Finance solidaire : le financement participatif, une vraie tendance !
La finance solidaire affiche des chiffres en hausse d’année en année. En plus de faire émerger une économie plus humaine, celle-ci innove ! C’est d’ailleurs le cas du financement participatif...
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4 avril 2012, 17:53, par Jean-Pierre CANOT
Quand on est incapable de traiter un problème avec des solutions simples qui ont fait leurs preuves, on invente des mots nouveaux, en langue anglaise ou en Globish si possible.
Voilà donc le CROWDFUNDING ! Personne ne s’est aperçu qu’il s’agit de la toute première étape d’un modèle millénaire, déjà connu à Babylone et qui a permis il y a plus de cent ans à notre agriculture de connaître le développement que l’on sait.
Mais pour être poli tout le monde s’en fout, et plutôt que de remettre à l’honneur le modèle coopératif et mutualiste abandonné même par la plupart de ceux qui en portent encore le nom, on préfère réinventer la toute première étape de ce modèle dont il ne sortira rien tant que l’on ne sera pas capable de la dépasser.
Le drame est que les échecs répétés de l’Aide Publique au Développement où l’on a englouti d en vain depuis des décennies des sommes énormes, tiennent à ce refus systématique de remettre à l’honneur un modèle sans égal, mais que des inconscients incompétents ont décidé de déclarer ringard.
Ne croyez-vous pas que dans les petites communes l’emprunteur cautionné par ses voisin sera toujours poursuivi par la pensée que s’il ne payait pas , les autres seraient obligés de payer pour lui : il ne voudra pas s’exposer à perdre l’estime générale par son manque de loyauté  ».
Jules MÉLINE
Le 23 février 1885, Louis MILICENT, auditeur au Conseil d’État, déposait les statuts de la première Caisse de crédit spécifiquement agricole. Son ambition est simple : « Les uns apportent leurs capitaux momentanément disponibles et leurs économies pour les mettre à la disposition de ceux qui en ont temporairement besoin.  ». Il s’agit de la Caisse de SALINS dans le Jura.
Le modèle coopératif et mutualiste mis en place a conduit notre agriculture à l’une des premières places dans le monde.
Mais où est donc passé ce modèle millénaire de l’économie solidaire qui débuta à Babylone ?
Personne ne parle plus de ce Crédit Agricole, le vrai, l’authentique, créé il y a cent trente ans et dont les agriculteurs étaient à la fois propriétaires, clients et gestionnaires.
Mais comment en est-on arrivé là ?
Le drame se produit en 2001, lorsque la Caisse Nationale devenue Crédit Agricole SA est introduite en bourse.
Ses principaux actionnaires restent certes les sociétaires au travers des 44 Caisses Régionales, mais cette banque devenue commerciale ne fonctionne absolument plus selon les principes coopératifs et mutualistes.
Cette disparition d’un outil essentiel pour l’agriculture, s’inscrit dans l’évolution normale de notre agriculture en décomposition depuis la mise en place par Sico MANSHOLT, nouveau fléau de Dieu, d’une politique démentielle. Ceci s’est accompagné depuis la fin des années 60 de la disparition du modèle d’organisation coopérative en agriculture qui était essentiel pour sa survie.
Face à la misère croissante des petits agriculteurs et à l’impossibilité où ils sont de trouver des financements, aujourd’hui de la trésorerie face au drame de la sècheresse, les inventeurs de l’eau tiède ne trouvèrent rien de mieux que la microfinance, dans laquelle s’est même engouffré allègrement Crédit Agricole SA à la suite de DANONE grand admirateur de Muhammad YUNUS.
DANONE qui faisait dans le yaourt et dans l’eau, se mit à faire dans l’économie sociale et la charité publique, en utilisant la microfinance, toute première étape du modèle coopératif ancestral, et en en restant là.
Il fallait bien en effet que DANONE, qui s’est attaché à faire disparaître l’exploitation familiale par la promotion de l’agriculture industrielle et les délocalisations, fit semblant de faire du social en faisant l’aumône à ceux qu’il avait décidé de mettre sur la paille, cette même paille qui fait cruellement défaut aujourd’hui.
Ceci revenait à démontrer que les petits agriculteurs en voie de disparition doivent être enfermés dans le ghetto des plus pauvres parmi les pauvres, et ne doivent pas avoir accès à la banque classique, ni revenir au modèle coopératif, le seul qui leur permette le recyclage permanent de la monnaie crée à la sueur de leur front, et non par de nouveaux instruments financiers dont on déplore la toxicité.
On se console donc en utilisant la microfinance, cet ersatz, inventé par un certain Muhammad YUNUS, mais qui n’est que la toute première étape du modèle précité et dont il ne peut strictement rien sortir tant que l’on en reste à cette première étape.
Le Crédit Agricole, misérable débris de l’authentique a lâchement abandonné ses propriétaires fondateurs pour se consacrer au financement de l’économie fictive dans la ronde infernale de la fausse monnaie et des produits toxiques.
Plutôt que financer blé, pommes de terre, ou production bovine qui va faire défaut, on préfère prêter à l’Europe l’argent qu’on lui a emprunté pour qu’elle le prête à la Grèce qui ne remboursera rien !
Le Directeur Général de ce Crédit Agricole ne fait pas lui dans la microfinance, il annonce un salaire annuel brut de 2,16 millions, n’est ce pas quelques trois cent fois le revenu de malheureux agriculteurs privés de leur banque jadis fleuron de l’économie solidaire ?
Au-delà de ce drame qui touche et anéantit les fondateurs en France, il est pitoyable que ce soit le nouveau modèle, lamentable débris de l’authentique que l’on prétende utiliser dans les actions d’Aide Publique au Développement – il est de bon ton de dire APD- .
La famine sévit à travers le monde, de malheureux petits enfants meurent au rythme de dizaines par minute, tout cela parce que nous sommes incapables d’aider leurs pays à assurer l’autosuffisance alimentaire en développant ou en redéveloppant le secteur agricole prioritairement à toute autre chose.
L’indispensable organisation professionnelle de l’agriculture dans ces pays devrait se faire selon le modèle coopératif qui sans la moindre discussion a fait ses preuves, en France notamment depuis plus de cent ans. Le volet financier d’une telle organisation est donc ce modèle français, l’authentique et non l’actuel en décomposition avancée. C’est pourtant ce dernier que les acteurs de l’Aide Publique au Développement s’acharnent à mettre en place depuis les indépendances ou la chute du communisme.
Au Sénégal entre autres pays ou sévit la famine, bien des hommes sont partis et partent encore, contre l’avis des femmes et souvent au péril de leur vie, ils viennent en France notamment essayer, véritables esclaves, de gagner quelque argent renvoyé bien vite au pays pour aider leur famille, après ponction énorme des officines d’usuriers assurant les transferts de fonds.
Les femmes se sont organisées pour exploiter de minuscules parcelles, c’est une de ces femmes admirables animant nombre de groupes féminins dans la vallée du fleuve qui lance ce cri émouvant : « En Afrique les projets de Lutte contre la pauvreté appauvrissent les populations.  ». Elle ajoute presque en pleurs : « Comment voulez-vous que des investisseurs étrangers viennent sur des exploitations de six cent mètres de long sur deux mètres de large où nous survivons à quarante ?  » !
Ah oui ! il faut préciser qu’elle faisait allusion à un projet débile de l’Agence Française de Développement qui n’a rien trouvé de plus intelligent pour développer une région où de couteux barrages construits il y a quarante ans n’ont rien apporté, que de rechercher des investisseurs, qui transformeront la main-d’œuvre locale en esclaves et exporteront productions et bénéfices en Europe.
La solution au drame de la famine n’est pas dans le volume de l’aide financière, mais dans la façon dont elle est utilisée. Le modèle coopératif qui a fait ses preuves chez nous pendant plus de cent ans, est le seul qui permette d’en sortir.
« Quand un homme a faim, mieux vaut lui apprendre à pêcher que de lui donner un poisson  » .
CONFUCIUS
Philosophe, historien et homme d’État chinois.
Quand on est incapable de traiter un problème avec des solutions simples qui ont fait leurs preuves, on invente des mots nouveaux, en langue anglaise ou en Globish si possible.
Voilà donc le CROWDFUNDING ! Personne ne s’est aperçu qu’il s’agit de la toute première étape d’un modèle millénaire, déjà connu à Babylone et qui a permis il y a plus de cent ans à notre agriculture de connaître le développement que l’on sait.
Mais pour être poli tout le monde s’en fout, et plutôt que de remettre à l’honneur le modèle coopératif et mutualiste abandonné même par la plupart de ceux qui en portent encore le nom, on préfère réinventer la toute première étape de ce modèle dont il ne sortira rien tant que l’on ne sera pas capable de la dépasser.
Le drame est que les échecs répétés de l’Aide Publique au Développement où l’on a englouti d en vain depuis des décennies des sommes énormes, tiennent à ce refus systématique de remettre à l’honneur un modèle sans égal, mais que des inconscients incompétents ont décidé de déclarer ringard.
Voir ci-dessous
MON CRÉDIT AGRICOLE ! MON CRÉDIT AGRICOLE !
POURQUOI M’AS TU ABANDONNÉ ?
Ne croyez-vous pas que dans les petites communes l’emprunteur cautionné par ses voisin sera toujours poursuivi par la pensée que s’il ne payait pas , les autres seraient obligés de payer pour lui : il ne voudra pas s’exposer à perdre l’estime générale par son manque de loyauté  ».
Jules MÉLINE
Le 23 février 1885, Louis MILICENT, auditeur au Conseil d’État, déposait les statuts de la première Caisse de crédit spécifiquement agricole. Son ambition est simple : « Les uns apportent leurs capitaux momentanément disponibles et leurs économies pour les mettre à la disposition de ceux qui en ont temporairement besoin.  ». Il s’agit de la Caisse de SALINS dans le Jura.
Le modèle coopératif et mutualiste mis en place a conduit notre agriculture à l’une des premières places dans le monde.
Mais où est donc passé ce modèle millénaire de l’économie solidaire qui débuta à Babylone ?
Personne ne parle plus de ce Crédit Agricole, le vrai, l’authentique, créé il y a cent trente ans et dont les agriculteurs étaient à la fois propriétaires, clients et gestionnaires.
Mais comment en est-on arrivé là ?
Le drame se produit en 2001, lorsque la Caisse Nationale devenue Crédit Agricole SA est introduite en bourse.
Ses principaux actionnaires restent certes les sociétaires au travers des 44 Caisses Régionales, mais cette banque devenue commerciale ne fonctionne absolument plus selon les principes coopératifs et mutualistes.
Cette disparition d’un outil essentiel pour l’agriculture, s’inscrit dans l’évolution normale de notre agriculture en décomposition depuis la mise en place par Sico MANSHOLT, nouveau fléau de Dieu, d’une politique démentielle. Ceci s’est accompagné depuis la fin des années 60 de la disparition du modèle d’organisation coopérative en agriculture qui était essentiel pour sa survie.
Face à la misère croissante des petits agriculteurs et à l’impossibilité où ils sont de trouver des financements, aujourd’hui de la trésorerie face au drame de la sècheresse, les inventeurs de l’eau tiède ne trouvèrent rien de mieux que la microfinance, dans laquelle s’est même engouffré allègrement Crédit Agricole SA à la suite de DANONE grand admirateur de Muhammad YUNUS.
DANONE qui faisait dans le yaourt et dans l’eau, se mit à faire dans l’économie sociale et la charité publique, en utilisant la microfinance, toute première étape du modèle coopératif ancestral, et en en restant là.
Il fallait bien en effet que DANONE, qui s’est attaché à faire disparaître l’exploitation familiale par la promotion de l’agriculture industrielle et les délocalisations, fit semblant de faire du social en faisant l’aumône à ceux qu’il avait décidé de mettre sur la paille, cette même paille qui fait cruellement défaut aujourd’hui.
Ceci revenait à démontrer que les petits agriculteurs en voie de disparition doivent être enfermés dans le ghetto des plus pauvres parmi les pauvres, et ne doivent pas avoir accès à la banque classique, ni revenir au modèle coopératif, le seul qui leur permette le recyclage permanent de la monnaie crée à la sueur de leur front, et non par de nouveaux instruments financiers dont on déplore la toxicité.
On se console donc en utilisant la microfinance, cet ersatz, inventé par un certain Muhammad YUNUS, mais qui n’est que la toute première étape du modèle précité et dont il ne peut strictement rien sortir tant que l’on en reste à cette première étape.
Le Crédit Agricole, misérable débris de l’authentique a lâchement abandonné ses propriétaires fondateurs pour se consacrer au financement de l’économie fictive dans la ronde infernale de la fausse monnaie et des produits toxiques.
Plutôt que financer blé, pommes de terre, ou production bovine qui va faire défaut, on préfère prêter à l’Europe l’argent qu’on lui a emprunté pour qu’elle le prête à la Grèce qui ne remboursera rien !
Le Directeur Général de ce Crédit Agricole ne fait pas lui dans la microfinance, il annonce un salaire annuel brut de 2,16 millions, n’est ce pas quelques trois cent fois le revenu de malheureux agriculteurs privés de leur banque jadis fleuron de l’économie solidaire ?
Au-delà de ce drame qui touche et anéantit les fondateurs en France, il est pitoyable que ce soit le nouveau modèle, lamentable débris de l’authentique que l’on prétende utiliser dans les actions d’Aide Publique au Développement – il est de bon ton de dire APD- .
La famine sévit à travers le monde, de malheureux petits enfants meurent au rythme de dizaines par minute, tout cela parce que nous sommes incapables d’aider leurs pays à assurer l’autosuffisance alimentaire en développant ou en redéveloppant le secteur agricole prioritairement à toute autre chose.
L’indispensable organisation professionnelle de l’agriculture dans ces pays devrait se faire selon le modèle coopératif qui sans la moindre discussion a fait ses preuves, en France notamment depuis plus de cent ans. Le volet financier d’une telle organisation est donc ce modèle français, l’authentique et non l’actuel en décomposition avancée. C’est pourtant ce dernier que les acteurs de l’Aide Publique au Développement s’acharnent à mettre en place depuis les indépendances ou la chute du communisme.
Au Sénégal entre autres pays ou sévit la famine, bien des hommes sont partis et partent encore, contre l’avis des femmes et souvent au péril de leur vie, ils viennent en France notamment essayer, véritables esclaves, de gagner quelque argent renvoyé bien vite au pays pour aider leur famille, après ponction énorme des officines d’usuriers assurant les transferts de fonds.
Les femmes se sont organisées pour exploiter de minuscules parcelles, c’est une de ces femmes admirables animant nombre de groupes féminins dans la vallée du fleuve qui lance ce cri émouvant : « En Afrique les projets de Lutte contre la pauvreté appauvrissent les populations.  ». Elle ajoute presque en pleurs : « Comment voulez-vous que des investisseurs étrangers viennent sur des exploitations de six cent mètres de long sur deux mètres de large où nous survivons à quarante ?  » !
Ah oui ! il faut préciser qu’elle faisait allusion à un projet débile de l’Agence Française de Développement qui n’a rien trouvé de plus intelligent pour développer une région où de couteux barrages construits il y a quarante ans n’ont rien apporté, que de rechercher des investisseurs, qui transformeront la main-d’œuvre locale en esclaves et exporteront productions et bénéfices en Europe.
La solution au drame de la famine n’est pas dans le volume de l’aide financière, mais dans la façon dont elle est utilisée. Le modèle coopératif qui a fait ses preuves chez nous pendant plus de cent ans, est le seul qui permette d’en sortir.
« Quand un homme a faim, mieux vaut lui apprendre à pêcher que de lui donner un poisson  » .
CONFUCIUS
Philosophe, historien et homme d’État chinois.