Taxation des revenus : de Macron ou Le Pen, qui promet le plus de réduction d’impôt ?
Traditionnelles promesses d’avant élection, les réductions d’impôts pour les particuliers. Celui qui promet le plus de baisse d’impôt aura-t-il le plus de votes ? Pas certain, les Français connaissent les promesses d’avant élection et les réalités d’après scrutin. La différence est grande. Promesses fiscales décryptées par Grisbee.Vous répondez à ce message
En allant à la source, on voit que le cadre célibataire paie 600 € de taxe d’habitation contre 400 € pour le célibataire. Sauf que la taxe d’habitation est très variable d’une commune à l’autre et d’un logement à un autre. Impossible d’en faire une moyenne statistique représentative pour ce genre de calcul ; sauf à mettre les pieds dans le four et la tête dans le congélateur et affirmer qu’en moyenne le corps est à la bonne température.
On voit par là que c’est une étude à prendre avec des pincettes, en d’autres termes : touchez pas au Grisbee.
Par ailleurs, il faudrait considérer la collecte des impôts et taxes comme un jeu à somme nulle. Un pays a besoin d’un volume de contributions pour son vivre ensemble, ce volume ne diminuera pas si on ne diminue pas la qualité du vivre ensemble.
Chaque baisse d’impôts est automatiquement transférée vers une hausse d’impôts discrète ou plus facilement consentie, comme la TVA, mais généralement inéquitable.
Suppression de la taxe d’habitation pour un RFR inférieur à 20 000 €, cela veut dire qu’il y aura très rapidement pour les autres, car les collectivités locales ne verront pas longtemps la couleur de la compensation par l’État. Donc ce sera encore plus douloureux pour ceux dont le RFR passera de 20 000 à 20100 €Â ; et ce sera très douloureux pour les classes moyennes.
J’aime aussi le rétablissement de la 1/2 par supplémentaire pour les veuves. L’impôt n’est pas une punition, et son exemption (partielle ou totale) n’a pas à être liée à un chagrin. Sauf s’il s’agit d’une "veuve de guerre", mais dans ce cas c’est de guerre qui est important.
L’exemple des subventions européennes aux agriculteurs est bien choisi. Voilà une profession qui affiche sur ses ballots son mécontentement vis à vis des impôts, des taxes, et de l’Europe. Alors qu’une grande partie ne survit que grâce aux subventions et à l’Europe. L’autre partie est pleine aux as grâce aux subventions et à l’Europe. Décidément, c’est ballot (de paille).