Hausse de la CSG 2018 : des retraités maltraités financièrement, ou comment inverser le système de retraite par répartition
Pas moins de 8 millions de retraités seront impactés par la hausse de la CSG de 1.7 point au 1er janvier 2018, sans avoir la possibilité de la déduire de leurs revenus. Cette dernière servirait à financer les baisses de charges promises aux salariés. Une inversion du système de retraite par répartition ? Les retraités devront-ils financer les salariés actifs ?Vous répondez à ce message
Diviser pour régner, c’est une tactique provenant du fond des âges.
Ainsi, les actifs sont persuadés être victimes des retraités, qui se seraient gavés depuis toujours. Oubliées les années de guerre et les années d’après-guerre qui n’ont pas été faciles non plus. On s’indigne que le patrimoine d’un jeune à peine sorti de l’école soit tellement inférieur à celui qui vient de terminer une vie de travail. On oublie que les retraités d’aujourd’hui sont les actifs d’hier, qui finançaient les retraites de leurs ainés.
Les retraités voient bien qu’on va leur tondre la laine sur le dos. Ils savent que leur mobilisation est difficile et qu’ils disposent de peu de moyens de pression. Comme certains lecteurs, ils se retournent contre les actifs, qui vont profiter de ce qu’on leur enlève.
Il est vrai qu’une civilisation qui ne protège plus ses anciens, devenus peu aptes à se défendre eux-mêmes doit s’interroger sur son éthique.
Mais qui ne voit que la situation actuelle est le résultat des politiques menées ces dernières décennies ?
Faut-il vraiment faire systématiquement les poches des plus modestes (comme on l’a vu encore récemment avec les 5 € des APL) ? N’existe-t-il pas d’autres ressources dans l’optimisation ou l’évasion fiscale, qui ont le même objectif ?
Non, puisqu’on a trop malmené fiscalement "les gens qui réussissent" (comprenez ceux qui gagnent beaucoup d’argent, peu importe comment).
Et moi "qui ne suis rien", j’apprends qu’en allant à l’école quand j’étais môme, en allant à l’hôpital quand j’étais malade, en bénéficiant des congés payés, j’ai vécu au-dessus de mes moyens.