Fiscalité de l’épargne : 2012, l’année de l’oppression fiscale !

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Fiscalité de l’épargne : nouvelle hausse des prélèvements au 1er janvier 2012, cette nouvelle taxation modifie-t-elle votre stratégie de placement ? Détails de vos réponses...

Fiscalité de l’épargne : 11.4 points de hausse en 5 ans, qui dit mieux !

Retour à l’équilibre budgétaire oblige, en 2012 la fiscalité française n’aura jamais été aussi oppressante, qu’elle soit propre aux revenus des contribuables qu’à leur patrimoine.

D’ailleurs, le 1er janvier 2012 a été l’occasion de ponctionner une nouvelle fois le portefeuille des épargnants avec une hausse de taxation qui se fixe
à 21% pour les plus-values et dividendes, ainsi que 24% pour les intérêts d’obligations, des comptes à terme et des livrets bancaires.

Une taxation de l’épargne hors prélèvements sociaux de 13.5%, pour le moment !
En effet, si le résultat des présidentielles penche à "droite", le 1er octobre 2012 pourrait coïncider avec la 4ième augmentation de CSG sous l’ère présidentielle de Nicolas Sarkozy. La CSG gonflerait de 2 points (+ hausse de TVA) pour palier à une diminution de 13 milliards d’euros de cotisations sociales et patronales soit 15.5%.

En d’autres termes, les prélèvement libératoires forfaitaires (PLF) approcheront le taux global d’imposition de 36.5% pour les revenus du capital, les plus-values et les dividendes, ou 39.5% pour les intérêts des livrets bancaires, des comptes à terme et des obligations.

Un record absolu soit 11.4 points de hausse en 5 ans, de quoi conforter le succès de produits réglementaires comme le livret a ou le livret de développement durable, des placements utiles dans le cadre de la création d’un cousin de sécurité mais à terme peu rémunérateurs.

Finalement, en chargeant toujours plus la fiscalité de l’épargne, le gouvernement prendrait-il le risque de dégrader la consommation des ménages ?, véritable levier de croissance économique. Un dilemme, car la seule vraie façon de modifier le partage épargne-consommation, consiste à rétablir la confiance des ménages, mais, on ne rétablit pas la confiance en augmentant les impôts [1].

Sondage : vos choix stratégiques afin d’éviter la hausse de fiscalité de l’épargne

Vos choix stratégiques de placement pour fuir cette taxation toujours aussi pesante. Résultats de notre sondage en ligne effectué sur notre site de mi-janvier 2012 à fin février 2012, sur la base de 1.014 votants. Ce sondage ne peut être considéré comme représentatif de l’opinion des épargnants Français, compte-tenu de l’absence d’échantillonnage des votants.


[1Professeur André Babeau du Centre de recherche sur l’épargne, rapport de la commission des finances 97

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