Fonds euros 2019 : les meilleurs et les pires rendements (top/flop)
Fonds euros : les meilleurs et les pires rendements publiés en 2020, au titre de l’année 2019.
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24 avril 2020, 15:32, par Denis Lapalus
Bonjour,
Si vous demandez à un assureur ou un conseiller financier si vous ne pourriez pas percevoir des rendements plus élevés, il va évidemment vous inviter à investir sur des unités de compte... L’on comprend aisément pourquoi. Davantage de rétrocessions pour l’intermédiaire, le capital investi en unités de comptes n’est plus garanti, et de potentiels rendements plus élevés... L’assureur et l’intermédiaire sont alors gagnants quel que soit l’évolution des marchés, ce qui n’est pas le cas de l’épargnant, évidemment.
Concernant les PPB, elles sont redistribuées au niveau global pour tous les assurés. Réclamer une redistribution de PPB à titre individuel n’a aucun sens, puisque le taux publié par l’assureur tient déjà compte de l’intégration de la PPB globale à reverser. C’est cette variable d’ajustement qui lui permet de "lisser" les rendements servis, pour l’ensemble des épargnants ayant investi sur ce fonds, et pas au cas par cas, en fonction de qui a fait quoi.
Si vous voulez les articles en question du côté du code
des assurances, il faut aller fouiner vers l’article A331-4 et les articles liés. Je n’ai actuellement pas le temps de passer 2 heures sur le sujet afin de vous trouver la ligne exacte, mais il est certain que cette condition existe. Scrutez du reste les messages de l’AFER sur ce sujet.
"Dans des situations exceptionnelles, la provision pour participation aux bénéfices peut être reprise après autorisation" du régulateur, dit un arrêté publié ce samedi au Journal Officiel et réformant le code des assurances. Dans les faits, cette phrase signifie que certains assureurs pourront bénéficier de règles de calculs moins strictes pour déterminer leur ratio de solvabilité, un indicateur crucial mesurant la capacité d’un établissement de résister à d’éventuels chocs.
Bonjour,
Si vous demandez à un assureur ou un conseiller financier si vous ne pourriez pas percevoir des rendements plus élevés, il va évidemment vous inviter à investir sur des unités de compte... L’on comprend aisément pourquoi. Davantage de rétrocessions pour l’intermédiaire, le capital investi en unités de comptes n’est plus garanti, et de potentiels rendements plus élevés... L’assureur et l’intermédiaire sont alors gagnants quel que soit l’évolution des marchés, ce qui n’est pas le cas de l’épargnant, évidemment.
Concernant les PPB, elles sont redistribuées au niveau global pour tous les assurés. Réclamer une redistribution de PPB à titre individuel n’a aucun sens, puisque le taux publié par l’assureur tient déjà compte de l’intégration de la PPB globale à reverser. C’est cette variable d’ajustement qui lui permet de "lisser" les rendements servis, pour l’ensemble des épargnants ayant investi sur ce fonds, et pas au cas par cas, en fonction de qui a fait quoi.
Si vous voulez les articles en question du côté du code
des assurances, il faut aller fouiner vers l’article A331-4 et les articles liés. Je n’ai actuellement pas le temps de passer 2 heures sur le sujet afin de vous trouver la ligne exacte, mais il est certain que cette condition existe. Scrutez du reste les messages de l’AFER sur ce sujet.
Ce qu’il faut savoir est que depuis quelques mois, sous la pression des assureurs, le gouvernement a déréglementé l’utilisation de ces PPB. Après le scandale des fonds eurocroissance, qui peuvent piocher dans ces PPB, les assureurs pourront également piocher dedans, dès que la situation deviendra difficile... A priori, nous n’en sommes pas loin. Cf copie d’un article sur le sujet de décembre 2019 : https://www.francetransactions.com/actus/assurancevie/assurance-vie-les-provisions-pour-participation-aux-benefices-ppb-pourront-etre.html
"Dans des situations exceptionnelles, la provision pour participation aux bénéfices peut être reprise après autorisation" du régulateur, dit un arrêté publié ce samedi au Journal Officiel et réformant le code des assurances. Dans les faits, cette phrase signifie que certains assureurs pourront bénéficier de règles de calculs moins strictes pour déterminer leur ratio de solvabilité, un indicateur crucial mesurant la capacité d’un établissement de résister à d’éventuels chocs.
Bien à vous