Epargne : Les pistes pour alléger la fiscalité de ses placements ?

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Avec la forte hausse de la taxation sur l’épargne ces dernières années, trouver des solutions pour réduire la pression fiscale est devenu un enjeu crucial pour les épargnants. Voici quelques pistes pour y parvenir...

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Epargne : mettre de l’argent de côté coûte de plus en plus cher...

Avec un prélèvement forfaitaire obligatoire (PLF) qui pourrait flirter avec les 40 % après l’élection présidentielle, la hausse de la fiscalité sur l’épargne bat son plein depuis quelques années en France.

Dés lors, il est primordial pour les épargnants de trouver des solutions pour diminuer la pression fiscale qu’ils subissent. Voici quelques pistes qui vous permettront d’alléger votre taxation.

Actuellement, le taux d’imposition sur les dividendes est de 21 % et celui des intérêts est de 24 %. Du côté des prélèvements sociaux ils sont aujourd’hui de 13,5 % (CSG+CRDS).

Epargne : utiliser un cadre fiscal avantageux

Pour diminuer efficacement votre taxation, le seul véritable moyen à votre disposition c’est l’utilisation de ce qu’on appel les "enveloppes de capitalisation".

Ces produits d’épargne, PEA et Assurance-Vie, permettent en effet de réduire l’imposition globale sur certains placements et les intégrants à votre contrat ou à votre Plan d’épargne en action. En revanche il vous sera presque impossible d’échapper aux prélèvements sociaux.

Sur ces supports, vos titres (sicav, fcp, etc.) ne seront taxés qu’au moment de la sortie (5 ans pour un PEA et 8 ans pour une Assurance-Vie [1]), à la différence d’un compte-titre où vous êtes taxé à chaque arbitrage ou pour chaque revenu perçu.

Qu'est-ce qui pourrait changer avec l'élection présidentielle? : Si François Hollande était élu, les dividendes et les intérêts seraient taxés de manière identique (24 %). Dans le cas où Nicolas Sarkozy gagnerait l'élection, la CSG serait augmentée de 2 % faisant passer les prélèvement sociaux à 15,5 % et le PLF à 39,5 % sur les intérêts!

Epargne : N’hésitez pas à passer au PEA ou à l’assurance-vie !

Si vous êtes déjà titulaire d’un compte-titre, le transfert de vos actions en direct sur un PEA ou une assurance-vie n’est pas possible. Il vous faudra donc solder votre compte pour racheter ensuite vos titres via votre PEA ou votre assurance-vie. Une situation problématique puisque vous serez soumis à l’impôt.

Les assurances-vie proposant des actions en directes sont très rares. En revanche, les sicav et les fcp sont souvent très présents dans les contrats d’assurance-vie multisupports. Si vous voulez conserver les mêmes fonds, il vous faudra donc trouver les contrats qui les proposent parmi leurs supports.

Si vous n’avez pas encore de compte-titre, alors n’hésitez pas à faire le choix d’un PEA ou d’une assurance-vie pour vos opérations boursières. Plus vous détiendrez longtemps vos titres au sein de ses enveloppes, et plus la taxation sera faible.

De plus, même si vous n’avez pour le moment aucun titre à placer, ouvrir un PEA ou une assurance-vie par anticipation peut s’avérer une très bonne stratégie.

En effet, c’est l’ancienneté de votre PEA ou de votre assurance-vie qui compte pour bénéficier de l’avantage fiscale. Vous profiterez donc par exemple de la totalité de l’allègement fiscal pour un investissement effectué la quatrième année sur un PEA ou la septième sur un contrat d’assurance-vie.


[1des sorties anticipées sont possibles mais vous ne bénéficierez pas de la totalité de la réduction fiscale

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