Immobilier : baisse des prix en 2020, de -15 jusqu’à -30% ?
De combien vont baisser les prix de l’immobilier en 2020 ? Les notaires annoncent entre -10 et -15%. La bulle immobilière portant sur les logements étant de l’ordre de 15 à 20% à fin 2019, le marché devrait plonger plus largement. Le marché de l’immobilier se prépare à une crise majeure, tous les facteurs aggravants étant réunis : absence de réelles corrections sévères des prix depuis 30 ans, bulle immobilière alimentée par des conditions de crédits désormais révolues, crise économique majeure à venir, retour d’une inflation galopante lors de la reprise de l’activité après la crise sanitaire.
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5 mai 2020, 15:00, par Denis Lapalus
Bonjour,
Vous avez raison. Pour le moment, l’inflation est minime et sans aucun impact sur le marché de l’immobilier. Mais le point était de voir en cas de retour d’une réelle inflation.
L’immobilier n’est plus un réel actif refuge contre l’inflation depuis quelques années. Ce ne serait effectivement pas un souci si les loyers suivaient le niveau de l’inflation. En cas d’inflation, le prix de l’immobilier augmente, mais les loyers suivent dans la même proportion. C’est ce qui figure du reste dans tous les manuels d’économie. Sauf que depuis plus de deux décennies, si les loyers sont sensés suivre l’IRL, basé sur l’inflation, n’oublions pas que plus de 50% de l’immobilier locatif en France est soumis à des plafonds de loyers, sans parler des mesures de contrôles locales de loyers (Paris, Lille, etc.) pouvant être mises en place très rapidement. La loi est en place. Comme en toute situation de marché contrôlé artificiellement, ce marché immobilier peut donc être déséquilibré et être exposé aux risques d’inflation. Il sera aisé à un gouvernement de ne pas augmenter ces plafonds de loyers à la lecture d’une inflation "galopante" (+3%, +4% suffirait) et du coup, les bailleurs prendraient l’inflation à leur charge. Le risque est seulement potentiel, mais il existe.
Bonjour,
Vous avez raison. Pour le moment, l’inflation est minime et sans aucun impact sur le marché de l’immobilier. Mais le point était de voir en cas de retour d’une réelle inflation.
L’immobilier n’est plus un réel actif refuge contre l’inflation depuis quelques années. Ce ne serait effectivement pas un souci si les loyers suivaient le niveau de l’inflation. En cas d’inflation, le prix de l’immobilier augmente, mais les loyers suivent dans la même proportion. C’est ce qui figure du reste dans tous les manuels d’économie. Sauf que depuis plus de deux décennies, si les loyers sont sensés suivre l’IRL, basé sur l’inflation, n’oublions pas que plus de 50% de l’immobilier locatif en France est soumis à des plafonds de loyers, sans parler des mesures de contrôles locales de loyers (Paris, Lille, etc.) pouvant être mises en place très rapidement. La loi est en place. Comme en toute situation de marché contrôlé artificiellement, ce marché immobilier peut donc être déséquilibré et être exposé aux risques d’inflation. Il sera aisé à un gouvernement de ne pas augmenter ces plafonds de loyers à la lecture d’une inflation "galopante" (+3%, +4% suffirait) et du coup, les bailleurs prendraient l’inflation à leur charge. Le risque est seulement potentiel, mais il existe.
Bien à vous