de transfert entrant qui pourraient être appliqués par le nouvel assureur ! Sachez tout de même que ces frais ne sont pas automatiques. Renseignez-vous !

« Il est impossible de sortir du PERP avant la retraite »

En principe, la sortie du PERP ne s’effectue qu’au moment de la retraite. Toutefois, la loi prévoit des cas de sortie anticipée. Les possibilités de sortie totale en capital sont limitées aux situations suivantes :
-  Invalidité.
-  Décès du conjoint ou du partenaire de PACS .
-  Surendettement.
-  Expiration des droits aux allocations chômage pour les salariés, ou liquidation judiciaire pour les non-salariés.
-  Absence de mandat social ou de contrat de travail depuis plus de 2 ans à compter du non-renouvellement ou de la révocation du mandat social pour les mandataires sociaux qui n’ont pas liquidé leur pension dans un régime obligatoire d’assurance vieillesse.
-  Cessation d’activité non salariée à la suite d’un jugement de liquidation judiciaire.
-  Dès lors qu’une situation le justifie selon le président du tribunal de commerce auprès duquel est instituée une procédure de conciliation et que la demande est effectuée avec l’accord de l’assuré.

« Il est impossible de récupérer le capital versé sur son PERP lors du départ à la retraite »

Au-delà des cas de déblocage anticipé pour force majeure, le PERP offre la possibilité, au moment de la retraite, de récupérer jusqu’à 20 % de l’épargne constituée sous la forme d’un capital. Les 80 % restants étant transformés en rente viagère.
Le PERP permet également de disposer d’un capital pour acquérir sa résidence principale au moment de la retraite. En effet, pour les personnes qui accèdent à la propriété ou celles qui n’ont pas été propriétaires de leur résidence principale pendant les 2 années précédant la retraite, le PERP est déblocable en totalité en capital afin de financer tout ou partie de cette acquisition.

Par ailleurs, l’assureur peut également autoriser la sortie totale sous forme de capital lorsque le contrat ne permet pas d’obtenir une rente viagère supérieure à 480 €/an.

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7 commentaires

  • PERP : halte aux idées reçues !

    20 décembre 2018 15:36, par PB

    moi je suis en sortie je touche la rente qui est loin d etre un complement de retraite j ai 63 ans ;comme on dit couremment si j avais su je n aurais pas ecouté ou lu ces conseils qui ne font que des spoliés qui regrette d avoir été trop credule

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  • PERP : Pas intéressant du tout !

    31 janvier 17:12, par Luc Olivier

    Ce placement permet surtout de perdre son argent. Au moment de la retraite, le capital est bloqué à 80 % et il ne rapporte... plus rien ! Les rentes sont dérisoires et ne peuvent pas constituer un complément de retraite décent. En cas de décès, il n’est possible d’obtenir le versement aux proches qu’à condition de minorer la rente et pour une période de 10 ou 15 ans, à moins d’opter pour une réversion qui ampute considérablement la rente. Pour la banque, c’est un vrai jackpot, un pari toujours gagnant sur la mortalité. Plus le souscripteur décède tôt, plus le capital confisqué est important. Tout à fait immoral !S’ils veulent faire évoluer leur catastrophique image de rapaces, les banquiers devraient éviter de proposer des contrats aussi malsains. La presse spécialisée devrait faire son travail en alertant les épargnants.

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    • PERP : Pas intéressant du tout !

      Bonjour,

      Le PERP n’est pas aussi affreux que vous le dîtes. Les rentes viagères sont calculées de la même manière que sur les contrats d’assurance-vie. Par ailleurs, la loi PACTE va autoriser la sortie à 100% en capital des PERP, permettant de refermer ainsi ces critiques justifiées. Le souci n’est pas lié au PERP mais aux rentes viagères. Une sortie 100% en capital mettra donc tout le monde d’accord.

      Mais oui, les PERP bancaires sont moribonds. Truffés de frais avec des rendements pathétiques. C’est pourquoi il existe des PERP sans frais sur les versements avec des fonds euros qui tiennent la route, et les prélèvements sociaux ne sont pas dus, à la différence de l’assurance-vie. Maintenant il est clair que les banquiers ont vendu ces perp moribonds à bien trop d’épargnants qui n’en avaient pas besoin. C’est bien le propre des banques que de vendre des produits à tour de bras. Je ne cesse de répéter qu’une banque est bien pour gérer son compte courant, et rien d’autre...

      Cdt

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      • PERP : Pas intéressant du tout !

        A propos de la rémunération des rentes sur le PERP, voici un contre-exemple :

        Le Perp Eres 163x poursuit sa politique de participation aux bénéfices en faveur des rentiers. Il affiche 2,60 % de revalorisation des rentes en 2018 contre 2,75 % en 2017. Les contrats d’épargne retraite sont transférables uniquement en phase de constitution. En phase de rente, ils ne peuvent plus faire l’objet d’un transfert, ce qui incite certains assureurs à délivrer un rendement supérieur en phase d’épargne pour "attirer le chaland", a précisé le distributeur de produits d’épargne salariale, Eres, dans un communiqué.
        C’est pour cela que depuis quatre ans, Perf, Eres et SwissLife ont pris le contrepied de cette stratégie "piège" en adoptant une stratégie de rémunération sur le fonds en euros plus favorable aux rentiers qu’aux épargnants. En phase de rente, le taux de participation aux bénéfices nets de frais de gestion du fonds en euros du contrat Le Perp Eres 163x s’élève à 2,60 % en 2018 contre 2,75 % l’année précédente. En phase d’épargne, le taux est stable et est de 0,60 % en 2018.

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      • PERP : Pas intéressant du tout !

        bonjour

        je viens de voir votre commentaire sur le PERP hé bien justement cela fait 4 ou 5 mails que jenvoie a mon assureur au sujet de la nouvelle loi Pacte avril 2019 et je n obtiens pas de reponse....car avec la rente qu ils me proposent lorsque je serai a la retraite ds 7 ans...est dérisoire et oui en effet il me faudrait vivre au moins 35 ans pour recuperer mon capital ......donc tout benef pour eux ....

        Etes vous certain que cette loi du pacte davril 2019 permettrait de recuperer son capital a 100% et non uniquement 20% comme prevu a la souscription ?

        Si vous avez un article sur ce sujet ce serait gentil de votre part de me le faire parvenir

        merci davance a vous
        cordialement

        nathalie r

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    • PERP : Pas intéressant du tout !
      lors de la conversion en pension, votre épargne est à nouveau confisquée !selon il faut de 25 à 30 ans pour récupérer votre épargne ! selon un calcul opaque qui ne vous est surtout pas explicité ! et vous avez à ce moment dans les 65 ans !on appelle cela comment ! ! !

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