SCPI / OPCI : l’AMF rappelle les épargnants à l’ordre, placements à risques !

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L’engouement actuel des épargnants pour la pierre-papier fait frémir de plus en plus de professionnels. Les records de collecte sur les SCPI et OPCI se multiplient, mais le marché de l’immobilier est déjà en surchauffe, une correction des prix est attendue. Les épargnants massivement investis en pierre-papier, SCPI et/ou OPCI pourraient bien subir de sérieuses déconvenues. L’AMF rappelle donc que ces placements sont à risques de perte de capital...

Nous cessons de le répéter dans nos colonnes, sans vouloir adresser le moindre pessimisme, car jusqu’à maintenant tout va bien. Mais la pierre-papier, dans un portefeuille d’épargnant ne doit pas représenter plus de 10% des actifs. Il s’agit avant tout d’un placement à risque, et les plus anciens se souviennent encore de la dernière crise immobilière et de son impact sur les SCPI. Des années de vaches maigres avec des pertes abyssales, et l’impossibilité de sortir de ce placement, aucun acheteur... Alors sans en arriver là, autant prendre les devants et gérer correctement son exposition aux risques de marché.

Aussi, l’AMF rappelle aux épargnants que les SPCI et autres OPCI ne sont en rien des placements de père de famille, et encore moins, des investissements pour sa retraite, comme ils sont pourtant, si souvent évoqués.

SCPI / OPCI : un placement non garanti soumis aux fluctuations du marché immobilier

Les rendements élevés des placements dans l’immobilier attirent de plus en plus d’épargnants. Mais la valeur de l’immobilier peut baisser et ces rendements ne sont aucunement garantis. Ce qu’il faut savoir avant d’investir dans la « pierre-papier ».

OPCI et SCPI, qu’est-ce que c’est ?

Les organismes de placement collectif en immobilier (OPCI) et les sociétés civiles de placement immobilier (SCPI) ont pour objet l’acquisition, la construction et la gestion d’un investissement immobilier locatif (bureaux, immeubles d’habitation, centres commerciaux…).

Leur fonctionnement est similaire. Une différence notable toutefois : alors que les SCPI investissent au moins 90 % de l’épargne collectée dans l’immobilier, ce minimum est de 60 % pour les OPCI, qui peuvent donc investir plus en actions ou en obligations et qui conservent au moins 5 % de liquidités afin de pouvoir rembourser plus rapidement les détenteurs qui veulent vendre leurs parts.

La pierre-papier n’est pas un placement garanti

Un investissement dans un OPCI / SCPI est soumis aux fluctuations du marché de l’immobilier et le capital placé n’est pas garanti.

Le rendement dépend de la conjoncture économique : les loyers perçus peuvent baisser dans un contexte moins favorable.

La valeur de la part à la revente peut également diminuer. Même si les prix de l’immobilier ont eu tendance à monter ces dernières années, il reste difficile de prévoir leur évolution future.

Assurez-vous que cet investissement correspond à vos besoins

Avant d’investir dans la pierre-papier, soyez sûr que cet investissement correspond à votre besoin d’épargne et à votre profil de risque. L’investissement dans un OPCI ou une SCPI suppose un horizon de placement à long terme (au moins 10 ans) et doit se faire dans le cadre d’une diversification de votre épargne.

Et n’oubliez pas : les rendements passés ne présument en aucun cas des rendements futurs.

Attention, comme tout placement dans l'immobilier, les SCPI sont des placements à risques de perte de capital.
  • Risque de perte en capital : le prix des parts de SCPI peut varier à la hausse, comme à la baisse. La valorisation des parts de SCPI dépend des conditions du marché de l'immobilier, sans tenir compte de la qualité intrinsèque des biens détenus.
  • Risque de rendement : aucun rendement n'est garanti. Une SCPI peut ne pas servir le moindre rendement. Les performances passées ne préjugent strcitement en rien des performances à venir.
  • Risque d'illiquidité : En achetant des parts de SCPI en direct, vous n'êtes pas certain de pouvoir les revendre. Les cessions peuvent être organisées par le gestionnaire, mais restent de gré à gré. En cas de retournement du marché de l'immobilier, vous ne pourrez probablement pas revendre vos parts (hormis investissement via un contrat d'assurance-vie, l'assureur prenant à sa charge ce risque d'illiquité).
  • Risque de crédit : le financement de parts de SCPI à crédit représente une prise de risque importante, fortement déconseillée aux investisseurs n'ayant pas le capital nécessaire pour solder le crédit à tout moment.
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