Immobilier : baisse des prix en 2020, de -15 jusqu’à -30% ?
De combien vont baisser les prix de l’immobilier en 2020 ? Les notaires annoncent entre -10 et -15%. La bulle immobilière portant sur les logements étant de l’ordre de 15 à 20% à fin 2019, le marché devrait plonger plus largement. Le marché de l’immobilier se prépare à une crise majeure, tous les facteurs aggravants étant réunis : absence de réelles corrections sévères des prix depuis 30 ans, bulle immobilière alimentée par des conditions de crédits désormais révolues, crise économique majeure à venir, retour d’une inflation galopante lors de la reprise de l’activité après la crise sanitaire.Vous répondez à ce message
Bonjour,A quoi bon vendre lorsque les prix baissent ? A éviter tout simplement de vendre encore plus bas. S’il y a rétention des biens par vendeurs du fait d’une baisse des prix alors cela provoque juste une stagnation des prix car beaucoup de vendeurs ne peuvent/ veulent pas attendre ou craignent une baisse encore plus conséquente. Par contre lorsque les vendeurs attentistes remettent leurs biens sur le marché il s’ajoute aux nouveaux biens qui y apparaissent du fait du flux régulier de vente. Or, comme les vendeurs attentistes remettent le plus souvent en vente leurs biens à peu près en même temps (généralement entre 6 et 9 mois plus tard qu’ils ne l’avaient prévus initialement), alors la surabondance ponctuelle de biens en vente contribue à une reprise de la baisse initiale et relance une nouvelle boucle rétention/baisse. C’est précisément du fait de ces comportements liés à la psychologie des acteurs que l’on constate lors de l’analyse des crises immobilières que les baisses se font souvent par plateaux successifs aux lieu d’être franches et courtes. La seule manière d’échapper, en tant que vendeur à ce processus serait d’attendre sur de très longues période, plusieurs années parfois, et peu veulent ou peuvent le faire.Mais précisons que vendre en pleine baisse n’est pas absolument pas équivalent, comme le suppose le sens commun, à une perte dans la mesure du moins où la vente d’un bien vise à en acheter un autre. Prenons un exemple simple : si vous vendez à 200 K une maison qui valait 5 ans plus tôt 300 K, et que vous rachetez dans la foulée, alors vous pourrez achetez à votre tour à 200 k une maison qui elle aussi vaut à l’instant t un tiers de moins que sa valeur cinq ans plus tôt. Peut-être même, en étant assez rapide et en vendant au début de la baisse, pourrez-vous achetez un bien équivalent moins cher que le prix de vente du votre du fait du décalage de quelques mois entre votre vente et votre achat dans une pente baissière. Dans l’absolu, même si c’est contre-intuitif comme le sont beaucoup de phénomènes économiques, le cours des prix immobilier n’a aucune incidence sur votre pouvoir d’achat réel lorsque vous vendez pour racheter : si vous vendez lorsque les prix sont hauts vous n’êtes pas gagnant puisque vous devrez racheter au plus haut, et lorsque vous vendez au moment où les prix sont bas vous ne perdez rien puisque vous rachèterez à votre tour peu cher. C’est seulement en primo accession où lorsque la vente finance autre chose que de l’immobilier que le cours des prix a de l’importance.Ah ! sinon, pour l’inflation, comme cela a été annoncé par Christine Lagarde, elle sera environ de 0.3 pour 2020 et de 1.3 jusqu’en 2022, soit le plus faible taux d’inflation de l’histoire de la BCE, ce n’est donc pas une variable à prendre en compte pour l’instant dans cette crise.