Briefing bourse hebdomadaire : l’horizon économique et financier s’obscurcit
Briefing boursier de la semaine, par Christopher Dembik, Economiste, Saxo Banque.
Christopher Dembik est un économiste français, responsable de la recherche économique chez Saxo Bank, qui a en particulier travaillé sur les questions de croissance, de politique monétaire et l’économie chinoise. Il suit également de près l’économie du Venezuela au sujet de laquelle il a écrit plusieurs articles.
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Briefing boursier de la semaine, par Christopher Dembik, Economiste, Saxo Banque.
La chute du cours du baril de pétrole amorcée mi-2014 équivaut à un krach financier. Mais cette baisse n’a rien de comparable aux précédentes. La révolution du pétrole et du gaz de schiste n’en est encore qu’à ses balbutiements. Elle est difficilement perceptible et a subi maints revers dans de nombreux pays à cause d’une taxation trop élevée ou de réserves prouvées bien plus faibles que les estimations.
Le Venezuela n’aura pas d’autre choix que de se vendre à la Chine.
La Banque Nationale Suisse (BNS) a décidé d’abandonner ce matin le cours plancher de l’EURCHF à 1,20 qui était en place depuis le 6 septembre 2011. A la place, la banque centrale a instauré un taux d’intérêt de référence négatif à -0,75%.
Une chute interminable, au point où elle commence à inquiéter... La parité entre dollar et euro pourrait être atteinte assez rapidement maintenant.
En novembre dernier, l’inflation a confirmé son ralentissement en France avec une baisse de 0,2%. Corrigée des variations saisonnières, la baisse est moins notable mais tout aussi inquiétante, de l’ordre de -0,1%. C’est une énième mauvaise nouvelle pour l’économie française qui confirme le risque croissant de déflation.
Lorsque le baril de Brent avait atteint en juillet 2008 le niveau record de 145,40$, la crainte du pic pétrolier était sur toutes les bouches et de nombreux experts s’attendaient à un prix du baril qui puisse rapidement atteindre 200$. Six ans plus tard, ces prophéties ne se sont pas réalisées, le Brent évoluant même à des plus bas annuels, sous les 80$.
Le brent continue d’évoluer à proximité d’un plus bas de quatre ans, et surtout du niveau des 80 dollars qui constitue une zone de fragilité pour de nombreuses économies de l’OPEP. On pense en particulier à l’Algérie et au Venezuela qui ont basé leurs prévisions de budget sur un baril autour des 100 dollars.